Pour un septième soir d'affilée, des milliers de personnes ont marché dans les rues du centre-ville de Montréal pour protester contre la hausse des frais de scolarité, lundi.
Pendant ce temps, quelques centaines de manifestants ont aussi marché dans les rues de Québec en soirée. Nouveauté: deux manifestations, et non une seule, se sont mises en branle vers 21h00 au lieu de rassemblement habituel, le parc Émilie-Gamelin. La première, une manifestation au flambeau, s'est dirigée vers la rue Berri. La seconde, celle qui avait été organisée par l'entremise d'une page Facebook intitulée "Cr.. de gros carnaval nocturne lundi soir round VII (manif déguisée)", s'est dirigée sur le boulevard René-Lévesque, vers l'ouest.
Cette manifestation se déroulait sous le thème du carnaval où les participants étaient invités à porter masques et costume pour protester contre ce que les organisateurs considèrent du profilage. Mais selon les premières indications, peu de gens avaient répondu à l'invitation de se masquer. Le SPVM a rapporté un premier incident vers 21h15 alors que des pièces pyrotechniques auraient été lancées. Des étudiants ont évoqué la tenue d'une manifestation chaque soir jusqu'au dénouement de l'impasse.
Les deux premières manifestations nocturnes, mardi et mercredi derniers, avaient donné lieu à de la casse et plusieurs dizaines d'arrestations. Depuis ce temps, ces marches ont été plutôt pacifiques. Bien que la police ait parfois déclaré très tôt les manifestations "illégales", celles-ci se poursuivaient dans le calme sous escorte policière. Des étudiants ont fait valoir ces derniers jours que les casseurs n'étaient pas les bienvenus par l'entremise de déclarations sur les réseaux sociaux, de slogans en cours de marche et parfois même de force pour les contenir. D'autres s'interrogeaient toutefois sur les réseaux sociaux sur la pertinence de manifester de façon plus "corsée" pour accroître le rapport de force des étudiants.
Une partie du contingent policier suit aussi de près la marche, dans le but de cibler d'éventuels casseurs. Pour ce "carnaval", la police de Montréal disait ne pas avoir de plans particuliers en fonction du port du masque par des participants. L'administration du maire de Montréal Gérald Tremblay et l'opposition au conseil municipal avaient uni leur voix pour condamner le port de la cagoule lors des manifestations dans la métropole. La Commission de la sécurité publique avait jusqu'à ce lundi pour évaluer les modifications possibles à apporter aux règlements municipaux sur les manifestants masqués. La Ville de Montréal a confirmé lundi que le processus suivait son cours, alors que des recommandations doivent être faites d'ici la fin du mois.
Sur Facebook, il était question lundi d'une seconde marche aux "lampions silencieux", devant prendre une voie distincte pour retrouver le "carnaval" en cours de route.





