Vendredi, 3 septembre 2010

GRIFFINTOWN ORDINAIRE OU ORIGINAL?

En révisant son projet de développement dans Griffintown, le groupe Devimco, créateur du Quartier Dix30, propose d’investir 475 millions dans ce quartier en revitalisation niché entre le Vieux-Montréal et Lachine.

 

Le groupe a récemment levé le voile sur le District Griffin, un projet dominé par 4 tours abritant 1375 logements, des commerces et un hôtel. Comme l’écrit éloquemment Marie-Claude Lortie dans sa chronique de mardi dernier dans La Presse, le projet à tout ce qu’il faut pour plaire, sauf une âme. À en voir la maquette, j’appuie ardemment ma collègue dans son commentaire. Comment donc construire un projet d’une telle envergure sans considérer l’impact de son architecture sur le rayonnement de Montréal nommée, rappelons-le, ville UNESCO de design en 2004?

Quoi qu’on en dise, l’imposant District Griffin influera sur l’image de la ville entière. Or, pour les mêmes raisons que l’on ne peut imaginer le Dix30 au cœur du centre-ville, il m’apparaît difficile d’accepter le District Griffin tel que proposé aux abords de notre quartier historique.  Actuellement, Griffintown se redessine petit à petit et de belle façon. Les nouveaux commerces et restos qui jonchent la rue Notre-Dame ont eux, une âme qui a l’heur de séduire une clientèle sélective sans être élitiste, et sensible à l’originalité.

Or, le modèle de Devimco propose une architecture déjà vu, rappelant n’importe quel quartier de n’importe qu’elle ville occidentale.  Une architecture qui se distingue par rien du tout mais qui fait propre, moyenne… ordinaire. Pourtant, Montréal dispose d’un formidable bassin créatif. Des architectes de talent qui sauraient donner au District Griffin une allure qui se démarquerait par son originalité. Il n’y a absolument aucune raison de se priver d’une œuvre urbaine à la hauteur de Barcelone ou d’autres comme elle ayant compris que pour se démarquer, il faut oser la créativité! 

N’a-t-on pas de loi qui régisse la qualité du design ici? De grâce, ne laissons pas Montréal sombrer dans l’ordinaire...

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Je crois qu'il faut attendre les prochains visuels plus détaillés pour juger. Souvent le problème avec des édifices architecturalement très osés qui sortent des standards de construction est qu'ils coûtent souvent beaucoup plus chers à réaliser. Comme Griffintown est un quartier dans sa genèse; les prix de vente ne peuvent se comparer au Vieux Montréal ou au Centre-Ville le projet doit se vendre donc l'équilibre prix vs. look/qualité est très fragile. Le marché Atwater tout près à connu la même situation; les nouvelles constructions sont de plus en plus de qualité et au look soigné maintenant que le quartier commence à se densifier et par conséquence permettent des prix de vente qui supporte ce look et cette qualité. Cependant si on regarde les derniers visuels du projet on voit un ressemblance évidente avec le projet M9 dans la Cité Multimédia (Vieux Montréal). Le M9 a gagné une multitude de prix pour son design et a même fait la une du prestigieux "Canadian Architect Magazine". Les phase 1 et 2 sont vendues, la phase 3 est en vente et la phase 4 devrait commencer plus tôt que prévu tellement les ventes se font rapidement. Le M9 est en voit de devenir une référence architecturale de Montréal, donc pas surprenant que les futurs projets s'inspirent de son look. Pour plus de détails sur le projet M9 (dernier terrain disponible) dans le quartier de la Cité du Multimédia (Vieux Montréal) visitez Courtier McGill immobilier. McGill immobilier, agence immobilière vente & mise en marché de projets de condos à Montréal

Patrice Groleau - 3 septembre 2010
Résident de Verdun, gestionnaire d’entreprise dans le Vieux-Montréal, j’avoue avoir été séduit initialement par la suggestion d’un rafraîchissement urbain du secteur de Griffintown. Certainement, mes déplacements entre maison et bureau en vélo seraient d’avantage agréable ; je m’imaginais sillonner de nouvelles rues, les unes plus vertes et paisibles les unes que les autres. Peut être serait-t-il un bon moment d’y investir dans le but d’offrir à ma famille un environnement propre et propice au développement de la réelle de cartier.

