L’hôtel de Laval où le corps de Ian Davidson a été retrouvé sans vie mercredi matin.L'ancien sergent-détective de la police de Montréal qui aurait voulu vendre à la mafia des données sur des informateurs de police se serait suicidé à l'aide d'un objet tranchant, mercredi, dans un hôtel de Laval.
En entrevue avec La Presse Canadienne, mercredi soir, Mme Nathalie Lorrain, porte-parole du Service de police de la ville de Laval, a confirmé la thèse du suicide. Elle a aussi indiqué que l'homme était relié à une enquête du Service de police de Montréal tout en précisant que l'identité du suspect ne serait pas dévoilée parce qu'il n'est pas dans les habitudes de divulguer les noms des victimes de suicide, par égard pour la famille.

L'ex-sergent détective du SPVM Ian Davidson, soupçonné d'avoir tenté de vendre des informations policières secrètes au crime organisé, a été retrouvé sans vie, mercredi matin, dans un hôtel de Laval.
"Nous, on priorise la thèse du suicide d'après les éléments d'enquête qu'on a retrouvés sur place. Par contre, je ne peux pas vous confirmer qu'il y a eu propos suicidaires ou lettres de suicide. Selon les preuves qu'on a recueillies sur place, tout semble coïncider pour un suicide." L'homme aurait utilisé un couteau pour mettre fin à ses jours. "Un objet tranchant qui a été retrouvé par les employés de la morgue correspond aux blessures de la victime, mais c'est le coroner qui va confirmer les causes du décès", a déclaré Mme Lorrain.
En ce qui a trait à la victime, Nathalie Lorrain, a indiqué que l'homme était au centre d'une enquête de police. "Je peux vous confirmer qu'il y a des enquêteurs de Montréal qui sont venus ce matin sur la scène, que cette enquête les intéresse énormément. C'est une personne qui était dans une grosse enquête en ce moment au niveau du SPVM." La police de Laval avait confirmé mercredi matin la découverte d'un cadavre dans un hôtel de Laval, vers 8 h 30, par une employée.
Le suspect qui aurait possédé un dossier parfait au sein du service de police avait été interrogé en octobre, puis relâché. Il avait pris sa retraite en janvier 2011 après une trentaine d'années au sein du Service de police de la ville de Montréal (SPVM) et avait accès à la liste confidentielle des noms de centaines d'informateurs de la police au sein du crime organisé. Aucune accusation n'avait été portée dans cette affaire. Le directeur du SPVM, Marc Parent, avait toutefois reconnu que le service n'était jamais à l'abri de gestes posés par un individu malhonnête ou avec de mauvaises intentions, d'autant plus que le policier en question avait une trentaine d'années de carrière sans reproche.
Marc Parent avait précisé qu'un tel
événement permettrait sans doute à l'organisation de tirer des leçons,
notamment sur la protection des renseignements criminels. Le maire Gérald Tremblay, de son
côté, n'a pas voulu commenter l'histoire, si ce n'est pour dire qu'il faisait
totalement confiance au service de police pour aller au fond des choses et
apporter les correctifs nécessaires.

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