Le maire de Montréal, Gérald Tremblay, a sommé mercredi l'ancien chef de police Jacques Duchesneau de se rétracter et de s'excuser, dans la foulée de propos rapportés par le quotidien The Gazette.
L'ancien directeur de
l'Unité anti-collusion aurait déclaré au quotidien montréalais qu'on ne devrait
même pas acheter un vélo usagé du maire, et que M. Tremblay peut bien aller
chez le diable. Le maire de Montréal a estimé que ces attaques sont inacceptables et indignes.
Une représentante du maire, Martine Painchaud, n'a pas été en mesure d'indiquer
quels recours M. Tremblay pourrait adopter si jamais M. Duchesneau refuse de
lui présenter les excuses demandées. Le maire a aussi profité de l'occasion pour répéter que M. Duchesneau ne l'a
jamais mis en garde,
comme il le prétend, contre certains membres de son entourage. Dans un communiqué émis mercredi, M. Tremblay demande à M. Duchesneau d'identifier, dans les meilleurs délais, ces individus. M. Tremblay affirme qu'il aurait agi si M. Duchesneau lui avait bel et bien transmis ces informations. Le maire se demande aussi pourquoi M. Duchesneau n'a pas nommé les individus en question lors de son témoignage devant la Commission Charbonneau. Mme Painchaud a précisé que la demande de rétractation formulée mercredi par le maire ne porte pas sur ces allégations de M. Duchesneau, mais uniquement sur les propos rapportés par The Gazette.
comme il le prétend, contre certains membres de son entourage. Dans un communiqué émis mercredi, M. Tremblay demande à M. Duchesneau d'identifier, dans les meilleurs délais, ces individus. M. Tremblay affirme qu'il aurait agi si M. Duchesneau lui avait bel et bien transmis ces informations. Le maire se demande aussi pourquoi M. Duchesneau n'a pas nommé les individus en question lors de son témoignage devant la Commission Charbonneau. Mme Painchaud a précisé que la demande de rétractation formulée mercredi par le maire ne porte pas sur ces allégations de M. Duchesneau, mais uniquement sur les propos rapportés par The Gazette.
Samedi, M. Tremblay avait reconnu avoir rencontré M. Duchesneau en juillet 2009 pour parler des allégations de corruption et collusion qui circulaient dans le monde de la construction, tout en réfutant que des noms précis lui aient été fournis. M. Duchesneau avait brigué la mairie de Montréal en 1998, mais avait été battu par Pierre Bourque. Celui-ci a ensuite été défait par Gérald Tremblay en 2001.







Avant les élections, un proche de Charest sera-t-il accusé par Marteau ?
et
Ce que Gérald Tremblay devrait accepter de Jacques Duchesneau
Jean Charest dirait comme Gérald Tremblay qu'il ne savait rien si quelqu'un qui a fait partie de son entourage politique immédiat était détenu pour enquête ou arrêté par l'escouade Marteau.
Est-ce que Robert Lafrenière de l'UPAC serait suffisamment indépendant du gouvernement pour, avant les prochaines élections, mettre toutes les ressources possibles pour blanchir ou incriminer cette personne ?
Sans attendre la reprise de la Commission Charbonneau, Jacques Duchesneau doit communiquer à l'escouade Marteau les allégations et les noms de magouilleurs qu'il a reçu concernant l'entourage de Jean Charest et de Gérald Tremblay.
Il faut demander à Jacques Duchesneau pourquoi il refuserait d'ainsi collaborer avec l'escouade Marteau ?
Jacques Duchesneau pourrait répondre qu'il préfère la Commission Charbonneau. Il faudrait lui répondre que cette commission ne l'écoutera pas si ce n'est pas en lien avec le domaine de la construction. (Relisez le mandat de la CEIC.)
Si l'escouade Marteau dit, qu'avec les ressources qu'elle a présentement, qu'elle ne pourra pas terminer son enquête avant les élections, est-ce que la population veut que Jean Charest soit élu et qu'il démissionne peu après, lorsque Marteau aura terminé son enquête ?
Quelqu'un, (journaliste ou politicien de l'opposition,) pourrait-il demander à Jean Charest s'il prendrait ses responsabilités en démissionnant s'il était placé dans la situation de Gérald Tremblay où des gens de son entourage se font arrêter ?
