Dimanche, 5 août 2012

AUX YEUX DE CHAREST, L'ENTRÉE EN SCÈNE DE DUCHESNEAU N'A PAS D'EFFET

Le chef libéral Jean Charest s'est défendu, samedi, d'avoir provoqué l'entrée en scène retentissante de Jacques Duchesneau, dont la candidature est pressentie à la Coalition avenir Québec (CAQ).

 

Le quotidien Le Devoir a rapporté samedi que M. Duchesneau avait décidé de faire le saut en politique en apprenant que M. Charest s'était attribué la note huit sur dix pour ses efforts de lutte à la corruption. Samedi, M. Charest a nié qu'il avait fait un gaffe en s'accordant ainsi cette évaluation. «J'ai exprimé tout ce que nous avons fait depuis que nous sommes le gouvernement sur cette question-là, a-t-il dit. Oui, je n'ai aucune hésitation à dire que c'est la note qu'on s'attribue, que le travail que nous avions fait est quand même substanciel.»

Lors d'un point de presse, le chef libéral a aussi dissipé toute notion que les libéraux sont inquiets de l'arrivée de l'ancien dirigeant de l'Unité anticollusion (UAC) dans l'arène politique. M. Charest a affirmé qu'il faudra attendre l'entrée en scène officielle de M. Duchesneau pour déterminer si cela change la campagne électorale. «C'est faux, vous dites qu'ils sont inquiets, moi je n'ai pas entendu cela, a-t-il répondu à un journaliste. C'est une campagne électorale et pendant une campagne électorale il va y avoir des opposants.»

Le chef libéral a déclaré que la candidature M. Duchesneau, qui reste encore à confirmer par la CAQ, ne remet pas en question la valeur du mandat qu'il a accompli pour le gouvernement dans la lutte à la collusion et la corruption. Interrogé à ce sujet, M. Charest n'a exprimé aucun doute sur la neutralité d'un mandat gouvernemental accompli par M. Duchesneau. M. Charest a affirmé que son gouvernement a mis en oeuvre les recommandations d'un rapport de M. Duchesneau, en créant notamment la commission d'enquête sur la construction présidée par la juge France Charbonneau.

MUTISME SUR LA CARAVANE

La nouvelle de la candidature de M. Duchesneau a causé un retentissement, vendredi, lorsque les médias ont commencé à rapporter l'information. Sur la caravane électorale, les libéraux se sont aussitôt retranchés dans le mutisme, mais M. Charest a voulu dissiper la perception qu'ils avaient été ébranlés. M. Duchesneau, qui avait été mandaté par M. Charest, a produit un rapport accablant, notamment sur le financement des partis politiques, ce qui a placé les libéraux sur la défensive.

Samedi, lors d'une étape dans la circonscription de Crémazie, dans le nord de Montréal, le chef libéral a répété que son parti respecte les règles de financement. Par ailleurs, M. Charest a continué de préciser, samedi, son plan pour développer l'emploi, cette fois en présentant des mesures visant les jeunes, les immigrants et les travailleurs à faible revenu. La caravane libérale a terminé samedi un passage de deux jours dans la région montréalaise, pour remettre le cap sur Québec, avec une étape en Mauricie.

L'INFORMATION REPRODUITE SEMBLE PRÉSENTER UN DEGRÉ POSSIBLE DE MANIPULATION DE L'OPINION PUBLIQUE. ON N'EST JAMAIS ASSEZ PRÉVENU.


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Amusant tout ce remue-ménage sur la "candidature" d'une nouvelle marionnette. Je suis encore étonné que des personnes s'intéressent à ce genre d'insignifiances. Mais quand donc les citoyens s'informeront-ils de ce qu'il se passe réellement dans le monde? C'est grave, les banquiers ont fait main basse sur des pays entiers: Grèce, Espagne, Irlande, Portugal, Italie. Incroyable, nous en sommes encore à écouter les niaiseries des Charest, Marois et Legogo.

Robert - 6 août 2012
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