Dimanche, 28 février 2010

L’AVOCAT DU MÉDECIN DE PIEDMONT IRRITÉ

Le tournage du nouveau clip de la chanteuse Marie-Mai, une balade touchante inspirée du drame de Piedmont, rapporté dans les pages du Journal mercredi, irrite l’avocat du cardiologue Guy Turcotte. Au jour quatre de l’enquête préliminaire de l’homme accusé des meurtres prémédités de ses deux enfants...

 
Son avocat Pierre Poupart a fait part au juge François Beaudoin de ses inquiétudes devant l’attitude des médias face à l’ordonnance de non-publication imposée par le magistrat. L’avocat s’adressait ainsi au juge, juste avant qu’on annonce que l’ex-conjointe de l’accusé et mère des victimes, Isabelle Gaston, ne sera finalement pas entendue. Me Poupart se préoccupait du fait que certains médias couvrant l’enquête préliminaire depuis le début de la semaine puissent avoir transgressé l’ordonnance de non-publication, en utilisant « une manière d’exprimer, sans le dire, des choses dites ici ».

Une atmosphère malsaine

Selon lui, tous ces reportages créent une atmosphère malsaine, à l’approche du procès du Dr Turcotte, pour lequel il faudra trouver des jurés neutres et impartiaux. Cette atmosphère, en plus d’être créée par les reportages quotidiens sur l’enquête préliminaire, serait engendrée par un reportage exclusif publié dans les pages Arts et Spectacles du Journal de Montréal, mercredi, expliquait l’avocat. L’article portait sur le nouveau clip que tourne actuellement la populaire chanteuse Marie-Mai, pour sa chanson J’attendrai mon tour, inspirée de la tragédie de Piedmont. Au lancement de son album, l’automne dernier, la chanteuse ne s’est jamais cachée d’avoir trouvé sa source d’inspiration dans ce drame.

Incroyable hasard

C’est par un incroyable hasard que Marie-Mai tournait le clip de sa chanson cette semaine, en plein coeur de l’enquête préliminaire de l’accusé. « Quel timing! [...] C’est tellement pas calculé », expliquait la chanteuse. L’ordonnance de non-publication prononcée en vertu de l’article 539 du Code criminel interdit aux médias de diffuser la preuve présentée à l’enquête préliminaire, afin de préserver les éventuels jurés qui seront appelés à juger l’accusé. Or, dans le présent cas, pas plus le Journal que la chanteuse Marie-Mai n’a révélé des faits présentés en preuve. Le juge François Beaudoin a indiqué qu’il avait un grand respect pour le travail de la presse. Sans viser le reportage sur Marie-Mai ou un autre, le magistrat a indiqué avoir lui aussi pris connaissance de reportages « à la limite du tolérable ». « Il faut se ''calmer le pompon'' et respecter le processus judiciaire », a indiqué le juge.

Source : Canoe

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