La décoration du restaurant est très réussie, avec une
double frise de vitres de couleur. Le propriétaire A.L. Charmant est
particulièrement fier d’une magnifique statue de femme portant deux globes de
lumièr, qu’il a récupéré d’un palace qu’on démolissait à New York et qui trône
maintenant au milieu de la salle à manger. Le gratin de la presse gastronomique était là,
et quand je dis la presse, j’inclus les gens de rla adio et de la télévision.
D’ailleurs, le président est Carl Witchel, qui anime l’Omnivore à CIBL-
radio.
On rencontrait aussi madame Suzanne Leclerc, qui
a marqué la télévision gastronomique pendant très longtemps et qui nous
a publié tant de beaux livres. Il y avait aussi Mario Hinse, le producteur
et vice-président de l’émission L’épicerie, qui relevait la réunion de
sa bonne humeur.
La silhouette romantique de Guénaël Revel se démarquait. J’apprécie ses
chroniques à Menu Vino, tout comme ses concours et ses jeux originaux
sur le vin. La
merveilleuse Isabelle Huot, que l’on voit
souvent à Salut Bonjour et à d’autres émissions était là, et elle
rayonnait sur un cercle d’admirateurs qui lui vouent un véritable culte! Elle
était accompagnée d’une jeune fille dont la beauté parfaite était digne d’une chanson
de Ferland! J’ai parlé avec Josée
Perreault, chef propriétaire de Le Maria
Chapdelaine, et avec Louise
Blais, qui est toujours très drôle. J’ai également croisé la traiteure Denise
Cornellier, qui avait organisé un incroyable buffet
italien lors de la dégustation des vins d’Italie du Marché Bonsecours, le 4
novembre dernier. J’ai fait un petit signe à Isabelle Drouin; la
terrasse était pleine, et dans cette foule, le lumineux Samy Rabbat, qui vient
d’être reçu membre de l’Association, qui était accompagné de l’artiste Diane Senez, dont
j’ai baisé la main. Oui,
je sais, le baisemain est suranné et peut-être un peu distant; aujourd’hui on
lui préfère le baise-joue qui est tellement plus rapprochant. Mais si vous
aviez vu, comme moi, les gracieux et parfois cocasses baisemains des marquis
espagnols, vous en auriez, vous aussi, gardé une certaine nostalgie.
Avoir un guide comme Claude
Simoneau dans une telle réception, c’est tout
simplement un bonheur, d’abord parce qu’il connaît tout le monde, ensuite parce
qu’il a plein d’histoires intéressantes à vous raconter, et surtout parce que
vous ne trouverez jamais chez lui ni sarcasme, ni cynisme. C’est un homme de
bonne table et de bon vin, et la règle numéro un à table, c’est qu’il doit
régner la bonne humeur! Chez Claude, c’est une règle de vie! J’ai aimé le mot de bienvenue de Carl Witchel. Au Québec, on a compris
que les discours protocolaires gâtent souvent la sauce et qu’un mot d’accueil
garde tout le plaisir à la réunion.
Le chef Frédéric Houtin avait concocté des bouchées et des verrines
charmantes qui circulaient à profusion. Mais la touche était donnée par trois serveurs incroyables : Julie, Remy et
Alex, qui prenaient la peine de vous expliquer le contenu de chaque
bouchée; ce qui est indispensable, car si vous êtes un gourmet, vous voulez
savoir ce que vous mangez et les verrines et les bouchées sont pleines de
mystère. Ils veillaient également à ce que les verres ne soient jamais vides.
Je tiens à exprimer un remerciement particulier au Chef pâtissier Jean Daniel Cigarini, qui
nous a présenté des chocolats à la cannelle, des macarons uniques et surtout
une tasse qui pour elle seule, je traverserai encore Montréal d’ouest en est,
afin de la déguster avec des amis.
SAMYRABBAT.COM