Samedi, 14 janvier 2012

PROCÈS SHAFIA: LA COURONNE INSTALLE SA THÉORIE SUR LES MEURTRES...

La deuxième épouse de Mohammad Shafia, coaccusée du meurtre de quatre membres de sa famille, a soutenu lundi que si l'une de ses filles avait tenté de s'enlever la vie, ce n'était pas parce qu'elle était profondément malheureuse, mais plutôt en lien avec une histoire de pantalons.

LaMetropole.com / PC
 

Ajourné depuis le 15 décembre dernier, le procès de la famille montréalaise des Shafia a repris lundi, au palais de justice de Kingston, en Ontario, par le témoignage de Tooba Mohammad Yahya. Mme Yahya, âgée de 42 ans, son mari Mohammad ainsi que leur fils Hamed, âgé de 21 ans, doivent répondre de quatre chefs d'accusation de meurtre prémédité. Ils ont tous plaidé non coupable.

Les Shafia sont soupçonnés des meurtres de la première épouse du bigame Mohammad Shafia, Rona Amir Mohammad, âgée de 50 ans, et de leurs trois filles adolescentes : Zainab, âgée de 19 ans, Sahar, âgée de 17 ans, et Geeti, âgée de 13 ans. Les quatre femmes ont été retrouvées mortes en juin 2009 dans l'une des automobiles de la famille Shafia dans une écluse du canal Rideau à Kingston. Les accusés affirment que les quatre femmes sont mortes dans un accident. La Couronne, elle, croit plutôt que la voiture a été poussée dans l'eau pour camoufler quatre crimes dits "d'honneur". Elle allègue notamment que M. Shafia était particulièrement fâché du fait que ses filles aient des petits amis et qu'elles aient rapporté aux autorités leur sentiment d'insécurité à la maison.

La Cour a appris, auprès de la direction de l'école et de la protection de la jeunesse, que Sahar était si malheureuse qu'elle avait tenté de se suicider. Elle aurait subi des pressions pour porter le voile islamique, le hijab, et aurait été ignorée par sa famille. Mme Yahya s'est remémorée lundi la tentative de suicide de sa fille et a affirmé que celle-ci menaçait constamment de passer à l'acte si elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait. Selon l'accusée, Sahar avait brandi la menace parce qu'elle était frustrée que sa soeur ait porté l'un de ses pantalons à une fête.

Rona Amir Mohammad avait toutefois décrit l'incident en des termes différents dans son journal intime, qui sert de preuve dans le procès. La première femme de M. Shafia y écrit qu'en apprenant la nouvelle de la tentative de suicide de Sahar, Mme Yahya avait déclaré: "Elle peut bien aller en enfer. Qu'elle se suicide".

DES PROPOS QUE L'ACCUSÉE

                       A NIÉ CATÉGORIQUEMENT

"Non, je ne dis jamais ce genre de choses. J'étais effrayée et je pleurais", a-t-elle déclaré en dari, sa langue maternelle. Mme Yahya a assuré aux jurés qu'elle s'entendait bien avec l'autre épouse, contrairement à ce que Rona Amir a écrit dans son journal intime. Dans ces écrits, la première épouse indiquait qu'elle était menacée par la deuxième épouse et que son mari la battait. "N'importe qui peut écrire ce qu'il veut", a lancé Mme Yahya. Elle a toutefois reconnu que M. Shafia n'avait plus eu d'autres relations intimes avec sa première épouse après l'avoir mariée, et a affirmé qu'elle ne voyait rien dans leur relation qui laissait croire qu'ils étaient conjoints.

Mme Yahya a par ailleurs éclaté en sanglots lorsqu'elle a décrit la peine qu'avait Rona Amir Mohammad d'être infertile, ce qui a poussé Mohammad Shafia à se remarier. Elle a ajouté avoir confié sa fille Sahar à cette première épouse afin qu'elle l'élève comme sa propre enfant. L'accusée a également insisté sur le fait qu'il n'y avait pas de règles à la maison à propos de ce que ses filles pouvaient ou non porter, et que tous les enfants étaient sujets au même couvre-feu. La Cour a toutefois appris que les filles plus âgées de la famille subissaient ces pressions pour porter le hijab et qu'elles se changeaient quand elles arrivaient à l'école.

