Photo : Peter CoxAvec tambours et trompettes, la Société de transport de Montréal a annoncé comme grande nouveauté que sur 31 lignes d’autobus, il y aurait des passages aux dix minutes. Du gros réchauffé, à en croire notre blogueur de choc.
J’ai toujours identifié les initiales de la STM comme étant Société de Transport de Merde. Et encore une fois, cette administration de patachon agite les grands bras en annonçant toute une nouveauté, à savoir que sur une trentaine de lignes d’autobus, il y aurait des fréquences de dix minutes seulement. Bien voyons donc. Quiconque a du poil au menton se souvient qu’avant l’avènement du métro, toutes les lignes d’autobus étaient opérées de la sorte. Même mieux, aux cinq minutes. Plus, on n’attendait jamais sur les lignes les plus fréquentées.
J’ai toujours vécu en grande partie à Verdun. Quand j’étais haut de même, je me souviens que les autobus qui roulaient sur l’avenue Verdun, pour ne nommer que celle-là, qui pourtant n’était pas, et n’est pas encore, une ligne achalandée, eh bien les autobus étaient cordés à la queue leu leu. Tu n’attendais jamais un autobus! C’aurait été de la science-fiction. Avec l’arrivée du métro, on s’est senti dans l’obligation de couper partout, puisqu’on se disait que le réseau souterrain faisait en quelque sorte compétition avec les autobus.
DU TEMPS OÙ LES CHAUFFEURS TRAVAILLAIENT
Et mes amis, ce n’était pas les chauffeurs arrogants que l’on connaît maintenant et dont a appris récemment que certains vont se chercher avec le temps supplémentaire jusqu’à 133 000 $ par année! C’est des cennes, ça. Pendant des décennies, les chauffeurs donnaient la monnaie et poinçonnaient les correspondances. On bossait sur un joli temps. Maintenant, ils ont de la misère à faire leurs arrêts et à ouvrir les portes.
UNE MISE EN SCÈNE COÛTEUSE

L’annonce de ce « nouveau » service aux dix minutes a fait l’objet d’un point de presse où le président du conseil d’administration de la STM, Michel Labrecque, faisait son rigolo en montrant les dix doigts de ses mains, écartées comme s’il venait de proclamer la trouvaille du siècle. Et ça coûte des sous, ces niaiseries de conférences de presse. On a produit pour l’occasion des gadgets promotionnels et tout un petit décorum pour la circonstance. Quand je dis que l’ardoise a du être salée, c’est que la STM, dans ces moments-là, lance son argent par les fenêtres. J’en sais quelque chose. Permettez-moi de raconter encore une anecdote tirée de ma vie, comme vous semblez les aimer tant.
J’ÉTAIS M. GUIMARD
Ça se passait il y a quelques années. La STM voulait signaler la fin des travaux de restauration des enluminures Guimard en fer forgé qui surplombent l’édicule de la station de métro Square Victoria, comme on en voit au-dessus des stations de métro à Paris. La décoration en question avait été offerte par la RATP (Société des transports parisiens) et la ville de Paris à la ville de Montréal, à l’occasion de l’Exposition universelle de 1967. Comme ça se passe toujours ensuite, l’intérêt pour la bébelle s’étant émoussée, on l’avait laissé là, exposée aux intempéries québécoises.
Conséquence, la rouille avait fini par ronger le métal. Bref, on restaura à grands frais. Et pour marquer le tout, on organisa une réception. Pour que tout soit au point, on avait embauché une firme de relations publiques, alors que la STM a le sien. La directrice de l’agence extérieure m’avait demandé d’incarner M. Guimard, qui a laissé son nom à ces enseignes comme créateur éminent en Art nouveau. Il fallait bien faire les choses. Imaginez, la présidente de la RATP était venue spécialement pour l’occasion.
Donc on m’amène chez le costumier faire l’essai de redingote, haut de forme, moustache postiche. Tout le toutim. J’avais juste un petit boniment à faire de quinze minutes! Et tenez-vous bien, j’ai touché un cachet de 800 $. Qu’est-ce que j’avais à me plaindre. Et je l’ai empoché avec plaisir. Je pense qu’avec ce pactole, je m’étais acheté une copie d’un meuble d’époque chez Bombay. Une réception suivit, avec la boustifaille d’usage. Je n’ai jamais su comment ce cérémonial ubuesque a pu coûter, mais j’ai certainement été indirectement la cause de l’augmentation des tarifs cette année là.
POUR CES FAMEUSES DIX MINUTES…
Alors imaginez, par déduction et inflation aidant, ce que le point de presse de M. Labrecque a dû coûter. Vous seriez sans doute indignés. Cher M. Labrecque, au lieu de remettre à la mode une idée d’il y a un demi-siècle, commencez donc par vous occuper de choses sérieuses. D’abord de cesser de chicoter sur le contrat de construction des nouvelles rames de métro, qui est entrain de provoquer la ruine de l’usine Bombardier à la Pocatière. Mais surtout, je veux évoquer ici une horreur que tous les usagers du métro vivent au quotidien.