La question, qui devrait être posée aussi à Marois et Legault, pourrait être la suivante:
Est-ce qu'un premier ministre ou un maire devrait démissionner si son entourage lui a caché un stratagème de corruption ?
Si, par exemple, un ministre cache à son patron l'existence d'un stratagème de corruption dans son ministère, nous pensons que le premier ministre doit démissionner.
Si, par exemple, un directeur de service cache au maire l'existence d'un stratagème de corruption dans son service, nous pensons que le maire doit démissionner.
Dans le cas du maire Gérald Tremblay, il faudrait, par exemple, qu'il y ait enquête pour savoir ce que le directeur Daniel Malo savait sur ce qui se passait au service informatique de la Ville avant 2009. Un DG mis de côté par le maire, Claude Léger, a dit que rien ne pouvait être reproché au directeur Daniel Malo qui a pris sa retraite dans des circonstances troublantes.
Pourtant, les encadrements administratifs en vigueur étaient clairs sur la responsabilité des directeurs de service de la Ville de Montréal.
Comment le maire Gérald Tremblay peut nier sa responsabilité quand il a écarté, remercié, congédié, mis à la retraite, etc. tant de hauts-fonctionnaires, de directeurs, de DG, d'attachés de presse, de chefs de cabinet, de collaborateurs proches, etc. ?
Gérald Tremblay doit démissionner parce qu'il a choisit des personnes qui ne lui ont pas dit les magouilles qu'elles connaissaient. Le fait que le maire a agit lorsqu'il a connu certaines de ces magouilles ne change rien à sa responsabilité.
Le maire Tremblay cache le fait que des centaines de personnes à la Ville connaissent, dans certains cas, depuis des dizaines d'années, plusieurs magouilles qui n'ont pas toutes été rendues publiques.
Gérald Tremblay et Frank Zampino ont fait faire un code d'éthique menaçant même de congédiement des employés qui révèleraient ces magouilles.
Gérald Tremblay se donne comme défense qu'il a agit lorsqu'il a sû. Mais il doit démissionner parce qu'il ne s'est pas arrangé pour être au courant des magouilles qui n'étaient pas si cachées pour la plupart.
La loi des Cités et Villes, article 52, première phrase, dit clairement que c'est la responsabilité du maire de dépister les magouilles:
« 52. Le maire exerce le droit de surveillance, d'investigation et de contrôle sur tous les départements et les fonctionnaires ou employés de la municipalité, et voit spécialement à ce que les revenus de la municipalité soient perçus et dépensés suivant la loi, et à ce que les dispositions de la loi, les règlements et les ordonnances du conseil soient fidèlement et impartialement mis à exécution.»
La faute du maire c'est d'avoir délégué ses responsabilités à des gens d'un pallier hierarchique sous lui sans vérifier si ces gens et si les directeurs de service lui disaient toute la vérité sur les magouilles.
Le maire Gérald Tremblay n'a pas besoin que Jacques Duchesneau lui donne des noms de magouilleurs à la Ville. Le maire doit prendre les moyens pour se mettre à l'écoute de tous les fonctionnaires qui lui donneront non seulement des noms mais aussi lui décriront les stratagèmes de corruption utilisés. Pour ce faire, il a justement besoin de Jacques Duchesneau pour faire à la Ville une enquête style Duchesneau, c.-à.-d. comme celle faite au Ministère des Transports.
Jeudi le 28 juin Gérald Tremblay a dit qu'il ne veut pas de chicane avec Jacques Duchesneau et que Duchesneau et lui devraient être des alliés.
On peut penser que l'opposition à l'Hôtel-de-Ville serait d'accord que Duchesneau fasse cette enquête à la Ville en autant que ça ne porte pas que sur le domaine de la construction.
Pour prouver sa bonne foi, Gérald Tremblay devrait donner carte blanche à Jacques Duchesneau pour cette enquête.
La chef de l'opposition, Louise Harel, va demander que le Conseil Municipal rencontre Jacques Duchesneau. Encore là, le maire Tremblay aurait avantage à accepter s'il veut montrer qu'il veut combattre la corruption tout autant que Jacques Duchesneau.