Mercredi, 11 janvier 2012

PERTE D'EMPLOIS CHEZ JOHNSON&JOHNSON

L'entreprise Johnson & Johnson fermera son centre de recherche de Montréal dès le mois de mars prochain.

LaMetropole.com / PC
 
Le fabricant de produits de santé et de soins personnels en a fait l'annonce mardi aux employés du centre de la rue Notre-Dame. Au total, 126 employés sont touchés, soit 36 employés réguliers et 90 contractuels. L'usine de Montréal, qui embauche 575 personnes, restera toutefois ouverte. Le porte-parole de l'entreprise, Laurent Pépin, a indiqué que les 36 employés permanents ont reçu un avis de mise à pied, mais que Johnson & Johnson tentera de les replacer dans son usine de Montréal, dont les locaux sont adjacents au centre de recherche.

"Nous allons tenter, si c'est possible, d'en replacer un certain nombre dans l'usine, s'il y a des ouvertures et si les employés sont intéressés à postuler pour ses postes", a-t-il dit. Les 90 employés contractuels sont pour leur part à l'emploi d'une agence privée. Les employés touchés sont essentiellement des techniciens, des ingénieurs et des employés de soutien ou occupent des postes administratifs. "Les activités du centre de recherche étaient liées aux activités de fabrication, donc de l'usine, qui est dédiée à la production de produits d'hygiène féminine, des serviettes et des tampons. Le centre de recherche, sa vocation, c'était de trouver de nouveaux produits ou d'améliorer les procédés de fabrication", a résumé M. Pépin.

Le porte-parole a expliqué que la direction de Johnson & Johnson a décidé de fermer le centre à la suite d'une "revue stratégique de ses activités de recherche et de développement". "Johnson & Johnson en est venu à la conclusion qu'il valait mieux concentrer ses activités de recherche, réduire nombre de projets et s'en tenir à des activités plus stratégiques pour l'entreprise", a précisé M. Pépin. Johnson & Johnson, qui est basée au New Jersey, ne compte pas d'autre centre de recherche au Canada. La compagnie est présente dans une cinquantaine de pays et est l'un des plus importants fabricants de produits pharmaceutiques au monde.

Source : LaMetropole.com

JOHNSON&JOHNSON


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Le capitalisme porte en lui, depuis toujours, une sorte de maladie congénitale : il surproduit. En effet, il fabrique plus de marchandises que son marché ne peut en assimiler. Pourquoi ? Prenons un exemple totalement théorique : un ouvrier travaillant sur une chaîne de montage, derrière un micro-ordinateur ou dans un laboratoire et qui, à la fin du mois, est payé 3200$. En fait, il a produit non pas pour l'équivalent de 3200$, ce qu'il reçoit, mais pour la valeur de 4800$ Il a effectué un travail non payé ou, autrement dit, une plus-value. Que fait le capitaliste des 1600$ qu'il a volé à l'ouvrier? Il en met une partie dans sa poche, admettons 600$, et les 1000$ restant, il les réinvestit dans le capital de son entreprise, le plus souvent sous forme de l'achat de machines plus modernes, etc. Mais pourquoi le capitaliste procède-t-il ainsi ? Parce qu'il n'a pas le choix. Le capitalisme est un système concurrentiel, il faut vendre les produits moins cher que le compétiteur qui fabrique le même type de produits. En conséquence, le patron est contraint non seulement de baisser ses coûts de production, c'est-à-dire les salaires , mais encore d'utiliser une part croissante du travail non payé dégagé pour le réinvestir prioritairement dans des machines plus performantes, afin d'augmenter la productivité. S'il ne le fait pas, il ne peut pas se moderniser, et, tôt ou tard, son concurrent, qui, lui, le fera, vendra moins cher et remportera le marché. Le système capitaliste est ainsi affecté par un phénomène contradictoire : en ne rétribuant pas les ouvriers par l'équivalent de ce qu'ils ont effectivement fourni comme travail et en contraignant les patrons à renoncer à consommer une grande part du profit ainsi extorqué, le système produit plus de valeur qu'il n'en distribue. Jamais ni les ouvriers ni les capitalistes réunis ne pourront donc à eux seuls absorber toutes les marchandises produites. Ce surplus de marchandises, qui va le consommer ? Jusqu’aux années 20, c’étaient les pays d’Afrique et d’Asie et d’Amérique du Sud. Mais depuis la première guerre mondiale, le monde est partagé entre les nations capitalistes, il n’y a plus de nouveaux débouchés.
Comment fait-il pour survivre ? Pourquoi n’est-il pas encore totalement paralysé par la surproduction ? C’est ici que le recours à l’endettement entre en jeu. L'économie mondiale est parvenue à éviter un effondrement fracassant en y recourant de plus en plus massivement. Pour les bourgeois ayant accumulé beaucoup de capitaux c’est devenu plus rentable et finalement moins risqué de spéculer en Bourse que d'investir dans la production de marchandises qui ont toutes les peines du monde à être vendues. Il y a aujourd'hui cinquante fois plus d'argent qui circule dans les Bourses que dans la production . Mais cette spéculation ne crée aucun bien et à un moment donné ça éclate comme en 2008 avec les subprimes. Les États ont aidé, subventionné les entreprises qui avaient spéculé en s’endettant davantages. Ces États préparent une crise encore pire , non seulement des faillites de compagnies et de banques mais la faillite des États eux-mêmes.

Pourquoi il n'y a pas encore de lutte mondiale coordonnée? Parce les collaborateurs du système capitaliste, les syndicalistes nous divisent en disant une lutte à la fois : Rio Tinto Alcan à Alma, les travailleurs de Caterpillar, Electro-Motive Diesel à London, Ontario bientôt ceux et celles de Johnson & Johnson. La seule lutte à la fois qui compte c’est une lutte internationale contre le système capitaliste, un système basé sur le profit et non les besoins humains.
Steve Tremblay - 11 janvier 2012
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