Journalistes / Chroniqueurs

LaMetropole.com - Daniel Rolland
 
C’est à 5 ans qu’il lit La Presse au voisinage en s’assurant qu’on l’écoute attentivement, sinon il pique une crise. Ça commence bien. L’école l’emmerde ca va de soi, et il trouve son primaire pénible. En secondaire III, il décroche selon ses termes de la fabrique à ignorance. Il en apprenait aux profs, ça ne tournait donc pas rond...

ll fait ses débuts en journalisme au Messager de Verdun à 17 ans avec une rubrique sur le livre. Lecteur compulsif, il lit beaucoup aux toilettes d’où provient le tiers de sa culture générale. A six ans son premier titre demandé en librairie est « Histoire de la diplomatie secrète 1914-1918 » par Jacques de Launay chez Marabout Université. » On comprendra que les filles ne l’intéressent pas beaucoup. Et vice versa.

A 18 ans il entre à la station de radio CKVL comme lecteur de nouvelles. Il se fait remarquer, de sorte que la même année, c’est au tour de la salle des nouvelles de Radio-Canada de le récupérer. Il devait y être à titre temporaire, ça durera 28 années. Comme en communauté. En parallèle il sera un acteur de premier plan sur la scène musicale classique en introduisant chez nous les concerts Sons et Lumières dans les églises; révélant la soprano Claudine Côté lauréate du concours de chant 1988 Luciano Pavarotti; repère et encourage le talent de Natalie Choquette; il publie un livre entretien avec Edgard Fruitier aux éditions Louise Courteau; il organise la première venue en Amérique de l’organiste de Notre-Dame de Paris, Olivier Latry; il met sur la carte des concerts l’église Sant-Jean Baptiste de Montréal et organise durant seize ans à cet endroit le traditionnel concert Gala de la Saint-Jean.


A trop fréquenter les églises il songe un temps à devenir prêtre (avec l’ambition de devenir un Prince de l’Église), mais il a de la difficulté avec le voeu de chasteté et l’hypocrisie. Les filles l’intéressent alors beaucoup (surtout pour leurs formes) et les garçons aussi…(c’est quand les filles ne veulent pas). Paraphrasant l’empereur César il répète comme lui, « je suis l’homme de toutes les femmes et la femme de tous les hommes. »

Difficile à vivre, on vous souhaite à tous qu’il n’ait pas à enquêter sur votre cas. « Je peux être aussi peau de vache qu’une Isabelle Huppert ». C’est tout dire. Vous le reconnaîtrez à ce seul signe, sa garde-robe est si complète qu’il peut se vêtir différemment chaque jour de l’année. Comme il considère la vie comme une sinistre comédie où l’on est débarqué de force, ses habits sont ses tenues de scène. « C’est mon côté superficiel qui m’aide à tenir le coup jusqu’à ce que je sois, et c’est mon rêve, abattu à cent ans par un mari jaloux.