Mardi, 12 mars 2013

SEMAINE DE POÉSIE DES LAURENTIDES

Le Centre international de poésie des Laurentides et l’Association des auteurs présenteront la Semaine de poésie du 22 au 30 mars 2013, dans sept villes dont Montréal, Sainte-Adèle, Sainte-Agathe-des-Monts, Sainte-Thérèse, Saint-Eustache, Saint-Jérôme et Val-David.

 

Louis-Philippe Hébert, poète invité de cette troisième édition, parcourra les Laurentides afin de transmettre sa passion à ceux qui vivent dans la « forêt habitée ». Membre de l’Ordre des francophones d’Amérique, lauréat du Festival de poésie de Montréal et Grand prix Québecor du Festival de poésie de Trois-Rivières, cet auteur, éditeur et conférencier nous convie à une véritable odyssée au cœur des mots. D’autres poètes laurentiens feront également partie de cette programmation de qualité.

AVANT-PREMIÈRE À MONTRÉAL

Dans le cadre de Lalitude L, un hommage aux Laurentides organisé dans les Maisons de la culture de Montréal, le Centre international de poésie des Laurentides présente Paroles Laurentiennes, une incursion poétique et musicale dans l’univers de cinq poètes renommés de la région, le 22 mars à 20h, à l’église Saint-Joseph de Rivière-des-Prairies, à Montréal. Flavia Cosma, Hélène Dorion, Francine Hamelin, Gilles Matte, Désirée Szucsany et Louis-Philippe Hébert seront accompagnés par les musiciens du quartet Pascal Tremblay Jazz Faction.

SOIRÉE D’OUVERTURE À SAINTE-ADÈLE

Pour inaugurer les activités laurentiennes, l’AAL convie la population au Centre international de poésie des Laurentides (CIPL), situé dans la bibliothèque Claude-Henri-Grignon de Sainte-Adèle, le samedi 23 mars, de 17h à 19h. La cérémonie d’ouverture, à laquelle assisteront des écrivains et des dignitaires de la région, sera suivie du spectacle Mise en mots, mise en bouche. Les poètes Louis-Philippe Hébert et Hélène Dorion, marraine du CIPL, liront des extraits de leurs œuvres. Ils seront accompagnés du violoniste compositeur Éloi Amesse. En deuxième partie, un micro ouvert offrira aux amateurs de poésie, préalablement inscrits à l’activité à la bibliothèque, la chance de faire connaître leurs plus beaux textes.

Par la suite la population sera invitée à immortaliser leurs vers préférés en les écrivant sur une grande voile de bateau, transformée ensuite en œuvre originale par les peintres de Souffle artistique. Cette voile poétique fera la tournée des marinas du Québec au cours de l’été.

La soirée se terminera sur une note conviviale par un cocktail réunissant les poètes et le public. 

UNE RICHE PROGRAMMATION

La Semaine de poésie des Laurentides 2013 propose plusieurs escales dans différents lieux de diffusion. La poète Hélène Dorion animera, à Saint-Jérôme, le samedi  23 mars, un atelier d’écriture intensif d’une journée ayant pour thème : l’écriture comme lieu d’éveil de la conscience et d’écoute du monde. Les inscriptions sont obligatoires.

À Saint-Eustache, dans le cadre des soirées Voyage au cœur de la poésie, l’auteure Claudine Thibodeau rendra hommage à Louis-Philippe Hébert. Elle lira ses poèmes accompagné d’un musicien, le mercredi 27 mars, de 19 h 30 à 21 h, à la bibliothèque Guy-Bélisle.

Le jeudi 28 mars, dans le cadre des Midis animés, la bibliothèque de Sainte-Thérèse recevra de 12 h 10 à 13 h10, le  poète Louis-Philippe Hébert lors d’un entretien très personnel intitulé La forêt habitée, ces mots qui m’habitent.

Du 16 au 30 mars, à la bibliothèque Claude-Henri-Grignon de Sainte-Adèle, une exposition de tableaux et artefacts mettra en valeur l’œuvre du poète Louis-Philippe Hébert.

SPECTACLE DE CLÔTURE À VAL-DAVID

La Semaine de poésie des Laurentides se terminera dans un voyage au cœur de l’imaginaire qui s’articulera autour du thème Le monde merveilleux d’Alice au pays des merveilles. Louis-Philippe Hébert s’imprègnera des œuvres de l’artiste Louise Bloom pour nous faire pénétrer au cœur de sa poésie. Le Centre d’exposition de Val-David accueillera donc le public le samedi 30 mars dès 15h.