Lorsque ses enfants enfreignaient les règles, Mme Yahya tentait de le cacher à son époux, a-t-elle raconté. "Je connaissais son habitude de faire une montagne avec un rien et d'en parler continuellement et en des termes injurieux pendant des semaines." Avant l'ajournement de décembre, le juge Robert Maranger avait demandé aux jurés d'ignorer les journaux, les nouvelles télévisées, la radio, ainsi que les médias sociaux pendant les Fêtes, et de ne pas discuter de l'affaire malgré les rapprochements que suscite cette période.


COUP DE THÉÂTRE JURIDIQUE

Mise à jour le 10 janvier 2012  20:41

Une salle d'audience d'un tribunal de l'est de l'Ontario a été témoin d'un coup de théâtre juridique, mardi, lorsqu'une femme accusée d'un soi-disant quadruple meurtre "d'honneur" a été confrontée à une vidéo semblant contredire son témoignage sous serment. Tooba Yahya, âgée de 42 ans, est l'une des trois membres d'une même famille qui sont tous accusés d'avoir tué leurs trois filles et la deuxième femme de son mari pour une question d'honneur. Depuis lundi, elle témoigne à la barre.

La Couronne allègue que les meurtres ont été précipités par la colère de la famille, en particulier de la part du patriarche, Mohammad Shafia, à propos du fait que ses filles Zainab et Sahar, respectivement âgées de 19 et 17 ans, avaient des petits amis. Les accusés ont plutôt affirmé que Zainab avait été pardonnée et que le père Shafia ne savait même pas que Sahar était en couple avant la mort de celle-ci. Selon le témoignage de Mme Yahya, le mari Shafia, en faisant le ménage le 5 ou le 6 juillet 2009, a découvert un album de photos dans la chambre de sa fille Sahar. L'album contenait des photos d'elle en train d'enlacer son copain.

Au dire de son épouse, il était livide. Il avait également tendance à s'emporter contre la même chose pendant des semaines, et c'est pourquoi, dit-elle, qu'il a été enregistré par la police alors qu'il parlait de ses filles comme des "traîtresses" et des "prostituées". Cette explication, a suggéré l'avocat de la Couronne Gerard Laarhuis, tient pour acquis que le père Shafia a découvert l'album photo de la façon dont Mme Yahya l'a décrite. Pourquoi, lui a-t-il demandé, existe-t-il alors des extraits vidéos d'entrevues média datant des jours précédents où on peut voir son mari parcourant ce même album photo?

"Cela aurait été impossible, puisque vous n'aviez pas fait le ménage", a lancé Me Laarhuis. Après un chassé-croisé avec l'avocat de la Couronne à propos de l'existence possible d'un autre album de photos identique à celui retrouvé supposément retrouvé les 5 ou 6 juillet par son mari, Mme Yahya a émis l'hypothèse que sa fille Sahar aurait pu en acheter deux semblables. "Contenaient-ils des photos identiques?", a demandé Me Laarhuis. L'accusée a répondu que lorsque les gens impriment des photos, ils en font des copies. Me Laarhuis a ensuite demandé s'il existait plusieurs copies de l'album dans la maison, contenant tous des photos de Sahar avec son ami de coeur.

"Si un seul album a fait enrager [votre mari], qu'arriverait-il avec plusieurs?" "Shafia verrait constamment ces photos, a ajouté l'avocat en haussant la voix. Cela le rendrait fou." Alors que la vidéo était diffusée sur des écrans dans la salle d'audience, et qu'on y voyait Shafia montrer des photos de famille aux journalistes, la dernière image, où l'on voit Shafia fermer l'album pour révéler ce qui ressemble à la couverture de l'album photo de Sahar a fait sourciller plusieurs jurés.

L'avocat de la Couronne doit également contre-interroger Mme Yahya concernant son témoignage livré à la police dans lequel est dit que les trois accusés se trouvaient sur les lieux où les victimes ont été retrouvées, le soir de leur disparition. Après son arrestation, elle avait déclaré qu'ils se trouvaient sur les lieux de l'incident, mais qu'elle n'avait entendu qu'un bruit d'eau et s'était évanouie, avant de se réveiller dans un motel. Elle a déclaré mardi qu'il s'agissait d'un mensonge pour protéger son fils en prenant elle-même le blâme parce qu'elle croyait que la police le torturerait.

