Jeudi, 4 mars 2010

DES MANIFESTANTS EN COLÈRE

Une quarantaine de personnes ont investi, mercredi avant-midi, l'édifice où se trouvent les bureaux montréalais du ministère québécois des Transports, afin de réclamer, en vain, une rencontre au sujet des travaux entourant l'échangeur Turcot.

LaMetropole.com / PC
 

Les manifestants souhaitaient faire ainsi pression sur la ministre Julie Boulet, qui n'a toujours rien fait, disent-ils, pour rassurer les quelque 400 personnes visées par de possibles expropriations dans l'ouest du quartier Saint-Henri, à Montréal. En novembre dernier, le Bureau d'audiences publiques sur l'environnement (BAPE) avait demandé à Transports Québec de modifier de grands pans du projet de réfection de l'échangeur, afin d'en atténuer les impacts négatifs sur la population, particulièrement en ce qui a trait aux expropriations.

La commission du BAPE qui avait étudié le projet avait indiqué qu'elle « ne souscrit pas à la volonté du promoteur (Transports Québec) d'acquérir des propriétés résidentielles ». Elle proposait au ministère, qui avait 166 logements dans sa mire, d'examiner plutôt comment faire pour éviter ces acquisitions. L'exercice devait être réalisé en collaboration avec les municipalités de Montréal et de Westmount, selon le BAPE.

De son côté, la Ville de Montréal a récemment affirmé que le scénario qu'elle préconise ne nécessite aucune expropriation. Valérie Simard, du POPIR-Comité Logement, déplore que, malgré cela, on demeure toujours sans nouvelles du ministère. Elle accuse aussi Mme Boulet et son équipe de « travailler à huis clos », alors que le BAPE avait justement jugé que « bâtir des partenariats satisfaisants » est « essentiel à l'intégration harmonieuse des projets de la taille de celui du complexe Turcot ».

« On voulait que la ministre Boulet nous donne au moins une date de rencontre, a déclaré Mme Simard. Les gens en ont assez de vivre avec cette crainte de voir leurs logements être démolis et de devoir quitter leur quartier ». La manifestation de mercredi n'a cependant pas permis à ses organisateurs, dont fait aussi partie le Front d'action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU), d'atteindre son objectif. « Non, il n'y a personne ici qui a voulu négocier avec nous, qui a voulu nous donner un contact, a regretté Valérie Simard. Il n'y a aucun dialogue qui s'est ouvert. En fait, on a plus parlé avec la police qu'avec n'importe qui dans les bureaux ».

Source : CNW

 

Échangeur Turcot : l'urgence d'agir
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Nous connaissons tous la très grande rapidité de Monsieur Tremblay pour prendre des décisions. De plus, notre maire ferait un très mauvais pompier, il ne fait qu'attendre que le feu pogne et qu'il brûle à peu près tout le monde car il ne sait jamais comment l'éteindre.

De plus si vous ajoutez à cela l'inertie d'une Goulet à Québec, celle qui dort dans la voiture pendant que son chauffeur démolit la loi, vous pouvez être certains chers citoyens de Saint-Henri, que lorsque le moment sera venu de démollir ce monstre de béton que vous avez dans votre cour arrière, vous serez les derniers avisés.
Michel - 6 mars 2010
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