Mardi, 27 juillet 2010

QUÉBEC INVESTIT DANS UBISOFT

Le gouvernement du Québec a investi 40 M$ CAD cette semaine dans l'éditeur français de jeux vidéo Ubisoft, suscitant vendredi la grogne de son concurrent britannique Eidos.

lametropole.com
 
Le gouvernement de la Belle Province détient désormais 4,5 % des actions Ubisoft, acquises par le biais de la Société générale de financement du Québec (SGF), une société d'État gérant 2,9 G$ (2,1 milliards d'euros) d'actifs. « On a eu une opportunité d'acquérir 4,3 millions d'actions d'Ubisoft et suite à des analyses de dossier, on a convenu que c'était un très bon investissement », a déclaré vendredi à l'AFP Sophie Alarie, porte-parole de la SGF. « C'est important de soutenir et favoriser la croissance d'Ubisoft car ils ont un excellent plan de développement », a ajouté la porte-parole.

« Quand on pense à leur pôle de convergence entre le cinéma et le jeu, c'est tout à fait innovateur. Nous sommes une société d'État mais tout de même distincte, alors on investit dans quatre secteurs et le groupe technologie en fait partie. On a été mis sur pieds pour soutenir et alimenter le développement économique du Québec et je crois que c'est tout à fait en ligne avec notre mission d'investir dans une société comme Ubisoft qui a des retombées économiques forte au Québec », a-t-elle poursuivi. Mais cette prise de participation n'a pas plu à tout le monde. « On devrait être traités plus équitablement », a réagi dans une interview au Journal de Montréal le directeur général du studios montréalais d'Eidos, Stéphane D'Astous.

« Je ne dis pas que le gouvernement (québécois) ou les sociétés d'État devraient nous donner la même chose, mais il y a une limite », a ajouté le responsable du britannique, filiale du japonais Square Enix et concurrent d'Ubisoft, comme les américains Activision Blizzard et Electronic Arts. La porte-parole de la SGF s'est abstenue de rentrer dans le débat. « Je peux comprendre que certains acteurs de l'industrie se questionnent, c'est légitime, mais je n'ai aucun commentaire à faire, a-t-elle dit. La porte est toujours ouverte aux autres acteurs pour des demandes d'investissements ».

Cinquième pôle mondial pour les jeux vidéo, grâce notamment à la politique québécoise d'allègement fiscal pour cette industrie, Montréal abrite des studios des grands acteurs du marché. Installé dans la métropole québécoise depuis 1997, Ubisoft y emploie ainsi quelque 2 300 personnes et projette d'en recruter 1000 autres d'ici 2012. L'éditeur français développe depuis trois ans des interactions entre le 7e Art et le monde des consoles, adaptant en jeux vidéos des productions hollywoodiennes, tel Avatar, ou réalisant des films cinématographiques à partir de certains de ses jeux.

Source : Canoë

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Malgré tout, il se foutent complètement de notre gueule en nous vendant des jeux videos que nous ne pouvons pas utiliser si nous ne sommes pas branchés sur Internet violant ainsi notre propre Loi sur la protection du consommateur qui dit qu'un fabricant ne peut limiter l'utilisation d'un bien acheté par le consommateur.
MORTE DE RIRE - 27 juillet 2010
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