Mme Yahya, son mari Shafia, âgé de 58 ans, et leur fils Hamed, âgé de 21 ans, sont accusés d'avoir tué les trois filles adolescentes de la famille, ainsi que Rona Amir Mohammad, âgé de 52 ans, la première épouse du mari bigame. 


LA MÈRE CROIT QUE SON FILS

                   A VU LA MORT DE SES SOEURS

Mise à jour le 11 janvier 2012 19:15

Une femme accusée d'avoir tué ses trois filles et l'autre épouse de son mari croit que son fils aîné a aperçu les quatre victimes plonger vers leur mort, mais qu'il n'a pas appelé la police. Pour cette raison, Tooba Yahya dit être "fâchée" contre son fils. La femme de 42 ans témoignait mercredi pour sa propre défense devant un tribunal de Kingston, en Ontario, où elle, son mari Mohammed Shafia et leur fils Hamed doivent répondre de quatre chefs de meurtre prémédité. La Couronne allègue que les décès du 30 juin 2009 étaient des "crimes d'honneur", et que la famille les a maquillés pour qu'ils ressemblent à des accidents.

Les trois accusés ont affirmé depuis le début, lors d'interrogatoires avec des policiers, que les morts avaient probablement été le résultat d'une balade qui a mal tourné, puisque l'aînée des filles, Zainab, avait emprunté les clés de la voiture de ses parents dans un motel de Kingston, en Ontario, vers 2 h du matin. Selon la Couronne, il s'agit là d'une fausse histoire, et que les quatre victimes ont été tuées avant que le reste de la famille n'arrive au motel. Plusieurs mois après leur arrestation, survenue en juillet 2009, Hamed a donné une version différente des faits à un détective privé.

Selon cette nouvelle version, Hamed a vu les quatre femmes monter dans le véhicule au motel, et il a donc sauté dans le VUS familial pour les suivre, inquiets du fait que Zainab ne possédait pas de permis de conduire. Elles ont terminé leur balade à l'entrée d'un canal, où il a malencontreusement embouti l'arrière de leur voiture, a-t-il dit. Il commençait à récupérer les morceaux des phares fracassés lorsque la voiture, tentant d'effectuer un demi-tour, est passée par-dessus la bordure pour tomber dans le canal.

Hamed a affirmé avoir klaxonné une fois pour appeler à l'aide, puis lancé une corde dans l'eau pour voir si quiconque tenterait de la saisir. Ne constatant aucun signe de vie, il est rentré à Montréal et n'a parlé à personne des morts. Ce n'est pas ce que croit la Couronne. Cette nouvelle version, note le procureur, a été avancée après que toutes les preuves policières aient été présentées à l'enquêteur, qui avait fermement commencé à croire en l'innocence de la famille. Mme Yahya a toutefois indiqué à la barre, mercredi, qu'elle la considérait désormais comme un fait.

"Je suis très fâchée contre Hamed et mon coeur saigne", a-t-elle dit. "Il aurait dû me parler de la mort de mes enfants." La Couronne allègue que les éclats de phares, une preuve clé lors du procès, se trouvaient sur le lieu du meurtre présumé parce que la voiture n'était pas tombée doucement dans le canal, mais était restée accrochée sur la bordure, et que le VUS avait été utilisé pour la pousser jusqu'en bas. Mme Yahya en était à son troisième jour de témoignage à la barre, et le contre-interrogatoire mené par l'avocat de la Couronne Gerard Laarhuis doit se poursuivre jeudi. Le procès, qui a débuté le 20 octobre, devrait prendre fin ce mois-ci.

 


LA COURONNE INSTALLE SA THÉORIE

Mise à jour le 13 janvier 2012 18:18

Au procès Shafia, vendredi, la Couronne a laissé entendre que les trois adolescentes et la première épouse de leur père étaient déjà mortes lorsque la voiture dans laquelle leur corps se trouvaient a plongé dans le canal Rideau. Il s'agit de l'indication la plus claire jusqu'ici de la théorie de la Couronne selon laquelle les quatre femmes de la famille Shafia ont été victimes d'un crime "d'honneur".