Puis ensuite, je me suis mis à faire des recherches, autant sur les propositions des développeurs que des réactions des politiciens, citoyens et membres des médias et, petit à petit, j’ai vécu un revirement d’esprit. Au fond des choses, on parlait de ré urbanisation mais en fait, quand on écoute attentivement, le thème semble être fixé sur la commercialisation. Et la voix la plus insistante est celle des développeurs qui connaîtront la part majeurs des bénéfices d’un tel projet. Ces derniers auront toujours accès à de sommes presque inestimables leur permettant de mener leurs projets à terme mais ce sont nous, citoyens, qui payeront le véritable prix ultime à leur place. Je ne connaît ni l’auteur, ni le provenance de ce texte mais il m’a offert une nouvelle perspective sur la question de Griffintown; je vous propose de prendre quelques moments et de vous offrir la pareil. http://ville.montreal.qc.ca/pls/portal/docs/PAGE/ARR_SO_FR/MEDIA/DOCUMENTS/JEAN-CLAUDE%20LAPIERRE.1.PDF


Eric P - 3 septembre 2010
Quelle horreur! Montréal dont les artistes sont reconnus à travers le monde ne peut-elle accoucher que de cet ensemble aussi froid qu'impersonnel? Une verrue au milieu du visage. Ce sont ces structures sans âme qui sont source de délinquance partout dans le monde. Qu'on pense aux banlieues de Paris où même la police n'ose plus mettre les pieds, aux polyvalentes bétonnées et sans fenêtres. Ce ne sont pas les exemples qui manquent. Pourquoi revitalisation et modernisation devraient-ils être synonymes de froideur et dépersonnalisation? C'est de quelque chose de vivant dont ce quartier a besoin. J'ose espérer que ce projet ne pourra pas être imposé sans consultation populaire.

MORTEDERIRE - 3 septembre 2010
Bonjour,

C'est toujours la même histoire quand il s'agit de la revitalisation d'un quartier ici au Québec. C'est toujours une vue à court terme et la rentabilité à tout pris au mépris de la beauté d'une ville, de la santé mentale de ses habitants et de l'impact psychologique à ne vivre que dans le béton. Montréal est une des villes les plus bétonnée dans le monde. Les condos moyen poussent comme des champignons et toujours la même architecture ennuyante, grise et jaune caca. À quand que les artistes mèneront le bal dans notre ville de fonctionnaires et de petitesse ?


Jocelyne Choquette - 3 septembre 2010
S'il-vous-plaît ne construisez pas un autre centre d'achats. Ils sont pathétiques.

Mo - 3 septembre 2010
1375 logements pour du monde à bas revenus, des commerces ne vendant aucune cochonerie de Chine et un hôtel bon marché avec une garderie pour les parents (surtout les mono-parentaux) qui ont besoin d'une pause, c'est ca qu'on veut.

Au lieu de celà, on se retrouve avec des condo(m)s luxueux pas aborbables, des chiottes brillantes de merde importée et un autre hotel plein de gens pincés qui ont le trou du c_l un peu plus haut que leur tête.

Un autre ghetto pour tatouïns bien nantis.

Mettez donc une plage nudistes près de casinos et de clubs de Madames Silicone au sexe douteux.
C'a m'insitera peut-être à m'acheter un complet tape-queue de manière à dépenser les quelques sous qui me reste après m'être fait volé par les taxes "volontaires".

UssTropicana - 3 septembre 2010
je ne suis pas architecte..mais les horreurs présenté n'amène pas a l'ensemble de la ville d'un point de vue esthétique une ligne harmonieuse..je ne sais pourquoi et si la chose est possible mais d'Instinct..j'opterais des bâtiments en forme d'une arche..comme la grande arche de la défense a Paris ou encore Pékin et son grand théâtre..pour que la ville soit harmonieuse..et que le nouveau complexe ne jure..et ne vienne enlaidir nos prochaines carte postale !

flutedeflute - 3 septembre 2010
Je débarque de Barcelone et je suis tout a fait d'accord avec toi Ysabel! Il y a moyen d'intégrer l'art et l'histoire. Le Parc Guell de l'architecte Gaudi en est un bon exemple.

Line - 8 septembre 2010
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