Mercredi, 13 mars 2013

LOI 101: SALLE COMBLE AU RASSEMBLEMENT

 

 

À l’initiative du Mouvement Québec français (MQF), plus de 400 personnes ont participé avec un grand enthousiasme à un rassemblement pour le renforcement de la Charte de la langue française au Théâtre Plaza, à Montréal, à la veille du début des travaux parlementaires sur le projet de Loi 14. On tenait également à souligner qu’il y a 100 ans, le 11 mars 1913, était créée la Ligue des droits du français, l’ancêtre de la Ligue d’Action nationale

Le MQF, comme la plupart des autres organismes, a accueilli le projet de loi n°14 avec de sérieuses réserves. Bien qu’il applaudisse au passage les mesures qu’il conçoit comme des réponses appropriées à des problèmes depuis longtemps documentés, par exemple l’inclusion d’une procédure de francisation pour les entreprises employant entre 26 et 49 personnes, le MQF juge le projet de loi n°14 globalement insuffisant pour assurer la pérennité du français au Québec.

Jacques Létourneau, président de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), a martelé que « les articles du projet de loi 14 touchant la langue de travail doivent à tout prix être appliqués de façon à consolider le français comme langue du travail au Québec. Une langue perd de sa vitalité et est condamnée à long terme à disparaître lorsqu’elle n’est plus utile pour gagner sa vie. »

Mario Beaulieu, président du MQF et de la Société Saint-Jean-Baptiste (SSJB) de Montréal, considère « qu’il est essentiel de contrer le bilinguisme institutionnel dans les municipalités comme dans l’ensemble de l’administration publique pour faire du français la langue commune des Québécoises et des Québécois de toutes origines. »

Jean-François Sylvestre, vice-président du SFPQ Montréal-Laval, a également expliqué pourquoi il est nécessaire que les services publics et parapublics soient donnés en français exclusivement : « afin de bien accueillir les nouveaux arrivants et de favoriser leur intégration au Québec, il est essentiel que l’État soit exemplaire en matière linguistique et francise ses services au maximum. » De plus, pour le Syndicat de la fonction publique et parapublique du Québec (SFPQ), la loi 14 représente un recul en ce qui concerne l’obligation des entreprises de communiquer en français avec l’État.

Robert Laplante, de l’Action nationale, a pour sa part fait valoir que « la question des municipalités bilingues est loin d’épuiser le débat. Il faut reconfigurer l’ensemble des institutions pour les rendre conformes à l’esprit et à la lettre de la loi 101 originale. » M. Laplante fait valoir que « le financement des institutions anglophones n’a jamais été ajusté au poids démographique de la minorité. En continuant de surfinancer les institutions anglophones dans la santé, l’éducation et l’administration publique, le Gouvernement du Québec est devenu le principal agent d’anglicisation de la métropole et du Québec. »

Ont pris la parole la parole lors du rassemblement : Mario Saint-Amand, Pierre Curzi, Marc Nantel, v.-p. de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Gilles Laporte, président du Mouvement national des Québécois (MNQ), Mario Beaulieu, président du MQF et de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal, Jean-Paul Perreault, président d’Impératif français, Maria Mourani, députée du Bloc Québécois, Pierre Dubuc, de l’Aut’journal, Robert Laplante de l’Action nationale, François Saillant, de Québec Solidaire (QS), Rachid Bandou, d’Amitié Québec-Kabylie, Gilbert Paquette, professeur, Tania Longpré, auteure, IVY, slameur et Coralie Laperrière du Mouvement des cégépiens pour le français (MCF).

L’ensemble des organismes de défense du français considère qu’en l'absence de l'application de la loi 101 au cégep, on continuera de financer des cégeps anglophones qui favorisent l'anglicisation massive des allophones et des francophones et, en bout de piste, notre minorisation sur le continent.»

-30-

Cet article est classé sous :Loi 101 Français MQF Mario Beaulieu
Le projet de loi 14 modifiant la Charte de la langue française ne va pas assez loin pour promouvoir le français. - La recherche scientifique universitaire et subventionnée par l'état devrait se faire en français. - La Loi 101 devrait s'étendre à la formation professionnelle, aux Cégeps, aux universités et à la garderie. - Le financement public des institutions anglophones (hôpitaux, universités, etc.) ne devrait pas dépasser le poids démographique des Anglophones de souche, soit 5%. - Les emplois des services publics devraient être en français à 95%. - L'affichage public devrait être exclusivement en français. - La musique d'ambiance dans les commerces devrait être en français. - Les sports devraient être enseignés en français. - Les élus devraient s'adresser aux médias et à la population en français seulement. - Les milieux de travail devraient être en français. - Un employé devrait pouvoir exiger que tous ses collègues de travail lui adressent la parole en français. - On ne devrait pas enseigner l'anglais de façon intensive dans les écoles publiques. - La loi devrait s'appliquer à toutes les entreprises, peu importe le nombre d'employés. - Tous les livres scolaires devraient être en français, même à l'université. - Nos élus devraient utiliser seulement le français dans leurs missions à l'étranger. - Le service de transport en commun de Montréal ne devrait pas offrir de services en anglais. - Il faut exiger la connaissance du français pour obtenir la citoyenneté du Québec. - Il faut obliger les entreprises à franciser leurs raisons sociales. - Il faut exiger que les conseils d'administration des entreprises se tiennent en français. - Il faut améliorer l'enseignement du français en fournissant un logiciel correcteur de texte, comme Antidote, à tous les élèves et les travailleurs du Québec. - Il faut appliquer la Loi 101 aux entreprises d'autorité fédérale. - Etc. - Le Québec ne devrait plus se soustraire à la Charte des droits et libertés canadienne ni à la constitution du Canada. Le Québec devrait devenir un pays.

