Jeudi, 11 février 2010

EXPULSÉS À CAUSE DE LEUR FILLE MALADE?

Rachel Barlagne, 7 ans, est un « fardeau excessif », pour la société canadienne. La fillette souffre d’une paralysie cérébrale. Le statut de résidence permanente a été refusé à sa famille, qui devra avoir quitté le pays avant 2011. À la fin du permis de travail du père, David Barlagne. Le ministère canadien de l’Immigration et de la Citoyenneté en a décidé ainsi. Cette jeune française réside pourtant à Montréal depuis 5 ans avec ses parents, David et Sophie, et sa sœur Lara.

 

Monsieur le Ministre, qu’attendez-vous pour mettre fin à cette injustice?

David Barlagne est un immigrant économique. Lorsqu’il a présenté son projet au diplomate canadien de l’Ambassade de Paris, en France, il n’a pas caché  que sa fille Rachel avait une infirmité motrice cérébrale, un trouble neurologique congénital affectant ses mouvements de façon permanente. David a néanmoins obtenu de l’Ambassade du Canada la promesse qu’il n’y aurait pas de problème pour demander une résidence permanente pour la famille.

Puisqu’il venait au Canada pour apporter plus que pour recevoir! Cet ingénieur informatique a d’ailleurs fondé son entreprise à Montréal. La famille est intégrée. Les Barlagne expliquent que leur vie est désormais au Canada.

Un fonctionnaire fédéral de l’immigration  refuse la résidence permanente de la famille.

Contrairement aux promesses qui avaient été faites par le représentant du gouvernement canadien. Et malgré les engagements de la famille. « Nous nous sommes engagés par écrit, dès le début de la demande de résidence permanente, à assurer financièrement la prise en charge de notre fille Rachel, qui est dans une école spécialisée ». Un vrai gâchis pour le Canada et le Québec, qui cherchent à faire venir des cerveaux capables de créer de la richesse et des emplois.

Deux questions essentielles en Cour fédérale.

Stéphane Minson, un avocat associé du cabinet Joli-Cœur Lacasse à Montréal, est l’avocat de la famille Barlagne. Il a contesté ce refus devant la Cour fédérale. Lors de la prochaine audience du 27 février, le débat portera sur deux questions essentielles. Pouvait-on refuser la résidence permanente après l’avoir promise? Cette expectative légitime est un premier argument. Le fardeau excessif allégué à l’égard du système de santé et de services sociaux canadien est-il justifié? Il s’agit de la seconde question de principe. Alors que David Barlagne assure les coûts de l’école spécialisée et s’est engagé par écrit à assumer toutes les dépenses provoquées par l’état de santé de sa fille.

Aucun moyen ne lui a été opposé sur cette question par le ministère dans son mémoire en Cour fédérale. Il faut aussi que le ministère  puisse justifier la discrimination (le non-droit de demeurer au Canada) autrement que par un fardeau excessif hypothétique. Chaque cas de paralysie cérébrale est en effet différent. En outre, les personnes jeunes atteintes de paralysie cérébrale  peuvent espérer bénéficier d’une scolarisation menant à l’obtention d’un diplôme. Ce qui leur permettrait de détenir, à l’âge adulte, un emploi rémunéré.

La Cour fédérale peut annuler le refus pour absence de motivation et renvoyer la famille devant un autre agent d’immigration. Mais pourquoi faire souffrir une famille de façon aussi injustifiée? Refuser maintenant ce qui avait été promis il y a 5 ans, en l’absence de fausse déclaration, donne un droit moral à la famille Barlagne de bénéficier de la compassion des autorités.  Alors qu’elle crée ici de la richesse! Quelle image donne-t-on du Canada! Comment attirer les élites, dans ces conditions?

Le ministre fédéral Jason Kenney, ministre de l’Immigration et de la Citoyennetém peut retourner la décision immédiatement et clore cette sombre affaire! Monsieur le Ministre, qu’attendez-vous?

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