Mercredi, 6 janvier 2010

HUMEUR LOCALE AU LOCAL

Chers lecteurs, pour bien débuter l’année 2010, je vous demande d'excuser mon petit oubli du mois passé, soit l'adresse du Stuzzichi Ristorante dans ma dernière chronique. Merci à monsieur Campeau d'avoir souligné cette omission et à monsieur Galmi d'avoir gentiment fourni l'adresse de l’établissement dans la section commentaires.

LaMetropole.com - Shawn Martin-Chalifoux
 
Maintenant, le constat que je fais sur toutes les chroniques et critiques de restaurants, c’est qu’on peut vivre et survivre longtemps, très longtemps, sur les commentaires qui ont été répertoriés par les multiples chroniqueurs ayant traversé le seuil de chacun de ses établissements pour y découvrir de quel étoffe ils étaient faits.  Donc, on ne semble pas souvent rafraîchir la perspective, au fil du temps, malgré les changements et l’évolution souhaitée qui est une nouvelle malheureuse autant pour les restaurateurs que leur clientèle.

Renouveler une évaluation garde les gens concernés frais et attentifs à leur art et à leur clientèle, à mon avis.  Un de mes amis, qui est au cœur de la restauration montréalaise, m’a fait une remarque judicieuse,  il y a quelques mois, qui faisait référence autant à notre condition sociale qu’à la conjoncture économique.  Il me disait que les restaurateurs d’aujourd’hui n’avaient pas la pression de maintenir un standard et une qualité soutenue, car ils n’avaient pas à adresser une activité commerciale continue par une clientèle fidélisée.  Sommes-nous donc infidèles ou tout simplement ennuyés par la monotonie et à la recherche constante de nouveaux stimulis? Qu’en pensez-vous?

À tout événement, malgré les tambours et trompettes entendus à l’ouverture du restaurant « Le Local », il m’interpellait de faire un retour sur ce site tant côtoyé et popularisé par la faune branchée de l’Île.  Je vous avoue d’emblée que si on m’avait demandé de donner une cote à mon premier tour de table, il m’aurait fait plaisir de leur donner un 4 solide, car même mes amis n’en revenaient tout simplement pas de mes éloges à leur égard, ce qui les avait d’ailleurs incités à y aller à leur tour.  C’est suite à leur visite, plus que décevante, que j’ai décidé de refaire l’expérience dans un tout autre contexte.

Ce qui était resté graver à ma mémoire gustative était définitivement les raviolis fau romage garnis de canard confit.  Mon époux avait dégusté un plat « comfort food » bien fait dans son genre.  Les entrées étaient également goûteuses, escargots et terrine maison, pas très recherchées mais satisfaisantes, tout comme les desserts.   Mis à part les raviolis qui me rappelaient les petites enveloppes savoureuses d’AREA à l’époque, j’avais été épatée par l’ambiance créée dans leurs belles salles, l’attention et l’affabilité du service, ainsi que les recommandations perspicaces des vins, autant par le serveur que par la sommelière.  J’avais hâte d’y retourner pour éveiller mes papilles de nouveau, avec ce délectable équilibre de saveurs savamment concocté qu’étaient les raviolis.

Malheureusement, ce n’était pas l’expérience espérée.  Dans une salle différente, tout aussi cousue d’ambiance, j’ai retrouvé le même serveur mais qui, cette fois-ci, avait une tête de quelqu’un qui était ennuyé, mais surtout ennuyeux.  Recommandations de vins par contre toujours aussi bien ciblée, mais mes petits raviolis tant attendus n’avaient rien à voir avec mon expérience première.  Dommage…   Mes compagnons à ce tour ont été satisfaits par les tartares et fles rites qu’ils ont rapidement dévoré et ils étaient décidément charmés par l’ambiance et l’activité.

La vision des propriétaires est ce qui les rend garants de leur popularité actuelle, mais il faudrait peut-être s’interroger sur le contrôle de qualité à la cuisine et l’humeur du personnel. 


Ma cote : 3/$$$


Tripant : le local lui-même, style industriel chic, un des bons SPOT pour voir et être vu

Moche : manque de consistance autant au niveau du service que de la table

Sur ce, je vous souhaite une délicieuse et belle année 2010. Joyeuse bouffe et à la prochaine!

 

1  Mauvaise expérience

Des croûtes à manger

3  Un certain potentiel

Vous avez réussi à m’impressionner

Expérience inespérée

 

Ma classification est basée sur un regroupement d’éléments : qualité de la nourriture, goût, présentation, ambiance, service, sélection de vins et le rapport qualité/prix

 

$ petit prix

$$ abordable

$$$ faut planifier le budget

$$$$ occasions

 

Le Local

740, rue William

Montréal

514 397-7737

Le local

 

 

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Enfin un peu de vérité sur le m'as tu vu de Montréal. Il faut juger les établssements pour ce qu'ils nous servent et comment ils nous servent au lieu de tout simplement se fier la réputation d'un et et d'un tel.

Bravo!

Marc Limoge, Montréal
Bouffeur - 7 janvier 2010
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