Daniel Roy - 13 mars 2013
je suis à 200% d'accord avec vous Daniel et bravo

le 101 - 13 mars 2013
''Un pays'' qui néglige ses propres institutions d'ici pour promouvoir des multinationales anglophones et les obliger à afficher leurs produits Américanisés en français. ''Un pays'' qui désire conserver la langue de Molière tout en s'exprimant avec des ''wouinnn'' et des ''d'mêhmme'' et des ''awaille'' ou des ''r'gahrd don çah!''. ''Un pays'' qui demande à un restaurant italien de retirer le mot ''pasta'' de son menu tout en permettant aux clients de se bourrer des recettes de l'Italie. ''Un pays'', initialement Amérindien, Anglais puis Français qui demande à ses citoyens de parler UNIQUEMENT en français, puisque d'après ce même ''pays'', nous avons toujours été francophone ici. ''Un pays'' dirigé par une déesse qui prône l'éducation en français, mais qui par hasard a décidé d'envoyer ses propres enfants dans des écoles anglophones. À vrai dire, si notre belle PROVINCE diversifiée devient un ''pays francophone'', je ne pourrai pas cacher le sentiment d'hypocrisie omniprésent!

Hipo Crite - 13 mars 2013
Oui, projet de loi 14, un pas dans la bonne direction. Ça veut dire que voter contre, c'est embrasser la cause du PLQ, qui est le démolisseur du français au Québec. Au théâtre Plaza, on a applaudi poliment tous ces orateurs courageux, qui prêchaient à des convertis, nous les gris. On a donc rien cassé ce soir-là. Raison de l'absence des médias.

Une jeune avocate diplômée de UdeM et de McGill raconte avoir travaillé en plein centre-ville à la banque Laurentienne et une grande compagnie d'assurance, sans avoir jamais eu à parler anglais... Bon... ça contredit la thèse de l'anglicisation? Plusieurs le croiront. C'est oublier les 50,000 immigrants qu'on ne prend pas la peine de franciser dans l'enthousiasme (chansons, culture générale, histoire). L'État qui s'adresse en anglais à ces nouveaux arrivants, l'affichage... le bilinguisme, c'est de rendre inutile l'apprentissage du français.

Pour un État français, il faut la volonté ferme d'un État libre! Ce Parti en sursis a le devoir de prendre toutes les occasions pour le proclamer. Nous les vieux, au Plaza St-Hubert, avons professé haut et fort, sous la direction de Jean-Paul Perreaut (Gatineau) un crédo d'une vingtaine de moyens pour y arriver.

Ouhgo - 13 mars 2013
Cher «Hipo Crite», nos propres institutions furent négligées par les fédéralistes. Un pays du Québec nous donnerait un sentiment d'appartenance ainsi qu’un parti pris pour nos produits et services. Un pays du Québec nous donnerait les moyens et la fierté de bien nous exprimer en français. En nous informant, nous nous apercevons que le mot «Pasta» ne constituait pas l’objet de la plainte. Ce pays fut d’abord peuplé par les Amérindiens et ensuite avec les Français à la suite d’ententes à l’amiable et plus tard par les Anglais qui ont tout ravagé. Il est tout à fait normal que le français soit la seule langue nationale, officielle et commune du Québec, tout l’anglais l’est partout ailleurs en Amérique du Nord. À ce que je sache, Mme Marois n’a pas envoyé ses enfants à l’école anglaise. Finalement, un pays du Québec nous donnerait la confiance, la prospérité et la joie de vivre libres qui nous permettrait d’éviter des commentaires sarcastiques et méprisants comme le vôtre.

