Mariage de thriller et de drame, cru et violent, « Les 7 jours du talion » ne laissera personne indifférent.
Le film est percutant, la violence, insoutenable. Mais devant le spectacle de vengeance, je soupçonne chacun d’entre nous d’avoir une certaine compréhension pour le personnage du père, le chirurgien Bruno Hamel (Claude Legault). La famille, sans histoire, vit tranquille en banlieue, jusqu’au jour où la petite Jasmine (Rose-Marie Coallier) est retrouvée violée et assassinée dans un champ. Son père Bruno verra noir! Il se cachera avec le meurtrier Anthony Lemaire (Martin Dubreuil) dans un chalet et lui infligera d’innommables supplices durant 7 jours.
C’est le premier long-métrage de Podz, qui s’est nourri de la brutalité de Patrick Senécal, qui en assure le scénario. Plusieurs images sont troublantes, dégoûtantes, mais extrêmement bien filmées. Le silence tient une grande portion du film et s’avère d’une grande efficacité. Claude Legault offre une prestation incroyable! Le film a déjà été acheté par les États-Unis (Seven Days). On peut donc s’attendre au premier succès du cinéma québécois en 2010.
4/5




