Lundi, 19 décembre 2011

NOTRE-DAME DE PARIS NE FAIT PAS L'UNANIMITÉ

Hâtivement décrit par certains comme "l'événement musical de la fin de l'année", le retour à Paris de la troupe originale de "Notre-Dame de Paris" n'a pas convaincu tout le monde.

LaMetropole.com / PC
 

Venu de Russie dans une version symphonique, cet "hommage" à la célèbre comédie musicale du duo Cocciante-Plamondon a été présenté trois soirs de suite en fin de semaine au Palais Omnisport de Bercy, qui peut accueillir jusqu'à 15 000 spectateurs selon sa configuration. Pour l'occasion, les Québécois Garou, Daniel Lavoie, Bruno Pelletier et Luc Mervil et les Français Patrick Fiori, Julie Zenatti et Hélène Ségara étaient accompagnés de 70 musiciens et de 40 choristes.

Mais cette performance, sans décors ni costumes, a été jugée "bien trop froide" par Le Parisien, le seul média important qui ait consacré un reportage au retour de Quasimodo, Esméralda, Frollo et autres Gringoire. "Esméralda a vu trop grand", l'émotion "manque cruellement", a jugé le quotidien populaire, avant d'évoquer les "visuels bon marché" projetés sur un écran trop petit pour Bercy. "Pour son retour, treize ans après ses débuts, la troupe historique de "Notre-Dame de Paris" n'affiche pas complet. Pour la première, les gradins supérieurs sont clairsemés, voire carrément condamnés par des rideaux noirs cachant la misère. La faute sans doute à des places qui grimpent jusqu'à 145 euros (environ 200 $) et à des artistes loin de leurs triomphes d'antan", a noté Le Parisien.

Le grand frisson qui avait instantanément fait la gloire de Notre-Dame dès sa création en 1998 n'était donc pas au rendez-vous de ces trois "concerts exceptionnels". Le tour de chant symphonique aura tenu le public "à distance" par son côté "trop solennel" et "sans grande complicité", selon le quotidien, même si l'Orchestre de Kiev, dirigé par le Québécois Guy Saint-Onge, a offert un "bel écrin" aux chansons. Sur scène, le dispositif en imposait tout de même. Le spectacle s'ouvrait avec Bruno Pelletier surgissant du public pour interpréter son célèbre "Temps des cathédrales", avec un "timbre toujours puissant".

Les retrouvailles se sont poursuivies sur le même ton : Luck Mervil a chanté les "Sans-Papiers", le duo Fiori-Zenatti (Phoebus-Fleur de Lys) a repris "Ces diamants-là", Hélène Ségara (Esmeralda) a refait "Bohémienne". Bien sûr, la mythique "Belle", interprétée par le trio Garou-Lavoie-Fiori, a eu droit à une ovation. Imaginé par un producteur russe, ce concert a tourné à Kiev, Saint-Pétersbourg et Moscou. A Paris, où "Notre-Dame de Paris" n'avait pas été présentée depuis l'an 2000, le rideau est définitivement tombé sur la troupe originale. La boucle est bouclée, en somme.

LES OPINIONS EXPRIMÉES SONT CELLES DE L'AUTEUR ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CELLES DE  LaMetropole.com

Cet article est classé sous :Notre-Dame de Paris
Soyez le premier à réagir à cet article.
Nom (pseudo)
Courriel (non-divulgé)
Réagissez à cet article.
Je désire m'inscrire à l'infolettre La Métropole.
Saisir les 5 caractères