Samedi, 6 mars 2010

UN CLIENT D'AIR TRANSAT EST DÉBOUTÉ

Un résident de Westmount, qui accusait la compagnie Air Transat de ne pas lui avoir fourni des soins médicaux appropriés pendant un vol, a été débouté en Cour des petites créances, mardi dernier. Son malaise? Un saignement tout aussi soudain que mystérieux dans la région de l’entrejambe. Le curieux incident est survenu le 15 février 2008, au beau milieu d’un vol en partance de Montréal et à destination de Puerto Vallarta, au Mexique.

LaMetropole.com
 
Marcel Côté était confortablement assis en classe affaires lorsqu’une heure après le décollage, pour une raison inconnue, il éprouve un malaise et se rend d’urgence aux toilettes. Sur place, il remarque qu’il est taché de sang. Paniqué, M. Côté demande l’aide d’une agente de bord, qui accourt aussitôt. Quand le passager constate que sa sauveuse est une femme, il exige de recevoir l’assistance d’un agent de bord masculin, puisque le saignement en question semble provenir de ses parties génitales.

L’agent en question se rend donc auprès de M. Côté. Celui-ci lui demande s’il veut bien l’examiner de plus près afin de déterminer la nature exacte du problème. L’employé refuse net et lui remet plutôt des papiers absorbants. Le voyageur, outré et angoissé, manifeste ensuite son désir d’être vu par un médecin. Les membres d’équipage lui répondent qu’ils en contacteront un si le malaise est très sérieux, avant de lui remettre des serviettes hygiéniques.

Le verdict tombe

Une fois arrivé à Puerto Vallarta, trois heures plus tard, M. Côté rencontre une dame de Tours Mont-Royal, qu’il connaît bien pour avoir fait appel aux services de cette agence à quelques reprises. Informée de la situation, cette dernière appelle un taxi pour amener l’homme à l’hôpital. Ses souhaits seront finalement exaucés et il sera évalué par un médecin. Le diagnostic est formel : Marcel Côté souffre d’une rupture d’une veine au niveau du scrotum. Trois points de suture seront nécessaires pour soigner la blessure.

Ce qui devait être un séjour paradisiaque dans le Sud avec son conjoint est finalement devenu un cauchemar pour M. Côté, qui prétend que ses vacances ont été gâchées et qu’il a vécu dans l’anxiété durant tout le vol, allant même jusqu’à craindre pour sa vie. Furieux, le vacancier éploré décide de poursuivre Air Transat et les employés présents dans l’avion ce jour-là. Il les accuse de ne pas lui avoir fourni une aide médicale appropriée, tout en exigeant des indemnités totalisant 8000 $ pour le tourment causé.

Cuisant revers

M. Côté s’est cependant buté à la juge Michèle Pauzé, qui a rejeté ses arguments sur toute la ligne. Dans sa décision, la magistrate a dit qu’elle était d’accord avec les arguments présentés par la représentante d’Air Transat, Chantal Chlala, qui a expliqué au tribunal que les agents de bord n’ont pas le droit d’examiner un passager, encore moins de prononcer un diagnostic. « Il n’appartenait pas à un agent de bord de procéder à l’examen médical d’un passager, cet acte étant réservé à la profession médicale », écrit la juge Pauzé.

Si elle concède que M. Côté ait pu vivre des moments troublants dans toute cette histoire, la juge considère que « rien dans les faits mis en preuve ne laisse voir que la condition était dangereuse ou inquiétante, au point de requérir l’assistance immédiate d’un médecin ». Plus de deux ans après l’événement, la juge Pauzé a finalement mis un terme à cette rocambolesque saga : non seulement Marcel Côté ne touchera pas un sou des 8000 $ qu’il demandait, mais il devra même rembourser les frais juridiques payés par Air Transat, qui s’élèvent à 189 $.

Source : Canoe

Soyez le premier à réagir à cet article.
Nom (pseudo)
Courriel (non-divulgé)
Réagissez à cet article.
Je désire m'inscrire à l'infolettre La Métropole.
Saisir les 5 caractères