RAMES DE MÉTRO INSALUBRES
Nous avons été éprouvés, cet été, par des journées de canicule. Et particulièrement quand nous nous sommes retrouvés entassés dans les wagons par une chaleur accablante. J’ai vu des passagers s’étirer le cou pour chercher de l’air. C’était absolument malsain. On dégoulinait de toutes parts. C’est dans ces moments là, que j’observais une minute de silence pour tous ces juifs que l’on conduisait à Auschwitz, dans des wagons plombés sans aucun oxygène. Si ma chemise était au sec à Angrignon, elle se trouvait toute mouillée à Saint-Laurent.
Et dire qu’il y a des spécialistes en santé publique dans les CLSC et au Ministère de la santé. Personne n’a pensé à dénoncer ces conditions infectes. Je comprends qu’aux salaires qu’ils gagnent, ils roulent en voiture climatisée. Un spécialiste en santé, mes pauvres petits lecteurs, ça gagne pas moins de 45 $ dollars de l’heure. Tu peux t’offrir une BMW et les paiements ne te font pas peur. C’est vrai, aussi, il n’y a pas de vaccins payants à vendre… Ne venez pas me dire que la technologie ne permet pas de mieux ventiler l’intérieur des wagons.
Et l’hiver c’est la même chose, parqués comme des sardines avec notre gros manteau de laine, notre foulard et dessous le gros manteau, trois pelures, quatre pour les vieillards qui n’ont plus de gras. Là non plus, je ne comprends pas l’absence d’aération. Vous allez me dire que si l’haleine du bœuf et de l’âne ont réussi à réchauffer Jésus dans la crèche, le nôtre peut tout aussi bien faire l’affaire. Dites donc, à la STM, avez-vous toujours de vieilles idées de même?







Vous avez totalement raison. Tout ce tralala pour si peu!
C'est épouvantable de voir comment les priorités ne sont pas mises au bon endroit.
Jojo
Alain H.
Ousmane
Le président du conseil de la STM. M. Labrecque était directeur général et élu. Quand il a été défait aux dernières élections municipales, c'est son copain M. le maire qui a trouvé l'astuce de le placer président du c.a. Pire, n'étant même plus un élu, il ne doit de compte à personne.
Henri le râleur
Je retiens surtout de votre commentaire la chaleur incommodante, à la limite de l'extrême dans le métro. Je vois des gens âgés vraiment indisposés. Ca n'a pas de maudit bon sens.
Reynald
Un gros ballon qui se dégongle sous votre plume assassine. Je vous lis religieusement et ne manquerais aucune chronique pour tout l'or du monde. Que ça fait du bien de voir quelqu'un qui s'exprime sous l'emprise du bon sens.
Giovanna
C'est inadmissible d'attendre des autobus aux demi-heures. Quelquefois on a des paquets. L'hiver il faut les porter à bouts de bras, car ce ne sont pas tous les arrêts qui ont des cabanons. On devrait avoir au moins des autobus aux quinze minutes sur l'ensemble du réseau de surface.
Ici l'espace est trop court, mais un chauffeur m'a raconté toutes sortes d'histoires qui se passent au niveau de la gestion de la STM. Personne ne parle de peur d'être ennuyé ou de perdre sa job en or massif.
Yael
Ubald
Je ne vous parle pas des autobus qui arrivent trois minutes avant leur temps. Nous passagers on ingore. On arrive à l'arrêt pour être obligé de se taper une autre demi-heure d'attente. Occupez-vous donc de ça M. Labrecque au lieu de votre performance pathétique en conférence de presse.
Wilfrid
Ian Doyon
Édouard
La STM n'a jamais su gérer adéquatement les deniers publics. Et on en a encore une preuve éclatante.
Francine
Notre métro est vétuste, les interruptions et les ralentissements fréquents. Et qu'est-ce qu'il fait le président ? De nous annoncer un service aux dix minutes qui comme vous le dites est une bien vieille idée. Au lieu de s'occuper des vraies affaires.
Solange
Et il faut voir comment les chauffeurs ont de la misère à vous donner des renseigements. La grande majorité ne connaissent jamais les trajets. J'en ai même vu un, sur une nouvelle ligne, demander à un passager à quel endroit tourner.
Justine
Outré
Tonio
C'est une société vraiment névrosée.
Paul
Un gros pétard mouillé
Suzanne R.
Là comme ailleurs si on cessait ce gaspillage éhonté il y aurait beaucoup plus d'argent dans les coffres et on ne serait pas obligé d'augmenter chaque année les tarifs.
Gogo
Je me rappelle qu'en même temps que les autobus il y avait les p'tits chars, les tramways, qu'on veut ramener. Encore une vieille bonne idée qu'on veut exploiter à nouveau. Ca roulait en grande à l'époque. Aujourd'hui, c'est sèche au coin de rue et ça nous coûte une fortune. Faut dire que les chauffeurs sont des nantis qu'il faut engraisser.
Benoît D.
Conradf.
Je men demande pourquoi on met des horaires après les poteaux quand on ne les respecte pas.
De plus, la Society de Trance-port de Montrwéal (en anglais à Montréal y parait) engage des inspecteurs qui se prennent pour la police.