Le procureur Gerard Laarhuis a soutenu vendredi devant la cour que le plan a dérapé lorsque la Nissan transportant les quatre corps est restée coincée sur la bordure de béton de l'écluse. Selon lui, les accusés ont donc d utiliser la Lexus familiale pour pousser l'autre voiture dans l'eau, abîmant un phare et laissant des débris sur le sol. Ces morceaux de phare, notamment, ont mis la puce à l'oreille des policiers et les ont poussés à soupçonner qu'il ne s'agissait pas d'un accident, selon ce qui a été raconté à la cour vendredi.

Tooba Yahya, âgée de 42 ans, son mari Mohammad Shafia, âgé de 58 ans, et leur fils Hamed, âgé de 21 ans, ont tous trois plaidé non coupable à quatre accusations de meurtre prémédité. lls sont accusés d'avoir assassiné les soeurs Zainab, âgée de 19 ans, Sahar, âgée de 17 ans, et Geeti, âgée de 13 ans, ainsi que la première épouse de M. Shafia, Rona Amir Mohammad, âgée de 52 ans, dans le but de "restaurer" l'honneur de la famille. Les quatre corps ont été découverts le 30 juin 2009 à l'intérieur d'une voiture submergée dans une écluse du canal Rideau à Kingston, en Ontario. Les Shafia rentraient alors à Montréal après un voyage à Niagara Falls.

Mme Yahya a commencé à témoigner pour sa propre défense lundi, et a passé toute la semaine à la barre des témoins, surtout contre-interrogée par Me Laarhuis. Le procureur de la Couronne a indiqué, lors de la suspension de la séance vendredi après-midi, qu'il aurait encore des questions à lui poser pendant deux heures lundi.

UNE ''FAMILLE HONNÊTE''

Quand Me Laarhuis a commencé à décrire à l'accusée, en détails, les événements de la nuit fatidique telles que la Couronne prétend qu'ils se sont déroulés, le comportement de Mme Yahya a subitement changé. Elle s'est recroquevillée à la barre des témoins, niant toute l'histoire en répétant: "non, jamais", jusqu'à ce que le procureur décrive la Lexus poussant la Nissan dans l'eau, puis Hamed ramassant les débris de phare, en en laissant quelques-uns derrière lui. "Non, monsieur!", a dit en se redressant Mme Yahya, par l'entremise de l'interprète. "Nous sommes une famille honnête. Nous ne commettrions jamais ce genre de crime. Ne me dites jamais le contraire. Je suis une mère; si vous étiez une mère, vous sauriez ce que le coeur d'une mère éprouve pour son enfant (...) Ne me dites jamais que j'ai tué mes enfants, jamais!"

Me Laarhuis a soutenu que quelqu'un _ Mme Yahya, M. Shafia ou le jeune Hamed _ a garé la Nissan avec "les corps" à l'intérieur près du canal, et s'est penché à l'intérieur pour passer la première vitesse afin que la voiture plonge dans l'écluse par elle-même. Il a ensuite souligné un passage "intéressant" dans l'interrogatoire de Mme Yahya après son arrestation, lorsqu'elle a dit aux policiers que les trois accusés se trouvaient près du canal ce soir-là, mais qu'elle ne se sentait pas bien et ne savait pas ce qui s'était passé. "Si j'avais été éveillée et qu'ils s'efforçaient d'immerger (les corps), je l'aurais su", disait-elle dans son interrogatoire du 22 juillet 2009.

Or, l'idée que quelqu'un "s'efforçait d'immerger" les quatre corps a été soulevée pour la première fois à l'interrogatoire par Mme Yahya, et non par le policier, a souligné l'avocat de la Couronne. "Vous avez dit cela parce que vous vous souveniez que cette nuit-là, quelqu'un s'efforçait d'immerger les corps", a-t-il dit. La famille maintient que la nuit en question, ils étaient fatigués d'avoir conduit de Niagara Falls en direction de Montréal et, ayant quitté leur point de départ vers 20h, se sont arrêtés pour la nuit à Kingston, aux environs de 1h30 ou 2h. Peu après être arrivée au motel, Zainab serait allée à la chambre de ses parents pour emprunter les clés de la voiture afin d'y récupérer ses effets. Il s'agirait de la dernière fois où elle et les autres personnes décédées auraient été vues par la famille. Zainab doit les avoir emmenées dans une balade qui a mal tourné, affirme la famille.

