Vendredi, 19 février 2010

UN BILAN POSITIF POUR LE FVA 2010

La 9e édition du Festival Voix d’Amériques, qui s’est déroulé du 5 au 12 février 2010, a été foudroyante. Les salles étaient souvent pleines à craquer, mais le public du FVA est le plus beau des publics; il était attentif et complice, permettant aux artistes de se déployer avec audace et émotion.

 

Le public qui fréquente le FVA contribue au succès de cet événement novateur, qui chaque année, continue de nous surprendre. Concrètement, le taux d’assistance a été de 95 %, ce qui signifie une augmentation de 10 % par rapport à l’année dernière. L’invitée d’honneur Ursula Rucker a présenté des performances fortes et intenses. Elle a été littéralement galvanisée par son passage au FVA. Elle a tant adoré la rencontre et était si exaltée, qu’après son spectacle, elle s’est spontanément inscrite au micro ouvert.  Sky de Sela nous a bouleversé tout en nous faisant rire. L’écoute était pure, on entendait le moindre soupir, le moindre sourire de Sky.

Les filles du Body and Soul ont livré la marchandise avec brio. Elles ont été tout autant émouvantes que puissantes. Les filles des deux soirées de la nouvelle série Dans la forêt nous ont entrainés dans leur univers singulier, c’était dense, touchant, étrange et poétique. Et d’bi.young s’est révélée une merveilleuse conteuse, dans son spectacle solo BENU présenté à La Chapelle.

Fred Fortin, accompagné de ses musiciens virtuoses, a donné un spectacle mémorable et généreux. Puis, nous avons eu droit à une édition particulièrement engagée du Combat contre la langue de bois. Sœur Esther Champagne n’y est pas allée de main morte, de même que Will Prosper, Odile Tremblay et Claude Poissant; ils se sont déchaînés. Prises de parole mémorables!

Le Cabaret DADA QUEER a été hallucinant avec un Stéphane Crête en feu, qui n’a pas lésiné sur les costumes et les talons de 15 pouces. L'animateur déluré s’est donné corps et âme, et surtout corps. Les invités nous ont montré ce que ça veut dire, être QUEER. Moment mémorable : l’arrivée de Mado Lamotte, avec cinq « drag queen » géantes à La Sala Rossa. La performeuse new-yorkaise Susana Cook a littéralement cassé la baraque en racontant - en français s.v.p. - une histoire apocalyptique.

La série des « 5 à 7 band + poésie » était exceptionnelle cette année, la plupart du temps la salle était bondée. Dès le départ, Bernard Adamus, Séba et leurs invités ont donné le ton avec un spectacle qui sonnait « down beat » au max, Dynamo Coleoptera a créé un monde magique et très visuel, Music for money et les poètes post adolescents étaient délicieux, le lancement du livre Passagères – Voix de Changements nous a émus, Krista Muir s’est révélée douce comme du bonbon, Les Sirènes étaient dérangeantes, etc. On adore cette série, qui nous permet de présenter gratuitement des artistes connus et des voix émergentes.

Finalement, les Shift de nuit ont permis de présenter des artistes émergents et de connaître de nouvelles voix, par le biais des micros ouverts. On se souviendra de la présence émouvante de Marjolaine Beauchamp, des incroyables comédiens de la troupe Jo Jack et John, et de la force d’Ève Cournoyer.

La directrice artistique D. Kimm, toujours aussi infatigable et électrique, travaille déjà à préparer une dixième édition, particulièrement somptueuse du Festival Voix d’Amériques. Rappelons que Les Filles électriques fêteront non seulement leurs 10 ans d’existence, le 10e anniversaire du FVA, mais qu’elles sont aussi en nomination pour le Grand Prix du Conseil des arts de Montréal dans la catégorie « Nouvelles pratiques artistiques ». Les Filles électriques sont devenues une référence pour leur capacité de présenter des voix différentes et de permettre l’audace, l’expérimentation et l’émotion.

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