Relativement nouvelle venue dans le domaine lucratif des contraventions frauduleuses, la STM (Société de Téteux Machiavéliques) se met à arrêter ses clients à l'aide d'agents de sécurité qui n'ont pas pu passer le test de quotient intellectuel de Nicolet et/ou à se financer en copiant les formulaires de financement de l'autre service des fraudes (contraventions) de la ville et de la police pour faire peur aux usagers ignorants des vraies Lois et pauvres de tous les abus des diverses taxes supposément volontaires.
Je veux uniquement payer pour un service de transport.
Je ne veux pas payer pour :
les passes électroniques qui accumulent de l'information sur mes achats,
les 8 caméras de chaques autobus allongés,
les 24 caméras de Berri-UQUAM et
toutes les autres espionnes audio-visuelles qui SERONT défectueuses
si un faux attentat tétéroriste pré-organisé venait qu'à survenir
tel celui du 7 Juillet 2005 à Londres.
L'usager de la STM est la dernière préoccupation de celle-ci. A la STM ils ont tous des gros salaires de haut en bas de l'échelle et vivent comme dans une chasse-gardée inattaquable. Les chauffeurs ont la même mentalité de Teamster du temps de Jimmy Hoffa. Qui sont grossiers trop souvent avec les clientèle, genre fais-la ta plainte et dégage!
Gino
Comme nous sommes dans un pays nordique il devrait y avoir des cabanons à tous les coins de rue et chauffés par un procédé de capteurs solaires.
On est les dindons de la farce.
Sur les nombreuses lignes passablement achalandées dont le service était aux 20-30 minutes, le service 10-MAX est très bien accueilli.
On parle également des boîtes électroniques dans les bus qui ne sont pas parfaites. N'est-ce pas comparable aux guichets automatiques qui sont en panne justement au moment où vous avez un urgent besoin d'argent? C'est ça l'électronique! Mais combien de millions par année sont récupérés en éliminant la quantité inimaginable de fraudes!
Venons-en finalement aux chauffeurs. Il est vrai que parfois un chauffeur n'a pas l'air très sympathique et que nous avons l'impression de le déranger lorsque nous montons dans le bus. Avouez quand même qu'il ne s'agit là que d'une très faible minorité et qu'en général les chauffeurs sont souriants et accueillants. Faites le test, la prochaine fois que vous serez dans un bus, soyez attentifs à ce qui se passe et vous verrez que très souvent l'attitude du chauffeur dépend en très grande partie de l'attitude des passagers.
Oui, certains chauffeurs sont bêtes.
Oui, il y a beau beaucoup de supplémentaires.
Pour la défense des chauffeurs il n'ont pas beaucoup de temps, la logistique fait défaut. Ils veulent faire un bon service avec un nombre limité d'autobus. Un exemple parmi tant d'autres :
Souvent le chauffeur doit partir de la ligne 32 lacordaire sur léger-Lacordaire et se replacé à Laurier-Pie-IX pour faire la 27 St-Joseph et il n'a que 18 minutes ce qui est totalement impossible avec les feux rouges, la limites de vitesse, la congestion automobile (Oui, les autobus doivent passer dans les même bouchons que les automobiliste et souvent ils n'ont pas de voies réservées).
Soit le chauffeur se replace, il n'aura pas de service pour les gens qui attendent ou le chauffeur se présente en retard en risquant sa propre sécurité...
En passant, Il engage énormément à la STM, si vous êtes M.Rolland ou autre personne, postulez.
Il vous faut un secondaire V, un permis classe 2 ( que vous payez de votre poche, environ $3000 et 50% de déduction d'impôt). Votre première paie, en formation sera d'un très gros $9 dollars de l'heure.
Faites-tout pour garder un deuxième travaille à ce salaire-là. Ce que la majorité des nouveaux chauffeurs font. Lorsque vous travaillerez régulier vous gagneriez $21 dollars de l'heure. Ce qui est très bien! Mais est-ce tant que ça, Car avant le salaire était de $24 dollars de l'heure, donc une baisse de $3 dollars de l'heure.
Et les uniformes, les chauffeurs devront les payer en bonne partie, bientôt! Donc bonne nouvelle pour ceux qui trouvent les chauffeurs trop payer.
Pour le supplémentaire, c'est parce que ils ne le font fait pas, il n'aurait pas de service. C'est purement volontaire et c'est la STM qui l'offre et non pas tout les chauffeurs qui courent après ça.
Là vous allez dire que je suis chauffeur, peut-être , peut-être pas. Mon cousin a passé par là et très satisfait de son travail. Mais , moi comme chauffeur de camion je gagne plus en supplémentaire et autant en régulier pour le privé.
M.Rolland ou ceux qui critiquent les chauffeurs, accompagné donc un chauffeur d'autobus sur son horaire complet, peut-être même la nuit ou la fin de semaine. Je dis la même chose à mes clients de passer une journée entière avec moi pour qu'ils sachent pourquoi je suis en retard dans mes livraisons.
Mais c'est drôle personne ne veut le faire!!!