Daniel Roy - 13 mars 2013
Tout ce discours et restrictions vont décourager des immigrants à utiliser le français en dehors de stricte nécessaire. Ils vont plutôt le détester d'avantage. Protéger une langue en la rendant obligatoire, mal aimée et en interdisant autre langues est une très mauvaise idée. A quand une escouade spéciale de l'OQLF qui va faire des vérifications de francisation dans les ménages des immigrants?

pppp - 13 mars 2013
Pauvre Québécois, vous serez toujours des moutons. Si nous étions plus à travailler, il n'y aurait pas de rassemblement de vieux de 50 ans et plus qui rêvent encore d'un Québec indépendant, au lieu de vivre dans la réalité. Nous sommes des otages au Québec puisqu'on est non exportable à cause de notre unilinguiste français, les langues c'est une culture et non un handicap. Pouvoir s'exprimer dans plusieurs langues ne fait qu'ouvrir les horizons et non nous obliger à travailler au Québec. Quand j'entend parler la Marois en anglais, nous avons l'air des ignorants. Nous sommes seulement 850,000 travailleurs privés au Québec sur 7 millions d'habitants en plus des employés du gouvernement à faire vivre, puisque le Québec ne génère pas d'argent, il prend nos impôts qui sont trop élevés pour les services rendus et nos rentes du Québec qui ne cesse d'augmenter pour rien, pour payer les employés de l'état. Nous devons nous débarrasser de l'assurance-maladie et des subventions donnés aux arts et les bienheureux sociaux qui sont sur leur liste de paie depuis 25 ans et plus, c'est à mourir de rire. Que nos instituteurs connaissent leur français ça pourrait être un commencement. Depuis plus de 10 ans je ne fais que corriger les fautes d'orthographes faites par les professeurs de mes enfants. La vérité vous ne voulez pas la savoir, on dirait des autruches complètement idiotes. Le Québec est en faillite et croyez je sais de quoi je parle. Cher M. Roy, pour la prospérité au Québec, on repassera !

Universitaire - 13 mars 2013
@ Universitaire (Concordia?),

La prospérité au Québec, on repassera quand nous déciderons nous-même où dépenser nos impôts. Quand l'actuel carcan aura cessé de nous dépouiller en faveur de Toronto. Quand nous aurons décidé de prévenir d'avance les nouveaux arrivants qu'il viennent en terre française, ils seront fiers de vivre en français parce que l'État aura décrété comme en tout pays normal que le travail se passe en français. Libres, les citoyens auront pris goût à donner l'exemple d'une meilleure langue parlée et ils seront plus que jamais enclins à se payer personnellement des leçons de langue seconde et tierce, pour aller porter haut, de par le monde, la fierté d'un pays nouveau qui n'a de leçons d'humilité à recevoir de personne. Et les "vieux" ne se sentiront plus seuls à revivre dans la langue de leurs ancêtres et à célébrer que leur labeur aura payé, sous le joug des anglos dans la foresterie, les usines, les affaires, la politique. Depuis 250 ans, on aura voulu éliminer le français de ce pays... ça suffit!.

Ouhgo - 13 mars 2013
@ pppp, Justement, les immigrants utiliseront la langue lorsqu'elle deviendra essentielle pour vivre au Québec, tout comme l'anglais est essentiel dans le reste de l'Amérique et l'italien en Italie. Le français deviendra essentiel le jour où elle sera la véritable langue de l'État, du travail, de l'éducation et des communications sur l'espace public. Vous semblez prôner le statu quo ou un affaiblissement de la loi existante, qui prouvent déjà leurs inefficacités.

Daniel Roy - 13 mars 2013
@ universitaire, pourquoi tenez-vous des propos sarcastiques et méprisants envers les Québécois? Madame Marois devrait s’exprimer dans la seule langue officielle du Québec, tout comme la chancelière de l’Allemagne qui s’exprima en Allemand, lors de son séjour au Canada, afin de rendre inutiles vos reproches. Au lieu d’affirmations gratuites et de jugement de valeur, vous devriez comparer les indices économiques du Québec avec ceux des autres pays du monde. Vous verriez que le Québec se compare avantageusement. Parmi les pays les plus prospères au monde se trouvent ceux avec beaucoup de services sociaux financés par l’État. Les services sociaux aident à réduire l’effet pervers de l’écart entre les riches et les pauvres. La souveraineté du Québec nous permettra d’administrer nos impôts nous-mêmes et de signer les ententes internationales afin de tirer profit de chacune d'occasions favorables ou des circonstances opportunes qui s’ouvriront. Vous dénoncez la qualité de notre français sans proposer de solutions. Une loi rendant le français la véritable langue officielle, nationale et commune du Québec ne peut que hausser le prestige nécessaire à vitalité de notre langue. Plusieurs études démontrent qu’un Québec souverain s’enrichirait, pour ne nommer que les études Bélanger Campeau et le récent livre de Monsieur Stéphane Gobeil – Un gouvernement de trop. Vous pourriez visiter le site 1001raisons.com. Je vous invite donc à changer de discours, car les détracteurs de la langue française et de l’indépendance du Québec se suffisent à eux-mêmes.

Daniel Roy - 13 mars 2013
Nom (pseudo)
Courriel (non-divulgé)
Lien Youtube
Réagissez à cet article.
Je désire m'inscrire à l'infolettre La Métropole.
Saisir les 5 caractères