Nous espérons que cette belle semaine permettra à toute la population de découvrir et savourer la poésie. Ce rendez-vous annuel incontournable dans les Laurentides, dont la plupart des activités sont gratuites, est possible grâce à la participation de nos généreux partenaires : les villes de Sainte-Adèle, Sainte-Thérèse, Val-David, Saint-Eustache et Montréal, Cime et TV Cogéco, Flèche Mag et le Conseil des arts et des lettres du Québec.

Source : Association des auteurs des Laurentides AAL

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Hommage au poète Louis-Philippe Hébert, organisé par l’Association des auteurs laurentiens, dans le cadre de la semaine de la poésie, le 27 mars 2013 à Saint-Eustache.

Titre: Louis-Philippe Hébert, chef d’orchestre.
Par Robert Brisebois


Le décor était vide, impersonnel. Une insipide salle de réunion de bibliothèque municipale toute neuve, éclairée au néon, avec ses chaises de métal et son tableau très noir en trame de fond.

Rien qui puisse annoncer l’hommage qu’on s’apprêtait à rende à un de nos plus prolifiques poète, Louis-Philippe Hébert.
Pourtant, après avoir seulement lu quelques lignes, Claudine Thibodeau a transformé l’espace qui séparait la lectrice de son public en écran tridimensionnel où chacun des poèmes de Louis-Philippe Hébert prenait vie, révélant ses horizons et ses palettes de couleur. Dans ce théâtre imaginaire, mais combien présent, les personnages et les décors prenaient place tour à tour. Utilisant en virtuose son bagage impressionnant de comédienne, la grande Claudine Thibaudeau s’est approprié ces textes pour leur donner une consonance qui, bien que toute personnelle, ne travestissait en rien l’œuvre du maitre.
Sidéré, parfois amusé et la plupart du temps emporté, le public réagissait avec émotion et intelligence à la poésie du quotidien qui lui était offerte. Comme le dira plus tard le poète : « J’essaye d’éviter les figures de style. J’écris dans le concret, des choses concrètes ». L’assistance, toute prise par le jeu de la lectrice, semblait s’écrier à l’unisson « Moi aussi! » Moi aussi je ressens ces images, moi aussi j’aime, moi aussi je suis poète! Et les salves d’applaudissements spontanés tout comme les rires et les Ha! qui explosaient dans la salle, venaient confirmer le tout.
Après un récital d’œuvres et d’extraits choisis où le temps s’était éclipsé pour laisser place à l’art théâtral, ce fut au tour de l’auteur de venir nous partager une de ces œuvres. Comme à son habitude, dans les événements publics, Louis-Philippe Hébert avait choisi de lire un texte inédit. Pour l’occasion, c’était un poème ayant pour sujet l’arrivée de sa mère au paradis.
Tel un chef d’orchestre devant sa partition où chaque ligne, chaque mot devenaient un instrument qui formait un ensemble symphonique parfait, Louis-Philippe Hébert nous a livré une performance rythmée où le compteur faisait office de soliste. Les bras en l’air, donnant le rythme, il a emporté son public comme l’aurait fait un baladin, transformant l’imaginaire en réel et interpellant chaque spectateur dans son réel propre. Le partage des émotions était palpable et l’affection partagée voletait dans cette salle devenue, depuis l’entrée en scène de Claudine Thibodeau, le plus merveilleux des théâtres.
Une seule ombre au tableau, peut-être, réside dans le choix d’agrémenter ces lectures poétiques de pièces musicales. Non pas que le travail du musicien n’ait pas été le fruit d’une recherche intelligente et des plus à propos! Celui-ci s’avère être un artiste consciencieux et de grand talent qui a pris le temps nécessaire pour imager adéquatement de façon sonore chaque poème. Mais, l’œuvre de Louis-Philippe Hébert ayant déjà sa propre musicalité et ses propres rythmes, les accompagnements musicaux ont eu l’effet qu’aurait un bijou superflu qui masquerait la beauté de celle qui le porte, plutôt que de la rehausser.
L’hommage à Louis-Philippe Hébert qui a été rendu par la poétesse et comédienne Claudine Thibaudeau à la bibliothèque de Saint-Eustache le 27 mars dernier est une preuve concrète de la possible démocratisation de la poésie.
À en juger par l’heure tardive à laquelle l’événement s’est terminé, on comprendra que ce type de performance, à la fois minimaliste et grandiose, mérite d'être répété, car le public en redemande.

Robert Brisebois alias Mortimer
Texte et photos
robert.brisebois@videotron.ca
(514) 975-3840
Si vous désirez les phots, contactez-moi

j'en ai pas
Mortimer - 30 mars 2013
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