Mercredi, 5 septembre 2012

PAULINE MAROIS : LA PREMIÈRE FEMME PREMIÈRE MINISTRE DU QUÉBEC

Après des années de dur labeur, Pauline Marois réalise enfin son rêve.

 

Pauline Marois a sué sang et eau pour y arriver. Le chemin a été tortueux et parsemé d'embûches, mais à force de sacrifices et de détermination, elle est finalement devenue, mardi, la première femme à accéder au poste de premier ministre du Québec. "Je pense que ça va être une fierté pour la population du Québec d'avoir écrit une page d'histoire en élisant une femme. Pauline s'y prépare depuis longtemps", lance avec enthousiasme son ancienne collègue péquiste, Louise Harel, qui parle d'une "petite révolution".

L'ancien ministre de la Justice sous René Lévesque entre 1976 et 1984, Marc-André Bédard, tient les mêmes propos que Mme Harel, et ajoute au passage que son ancienne collègue de cabinet "deviendra une grande première ministre". Pour Mme Marois, c'est le point d'orgue d'une intense carrière politique. Élue pour la première fois en 1981, Pauline Marois ne tarde pas à dévoiler au grand jour son ambition de mener les destinées du Québec. Lorsque René Lévesque jette l'éponge, en 1985, elle se lance dans la course à la direction. Elle arrivera deuxième, loin derrière Pierre Marc Johnson.

"Pauline était assez jeune à l'époque. Elle montrait déjà qu'elle avait du caractère, surtout qu'elle se présentait contre des grosses pointures comme Guy Bertrand, Jean Garon et Pierre Marc Johnson", se souvient son ex-collègue péquiste Guy Chevrette. Le scénario se reproduit une vingtaine d'années plus tard: en 2005, après avoir occupé les ministères les plus prestigieux au sein du gouvernement, elle se présente contre le jeune loup André Boisclair. La défaite est cuisante. André Boisclair est couronné, sans équivoque. Pauline Marois démissionnera quelques mois plus tard, arguant que le coeur n'y était plus.

"J'avais un rêve, je voulais changer le monde et je pense l'avoir changé un peu", affirmera-t-elle sous les regards de ses parents, de son mari Claude Blanchet et de leurs enfants qui assistaient, sur les banquettes réservées au public à l'Assemblée nationale, à cette annonce. Mais après la débâcle électorale de 2007, où seulement 37 députés du Parti québécois (PQ) se retrouvent au Salon bleu, elle effectue son grand retour. Elle est accueillie en véritable sauveur et se fait élire dans la circonscription de Charlevoix lors d'une élection partielle.

"Le retour de Pauline Marois à la politique active et l'accueil enthousiaste qu'il a suscité sont sans doute les meilleures choses qui soient arrivées au Parti québécois depuis des lustres", écrivait à l'époque le politologue Denis Monière dans une lettre ouverte au quotidien Le Devoir. Après un certain temps, les choses se sont corsées. Pauline Marois ne l'a pas eue facile. Mutineries, trahisons et jeux de coulisses ont caractérisé les derniers mois qu'elle a passés à la barre du PQ. "Elle a fait preuve d'une grande détermination, d'une incroyable ténacité, estime Guy Chevrette. Elle a donné toutes les chances à ceux qui avaient des choses à reprocher pendant la crise au PQ (en 2011). Je pense que c'est vraiment afin de poursuivre son idéal, pour la cause, qu'elle a réussi à passer au travers."

Et puis il y avait cette image de bourgeoise qui "ne passait pas". Une image qui, selon son ancienne collègue Lise Payette, est trompeuse, mais qui a aussi nettement évolué avec les années  pas forcément par choix, mais surtout par nécessité. "Pauline a changé par rapport à la jeune femme que j'ai connue. Elle est devenue solide. Les postes qu'elle a occupés l'ont forcée à se transformer. Elle a su donner l'image qu'on attendait d'elle au fur et à mesure qu'elle gravissait les échelons", confie Mme Payette, qui avait embauché la nouvelle première ministre comme chef de cabinet en 1979.

"Si elle n'avait pas accepté de se métamorphoser un peu, elle aurait été rejetée, plaide Lise Payette. Elle aurait été rejetée par les gars qui sont là. Peut-être pas par le public, mais par les gars qui sont là. Ça vient avec la job." La campagne électorale de 35 jours qui vient de s'achever n'aura pas été de tout repos pour Pauline Marois. À quelques reprises, elle a dû corriger le tir sur des sujets controversés, dont la citoyenneté québécoise, les référendums d'initiative populaire et la question de l'appui des conservateurs souverainistes.

Craignant de voir sa campagne dérailler, elle a été contrainte de revenir sur ses propos ou encore d'avouer qu'elle avait erré  un comportement qui est parfois perçu comme un signe de faiblesse par les médias et la population, au grand dam de Lise Payette. "On a été si exigeant avec elle. C'est tout juste si on lui permettait de respirer. Elle s'est trompée une fois ou deux, puis elle s'est retournée de bord et s'est excusée. Je trouve ça très bien. (...) Je souhaite qu'on lui reconnaisse cette honnêteté." "Pauline n'est pas parfaite. Mais c'est ce qui se fait de plus proche", tranche Mme Payette. Pour Pauline Marois, la partie n'est pas terminée. En fait, maintenant qu'elle a réalisé son rêve, la nouvelle première ministre sera probablement surveillée encore plus étroitement qu'elle ne l'était déjà.

