Mardi, 6 mai 2014

PKP À LA DÉFENSE DE RADIO-CANADA?

Le magnat de la presse et député du Parti québécois, Pierre Karl Péladeau, s’inquiète des nouvelles compressions à Radio-Canada et de leurs répercussions sur les francophones.

 

« L’information n’est pas une simple marchandise », soutient-il dans une lettre ouverte cosignée avec le député de Verchères, Stéphane Bergeron. Le propriétaire de l’empire Québecor, qui détient entre autres TVA et le Journal de Montréal, se dit inquiet de l’effet des coupes de 130 millions de dollars annoncés en avril dernier et de la disparition de 657 emplois à temps plein à Radio-Canada et à CBC.

« Ces compressions budgétaires minent les fondements de Radio-Canada, une institution qui exerce un rôle important pour le maintien et le développement de notre industrie culturelle québécoise », affirme-t-il dans la lettre publiée sur le site du Journal de Montréal, lundi soir.

Cette institution est un « vecteur puissant de l’affirmation des francophones et un des principaux véhicules de diffusion de notre distinction culturelle au sein du Canada », croit le député de Saint-Jérôme.
« Radio-Canada est un acteur fondamental pour une saine et rigoureuse information de la population. » — Pierre Karl Péladeau

À son avis, le gouvernement fédéral est responsable de cette nouvelle vague de licenciement en raison des compressions budgétaires imposées au diffuseur public. Ottawa devrait pourtant protéger Radio-Canada, pense le nouveau député.

« Si le gouvernement de Stephen Harper veut donner de la substance à son affirmation que le Québec est une société distincte, il se doit de protéger la capacité de Radio-Canada à contribuer à l’essor de notre culture et à la viabilité de ses artisans ».

Pierre Karl Péladeau et Stéphane Bergeron invitent les Québécois à « s’insurger » devant les compressions à Radio-Canada.

QUAND PÉLADEAU CRITIQUAIT RADIO-CANADA


En octobre 2011, Pierre Karl Péladeau, alors PDG de Québecor, affirmait que la société d’État gaspillait constamment l’argent des contribuables et se défilait de ses responsabilités en matière de transparence.

Il était alors invité à témoigner devant le comité permanent de l’accès à l’information de la Chambre des communes. Il se plaignait du refus systématique du diffuseur public de se plier à certaines demandes d’accès à l’information concernant ses dépenses.

Selon lui, seul Sun Media - appartenant à Québecor - avait l’indépendance requise pour enquêter sur Radio-Canada.

Interrogé par plusieurs députés de l’opposition, Pierre Karl Péladeau se défendait alors de mener une campagne de « salissage ». Il soutenait qu’il se battait pour le bien des contribuables qui financent la CBC/Radio-Canada à hauteur de 1 milliard de dollars par année.
Lock-out au Journal de Montréal

Pierre Karl Péladeau est aussi connu pour avoir été le patron de Québécor alors que le Journal de Montréal était en lock-out. Le conflit de travail a duré 25 mois - de 2009 à 2011 - et près de 200 travailleurs ont perdu leur emploi.

NOUS SOMMES INQUIETS !

 
Source: Radio-Canada
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