Lundi, 28 juillet 2014

JULIETTE ET MARGUERITE

Un livre jeunesse des plus loufoques! Une petite excursion dans la vie pour le moins inusitée de Juliette!

 

Ce récit se veut une histoire humoristique, fantaisiste, qui coule de soi. Le tout parsemé de petites notes laissées par Juliette et de références à la culture québécoise. Je ne peux faire autrement que souligner que l’auteure fait preuve d’une imagination débordante, et d’une touche d’ironie parfois mordante. Dans ce livre, la maxime « Le ridicule ne tue pas » prend tout son sens.

En fait, il s’agit de l’histoire d’une jeune fille de 13 ans (bientôt 14 ans), qui se retrouve en pleine crise d’adolescence. Au menu : opposition contre l’autorité parentale (surtout celle de la mère), image peu flatteuse envers sa mère et son métier (d’ailleurs la relation est très tendue entre les deux), s’imagine toujours une panoplie de scénarios (à l’occasion dramatiques, par moments délirants), avec une vision capitale de son apparence.

Juliette est secrètement amoureuse du camelot. Elle lui porte une fixation telle, qu’elle le surveille tous les matins en douce afin de l’entrevoir lorsqu’il vient livrer le journal. Alors qu’elle extrapole différents scénarios, voilà que ses parents l’informent qu’elle passera l’été chez sa tante Marguerite, le mouton noir, qui vit en reclus de toute la famille. En fait, cette tante pratique la simplicité volontaire, en plus d’avoir des idées colorées, et d’être attirée par l’ésotérisme.

Juliette est révoltée et envisage différentes façons d’échapper à ce destin qui lui semble bien tragique. Malheureusement, à la fin des classes, elle se voit contrainte de s’y rendre.

Un choc culturel l’y attend, des rencontres pour le moins particulières auront lieu, sans parler des découvertes énigmatiques qu’elle fait.

Bref, un été qui ne se déroule pas du tout comme elle l’imaginait…



VOICI UN EXTRAIT

Juliette et Marguerite, Julie Niquette, Éditions CARD, 2014

« Et, plus encore, si j’avais accepté de m’impliquer dans le comité des jeunes amateurs de politique de mon quartier, peut-être aurais-je été en mesure de faire voter une loi interdisant aux parents d’adolescentes de treize ans bientôt quatorze de les obliger à passer un mois de leur vie dans une campagne éloignée et ennuyante remplie de mouches noires grosses comme des chats et de personnes fanatiques d’ésotérisme et de boues de cristal.

Si j’avais su… J’aurais agi autrement. Si j’avais su… »

Bonne lecture!

SONIA ALAIN

JULIE NIQUETTE
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