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Malheureusement, nous sommes obligés encore de constater la petitesse d'esprit de certains et je spécifie bien de la majorité des Québecois. Les élections d'hier m'ont tellement décue, j'en reste bouche-bée. Nous sommes encore poignés avec les libéraux dans l'opposition, baf nous méritons ce qui nous arrive ni plus ni moins. A toutes les fois que les libéraux prennent le pouvoir, leur règne se termine dans la malversation totale. Donc, préparons-nous, des augmentations de tarifs à tous les niveaux, nous n'avons pas fini d'en voir. Hausse des frais de scolarité, hausse des tarifs d'électricité (combien depuis que Charest a pris le pouvoir) il y en a tellement eu que j'ai cessé de les calculer. Ne parlons pas des hausses du permis de conduire et encore moins de la fameuse taxe pour la santé de 250.00 cette année sur nos rapports d'impôts et davantage pour l'an prochain et les autres années. Et bien,ne venez plus vous lamenter. Naturellement, les riches s'en fiche pour eux ce ne sont qu'un peu moins d'argent de poche pour la soirée du samedi. Avec un gouvernement minoritaire, effectivement (la valse des tyrans va continuer à battre son plein. Quelques petit baumes sur mon coeur, M. Léo Bureau-Blouin, Mme Francoise David et mon député que je préfère M. Kadhyr. Lui on ne peut l'accuser d'être près du peuple car c'est le seul à s'être débattu comme un diable dans l'eau bénite près de son peuple afin d'essayer d'obtenir un semblant d'équité. La CACQ (parti improvisé au cas ou les libéraux perdrait) financé par les banquiers, bonnet blanc, blanc bonnet. L'attentat contre Mme Marois est inacceptable, excessivement triste et désolant. Continuez à admirer les exploiteurs qui ne cessent de vous mentir et continuez également à écouter les journaleux à la solde de ces gens. Pour terminer j'admire le courage de Mme Marois, je la félicite d'être notre première femme Ministre du Québec. Bon courage Mme Marois, je ne vous envie pas du tout.

Lucie Lac St-Jean - 5 septembre 2012
Félicitation a vous a Md. Pauline Marois.

Je vous souhaites beaucoup de succès.

Vous êtes un bon exemple de persévérance.

Marc - 5 septembre 2012
Mais oui! Félicitation Mme marois! Elle a gagné en se présentant à l'assemblée nationale avec un carré rouge? En manifestant avec des chaudrons dans la rue pour avoir des votes? Quelle élégance! Et c'est elle qui représente le Québec! Bravo!!! le Québec fait rire de lui à travers le monde!!WOW Encore une fois bravoMme Marois!

Sylvain, - 5 septembre 2012
Le PLQ a amené le Québec à niveau d'incompétence record. Jean Charest a non seulement montré aux Québécois qu'il ferait tout pour l'argent et les compagnies mais il s'est fait ennemi de la majorité des étudiants (Legault, toi aussi). Même si le résultat est insatisfaisant pour tout le monde, je crois que rien n'aurait pu être pire que John James Charest réélu. En passant, bravo Sherbrooke. Vous avez probablement rendu service à tous les Québécois. Je suis les forums anglais sur la question du gouvernement et c'est en voyant ce genre de commentaires qui me fait replier sur moi-même et mon indépendantisme. Vous croyez que nous sommes des êtres ingrats, gâtés et intolérants? Parfait! Continuez comme ça, continuez à voter Harper, haïssez-nous, continuez à croire que notre protection de notre culture et de notre langue est en fait du racisme envers tout autres cultures. Vous pensez que nous ne survivrons pas à la séparation? Laissez-nous la faire et on verra après.

Autant que je n'aime pas Marois, je crois qu'une avancée d'un parti souverainiste est la meilleur chose qui pourrait nous arriver. Maintenant, plus qu'à attendre la chute du PLQ. Au moins une bonne chose de faite.

Luc - 5 septembre 2012
À Sylvain: commentaire d'une personne totalement ignorante de la situation sociale actuelle. Continuez mon cher Sylvain à vous faire remplir par les jounaleux, parce que, à part des préjugés votre discours est d'un vide sidéral. Par contre, M. Luc, je partage votre point de vue à cent pour cent. Les écrits haineux de la presse du ROC (rest of Canada) à l'endroit du Québec sont renversants, persistants.

Robert - 6 septembre 2012
Je n'en reviens pas que les Québécois aient élu une joueuse de casseroles. Vraiment, j'ai honte du choix . Heureusement qu'elle n'a pas la majorité, donc le règne ne sera pas très long. Six mois max.

Lulu - 8 septembre 2012
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