La Couronne allègue plutôt que les trois soeurs et la femme qui était comme leur mère ne sont jamais arrivées au motel ce soir-là. Shafia et Hamed ont réservé des chambres au motel, y ont laissé leurs enfants survivants, puis sont retournés aux écluses de Kingston Mills, où Mme Yahya attendait avec la Nissan où se trouvaient les quatre personnes qui mourraient prochainement, a laissé entendre Me Laarhuis vendredi. "Le plan était que quelqu'un conduise la Nissan jusque sur le bord du canal, car vous aviez besoin d'un endroit où la voiture tomberait en ligne droite et serait immergée", a-t-il lancé à la mère accusée.

"Cela ne pouvait pas être un endroit où la voiture aurait pu être aperçue en train de se diriger dans un lac, ou quelque chose du genre, a-t-il poursuivi. Le véhicule devait tomber et se trouver directement sous l'eau, et c'est entre autres pour cela que vous avez laissé la fourgonnette à la maison et acheté une nouvelle voiture un jour seulement avant ce voyage. Vous vouliez une voiture qui était plus petite et moins chère." Mme Yahya s'est objectée à cette hypothèse.

L'accusée, son fils ou son mari ont pris la Nissan avec les corps à l'intérieur et l'ont positionnée en face des écluses où la voiture serait retrouvée le lendemain matin, a dit Me Laarhuis. "L'un d'entre vous a tendu le bras à travers la fenêtre abaissée et enclenché la première vitesse en pensant que la Nissan aurait assez d'élan pour tomber dans l'eau", a-t-il déclaré à Mme Yahya. "Ce à quoi aucun d'entre vous ne s'attendait, ce qui ne faisait pas partie du plan, est le fait que la Nissan resterait coincée."

MME YAHYA A MANIFESTÉ SON DÉSACCORD

La Nissan était alors en équilibre sur la bordure du canal, les corps à l'intérieur, selon l'avocat de la Couronne. L'un des trois accusés a ensuite approché la Lexus derrière la Nissan et l'a emboutie, causant les dommages retrouvés à la fois sur l'arrière de la Nissan et à l'avant de la Lexus, et causant la chute des lettres "S" et "E" de la Nissan Sentra à proximité des écluses, où elles ont été trouvées par les policiers le lendemain matin, a ajouté Me Laarhuis. Le plan avait toujours été d'aller voir la police le lendemain matin et de signaler les quatre disparitions, mais ils ne pouvaient pas vraiment faire cela dans la Lexus endommagée, alors Hamed est rentré de nuit à Montréal pour revenir avec la fourgonnette sans dégâts, a-t-il poursuivi.

Alors qu'il était à Montréal, Hamed a foncé dans un poteau situé dans un stationnement d'épicerie pour simuler les dommages à la Lexus, selon ce qu'a appris la Cour.

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Je ne crois pas le moins du monde Mme Yahya. Pourquoi Rona Amir aurait-elle menti dans un journal intime de toute façon?
Stéphanie - 10 janvier 2012
En bonne autruche que nous sommes, nous tolérons que la gangrène s`installe dans notre société moderne et le jour qu`on va se réveiller et décider qu`assez c`est assez, c`est bien plus que la jambe qu`on va perdre… juste a regardez ce qui se passe en Angleterre, ils ont 10 "d`avance" sur nous.
Philippe - 11 janvier 2012
Le sourire en coin de la coaccusée en dit long...
Lucas - 11 janvier 2012
Les moeurs de ces gens sont innaceptable dans notre société. À nous de faire respecter nos lois et notre culture. Combien de procès honéreux aurons-nous à payer, avec nos taxes, avant de comprendre que nous devons mettre nos limites au p.c. ! ?
Pauline - 11 janvier 2012
Sa ment comme sa respire....

Les religions fanatiques je suis put capable!

La Nasa devrait tous les envoyés sur une exo-planètes, et qui s'entretuent entre eux ont s'en criss!

Ont vivrai surement dans un monde meilleur!
Tiger - 12 janvier 2012
C'est bête à dire, mais le mensonge est un mode de vie pour les Arabes. N'importe quoi pour se sortir du pétrin. Le pire, c'est qu'ils se croient et qu'ils nous prennent pour des valises. Même si tous ne sont pas des meurtriers en puissance, je ne leur fais pas confiance. Jamais. Ils n'ont pas la même définition de la morale que nous. Je suis particulièrement outrée que tout cet argent soit gaspillé de cette façon.
Quatorze - 13 janvier 2012
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