Des syndicats et des organismes écologiques québécois ont pris la parole jeudi à Rio de Janeiro, au Brésil, pour dénoncer la tournure de la Conférence des Nations unies (ONU) sur le développement durable et le Plan Nord que vante Jean Charest.
"C'est de la provocation du gouvernement que de présenter le Plan Nord comme le plus grand projet de développement durable alors qu'il s'agit d'un simple projet d'extraction minière à l'ancienne", a déclaré M. Roy. Quant au directeur climat-énergie à l'AQLPA, Patrick Bonin, il a prédit un "échec lamentable" de la Conférence des Nations unies, qui se termine demain. Selon lui, il faut se "retrousser les manches" et "faire pression sur les gouvernements", à commencer par le gouvernement de Stephen Harper, pour qu'il écoute la population.
Pour sa part, le premier ministre du Québec, Jean Charest, prendra la parole, jeudi après-midi, à une réunion des États membres de la Francophonie, organisée en marge du sommet. Cette rencontre de la Francophonie se penchera sur la mise en oeuvre par les États des grandes orientations prises dans cette Conférence des Nations unies sur le développement durable. Mercredi, M. Charest a fait part d'une certaine déception par rapport à la déclaration proposée à la conférence, déclaration qui sera vraisemblablement adoptée vendredi. Le premier ministre aurait aimé que le texte de la déclaration aille plus loin dans ses engagements en faveur de la réduction des gaz à effet de serre.
M. Charest a passé la semaine à Rio pour participer à différentes activités et faire la promotion de son Plan Nord. Il a été louangé sur plusieurs tribunes, mais aussi critiqué par certaines organisations.





