De nos jours en musique classique il n’y a plus de stars comme tels. Sauf Hélène Grimaud qui semble descendre du ciel.
Non seulement est elle d’une beauté à couper le souffle mais elle est une surdouée du piano. La française Hélène Grimaud sera donc samedi en récital à la nouvelle salle de concert de l’OSM. Elle est mondialement connue pour sa qualité d’exécution, mais ce qui l’a distingué des autres pianistes c’est sa passion pour les loups. En effet, elle qui vit en partie dans le nord-est des États-Unis, possède un refuge de loups et n’hésite pas à se trouver au milieu d’eux. Elle a appris à décoder leur comportement.
Native d’Aix-en-Provence, elle va retenir l’attention de la scène internationale par son enregistrement en 1985 du deuxième concerto de Rachmaninov. Qui lui vaudra d’arracher le Grand Prix du Disque de l’Académie Charles-Cros.

TOUS LES INGRÉDIENTS D’UNE STAR
C’est vraiment une superstar, et elle en a tous les atouts. Longtemps ce ne fut pas une artiste commode. Capricieuse elle changeait les programmes de ses concerts et de ses projets de disques. Elle a beaucoup exaspérée les producteurs et les organisateurs de concerts. Si autrefois on passait les caprices aux légendes, on est moins indulgent envers ceux de maintenant. Hélène Grimaud a pu triompher quand même, car c’est une musicienne extraordinaire qui a une approche à la fois spirituelle et intellectuelle de la musique. Elle sait exactement pourquoi elle pose les doigts sur le piano. Elle-même a reconnu avoir soufferts de graves tocs psychologiques et a surmonté ses démons. Elle a 42 ans aujourd’hui et en paraît moitié moins. Son visage est captivant et ne laisse personne indifférent. Et quand elle est à l’instrument, il y a des expressions faciales chez elle qui nous émeuvent à plein.
UN PROGRAMME HERCULÉEN
Pour les pianophiles, Hélène Grimaud a choisi un programme exigeant au possible. Pour le réchauffement, elle débutera avec la sonate pour piano en fa mineur de Mozart K. 310. Suivra la sonate no. 1 de Berg. C’est au retour de l’entracte qu’elle sera confrontée à cet Everest pianistique de représente la redoutable sonate en Si mineur de Liszt. Près d’une demi-heure où tout les périls du piano se trouvent. De la haute voltige. Et par la suite elle nous ramènera sur terre avec les Danses populaires roumaines de Bartok. Il y aurait dit-on encore quelques billets de disponibles. Il ne faut sous aucun prétexte rater cet événement, mot trop souvent galvaudé, mais qui trouve ici sa vraie signification. Un nirvana vous attend.
Source: LaMetropole.com






