Des locataires mécontents se livrent à une pêche sur la glace symbolique ce jeudi devant les bureaux de la Régie du logement du Québec, à Montréal, afin de dénoncer les délais de traitement des dossiers qu'ils estiment discriminatoires.
Ces délais peuvent atteindre jusqu'à 15 mois dans le cas de locataires qui se plaignent par exemple de l'insalubrité de leur logement, de réparations qui n'ont pas été faites ou même d'un manque de chauffage. Or, les manifestants chapeautés par l'organisme communautaire Projet Genèse affirment que les dossiers de propriétaires pour éviction pour cause de non paiement de loyer sont habituellement traités dans un délai d'environ six semaines. Les manifestants estiment que la pratique est discriminatoire.
Bien qu'ils en imputent une partie au manque de personnel à la Régie, ils estiment que le véritable problème se situe dans la confection du rôle d'audiences de l'organisme. Ainsi, les dossiers reçoivent une cote d'urgence variable à la réception. Les groupes de défense de locataires estiment que tous les dossiers devraient être traités sur la base du premier arrivé premier servi, sauf dans les cas de menace à la santé ou à la sécurité des personnes, ce qui permettrait aux locataires ayant de mauvais propriétaires de voir leurs dossiers traités sur le même pied que ceux des propriétaires aux prises avec de mauvais locataires.
De plus, les organisateurs de l'événement estiment que la récente décision du ministre des Affaires municipales, Laurent Lessard, d'ajouter huit régisseurs sur une durée de trois ans pour alléger la liste d'attente ne résoudra pas le problème. Selon eux, ce nombre est insuffisant au départ et la mesure ne viendra qu'alléger minimalement la situation pour une très courte durée en raison de sa nature temporaire.







Pas compliqué cher locatires on paie plus, pour mieux. Ainsi va la vie.Point Final.