La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a reçu plus de 2 000 plaintes à Montréal ces six derniers mois, sur des fraudes par le biais de petites annonces sur Internet.
Le sergent Luc Bessette, porte-parole de la GRC, assure que cette vague de crimes est prise au sérieux. « Car en 10 secondes, les fraudeurs, sur Internet, peuvent envoyer un message à 10 000 personnes en même temps », dit-il. Autant de victimes potentielles. Le Centre opérationnel de lutte au télémarketing frauduleux (COLT) a été alerté. L'équipe est formée d'enquêteurs de la GRC, de la SQ, du SPVM, des services frontaliers canadiens, des services d'immigration, de Poste Canada, ainsi que du FBI et du Homeland Security service (antiterrorisme), aux États-Unis.
« On fait beaucoup d'enquêtes sur ces organisations, affirme le sergent Bessette. Mais c'est un travail de longue haleine ». Les résultats sont parfois spectaculaires, « comme cette fois, rappelle-t-il, où nous avons saisi, il y a deux ou trois ans, 50 000 lettres portant une fausse oblitération, prêtes à être envoyées ». Une « chaufferie » (centre d'appels clandestin) avait aussi été démantelée à Montréal.
STRATAGÈMES
Jadis actives à travers le monde dans la fraude des loteries (faux chèques), les organisations, sud-africaines ou autres, ont changé et multiplié les stratagèmes. Elles développent aujourd'hui des sites Internet latents, comme autant de toiles d'araignées tendues. Vous cherchez un emploi, un chat, un lieu de vacances? Vous dénichez leur site, y trouvez une offre alléchante, leur écrivez et on vous demande invariablement le paiement de quelques frais inattendus, via un site de paiement soi-disant sécurisé (habilement copié).
Source : Serge Labrosse






