Lundi, 26 juillet 2010

UNE NOUVELLE DROGUE POUR LES JEUNES ?

Les jeunes prennent-ils vraiment leur pied, ces jours-ci, en écoutant des mp3 sur leur ordinateur?

lametropole.com
 
Le phénomène des drogues dites numériques, le « i-dosing », se répand comme une traînée de poudre sur Internet et dans la presse internationale depuis quelques semaines. Apparemment, une paire d'écouteurs et une musique numérique planante suffisent pour atteindre l'extase de la même façon que la consommation de drogues illicites. Appelés à se prononcer sur le phénomène, des scientifiques ont cependant dit n'y voir qu'un effet placebo. Selon eux, il ne s'agit que d'une illusion sonore et d'un point de vue purement scientifique, rien ne prouvant les effets du i-dosing.

Le battement binaural créé en faisant jouer une onde sonore différente d'une oreille à l'autre pour créer l'illusion d'un rythme est connu depuis sa découverte, en 1839. On avance que les sons altèrent les ondes cérébrales et, par extension, l'état mental d'une personne.

« Pas vraiment », affirme toutefois Robert Zatorre, professeur de science neurologique à l'Université McGill, à Montréal. « Ça ne fait rien au cerveau », a-t-il indiqué,  « Il se passe la même chose au niveau du cerveau si vous regardez un pendule aller et venir. Vous êtes stimulé à droite, puis à gauche. C'est à peu près tout ».

On ignore encore à quel point le phénomène est répandu, mais les vidéos d'adolescents expérimentant le i-dosing fourmillent sur le site YouTube. Certains ne jurent que par cette drogue virtuelle et ses effets. D'autres se moquent carrément des adeptes du i-dosing, en qui ils ne voient que de pauvres naïfs.

Les administrateurs de sites Web qui vendent les chansons pour une somme pouvant aller jusqu'à 20 $ le CD affirment qu'elles peuvent produire à peu près toutes les sensations, de la relaxation à la concentration, en passant par les hallucinations, à différentes personnes.

Le professeur Zatorre croit que certains adeptes du i-dosing consomment des drogues et en attribuent les effets à la musique, et que d'autres sont lésés de la bonne vieille façon. « En effet, je crois qu'ils sont sous l'emprise d'une suggestion psychologique ou d'un effet placebo », a-t-il dit.

Source : Corus
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