Depuis un moment, je n’ai plus de voiture et pour ceux que ça intéresse, elle ne me manque que très rarement, même pour une fan de road trip. On peut facilement se débrouiller autrement : transport public, locations occasionnelles, etc. Forcée de me lancer dans une ronde de shopping inusité, je prends donc le volant d’une voiture empruntée et la route en direction du Marché Central.
EEt soudain, me voilà prise dans ce qui m’apparaît comme l’un des pires fiascos de notre ingénierie routière montréalaise : le rond-point l’Acadie. Quel formidable fouillis, que ce rond-point on ne peut plus carré! Déjà déroutant avant qu’on ne s’aventure à vouloir en « améliorer » la fluidité, je constate que l’on a créé pire. Après avoir attendu des mois à poireauter derrière les panneaux et les pylônes oranges qui nous entraînaient dans un dédale de détours, voilà qu’on nous propulse dans un labyrinthe qui confondrait même Icare.
En plus de provoquer des milliers de lancinants maux de tête et de sautes d’humeur aux automobilistes aigris, ce chapitre disgracieux de la construction montréalaise s’est soldé en un rond point dix fois plus compliqué qu’avant. Et la note du fouillis? On ne peut que l’imaginer colossale! Mais que penser des ingénieurs, des constructeurs ou des fonctionnaires de la Ville qui ont analysé, soupesé, parlementé, négocié, puis accordé les contrats liés à cette réfaction ratée?
Je ne suis ni ingénieure, ni entrepreneure en construction, mais comme automobiliste d’occasion, il me semble que la logique (ou devrais-je plutôt dire l’illogisme) appliquée à la reconstruction de ce rond-point m’apparaît largement défaillante. Et j’ai un profond malaise à imaginer que ce chantier en bataille pourrait refléter la façon dont notre administration gère les grands chantiers. Espérons que ce soit un cas isolé ou du moins, peu fréquent...




