Vendredi, 3 février 2012

LA FTQ REFUSE DE PARTICIPER AU COMITÉ DE TRANSITION?!

La FTQ-Construction réitère son refus de participer aux travaux du comité de transition sur la référence syndicale, qui s'amorçaient jeudi.

LaMetropole.com / PC
 

En conférence de presse à Montréal, les dirigeants du plus important syndicat dans le secteur de la construction ont dit croire que les dés sont pipés et qu'ils n'ont rien à gagner à aller répéter les mêmes doléances que celles qui avaient été mises de l'avant en commission parlementaire. "On n'a plus confiance, aucunement confiance, a déclaré le président de la FTQ-Construction, Arnold Guérin. Ce comité va encore faire des recommandations à la ministre (du Travail, Lise Thériault) et c'est la ministre qui va encore décider."

M. Guérin a rappelé que la centrale avait déjà eu une fin de non-recevoir en commission parlementaire. "Sur tout ce qu'ils nous avaient demandé de regarder, nous avions des solutions. On n'est pas parfaits; on sait qu'il y a des problèmes, il y a des choses qu'on peut régler. Nous étions prêts à nous asseoir pour les régler. Nous n'avons même pas été écoutés et il n'y a pas une de nos recommandations qui a été retenue ou même analysée. Donc, nous n'irons pas nous asseoir là pour faire casser du sucre sur notre dos", a-t-il déclaré.

La FTQ-Construction réclame des amendements au projet de loi qui lui permettraient d'avoir un lien direct avec les employeurs pour la référence syndicale, affirmant que ce lien est essentiel pour agencer les besoins des entrepreneurs et les qualifications spécialisées des membres. Bien qu'elle s'engage à respecter la Loi 33, qui porte sur le "placement syndical", la FTQ-Construction songe à en contester certaines dispositions devant les instances appropriées, notamment le Bureau international du travail.

La ministre Thériault n'a pas tardé à réagir; dans l'heure suivant la conférence de presse de la FTQ-Construction, elle a dit trouver dommage la décision de la centrale de boycotter les travaux du comité de transition. Bien qu'elle reconnaisse qu'idéalement tous les intervenants devraient participer, Mme Thériault a indiqué que le comité fonctionne tout de même. Puis elle a lancé un appel aux syndiqués qui se sentiraient lésés par des décisions prises par leur syndicat. "Il y aura une période de vote pour changer d'allégeance syndicale au printemps, a-t-elle indiqué. Les travailleurs, à ce moment-là, qui pensent qu'ils peuvent être brimés exerceront leur droit de vote et s'ils veulent rester avec leur syndicat, ils le feront et s'ils ne le veulent pas, ils changeront."

Cette déclaration a fait bondir le syndicat qui a demandé au premier ministre Jean Charest de ramener sa ministre du Travail à l'ordre. "Il est totalement inacceptable que la ministre du Travail tente de dicter aux travailleurs et aux travailleuses du Québec à quel syndicat ils devraient appartenir", a déclaré le directeur général de la FTQ-Construction, Yves Ouellet, par voie de communiqué. "Il s'agit ici d'ingérence de la ministre, d'un parti pris qui n'a pas sa place, d'une tentative de manipulation, voire d'influence. Émettre ce genre de propos alors que la période de maraudage syndical approche est simplement inacceptable", a déclaré le syndicaliste, qualifiant l'intervention de diversion destinée à semer la bisbille pour éviter d'aborder "les problèmes de collusion et de corruption et de financement des partis politiques dans l'industrie de la construction".

MM. Guérin et Ouellet ont d'autre part tenté de faire valoir, lors de la conférence de presse, que les modifications qu'entend apporter le gouvernement Charest au régime de travail dans l'industrie de la construction ne comportent aucune mesure pour améliorer la santé et la sécurité sur les chantiers. Il s'agit pourtant, selon eux, d'un problème beaucoup plus important que celui du placement syndical, qui ne touche que 15 pour cent de la main-d'oeuvre. M. Ouellet a invoqué le grave accident survenu récemment sur le chantier du centre de recherche du CHUM pour faire valoir ses arguments.

"C'est une bagarre qui perdure depuis des années et des années. Pour citer un seul exemple: l'accident survenu dernièrement sur un chantier de Montréal, où un morceau de glace est tombé (sur la tête d'un ouvrier). Il y a 12 ans, nous avions le même problème au Palais des congrès. Ça veut dire que ça ne s'est pas réglé", a-t-il dit. Il a déploré l'apparente indifférence du gouvernement face à la nécessité de resserrer les règles en matière de santé et de sécurité du travail sur les chantiers.


L'INFORMATION REPRODUITE SEMBLE PRÉSENTER UN DEGRÉ POSSIBLE DE MANIPULATION DE L'OPINION PUBLIQUE. ON N'EST JAMAIS ASSEZ PRÉVENU.

Cet article est classé sous :FTQ Commission d`enquête Construction Mafia
Bon ! Qu'on se le dise, pour de bon. Cette loi a 2 buts ultimes, qui n'ont rien à voir avec les gros titres affublés à sa page couverture.

Il est clair que cet écran de fumée ne fait que camoufler la collusion, la fraude et l'ingérence du gouvernement dans l'impartition de contrats faramineux aux ''ti-n'amis'' en échange de ristourne au Parti Libéral, sinon directement dans la poche de nos élus. La commission d'enquête qui débutera 3 ans aprés la première demande d'un élu de l'opposition ne dévoilera que ce que les complices voudront bien voir dévoilé. En 3 ans, on déchiquette combien de pages ? Et on gâte les futurs coupables en leur demandant de tout prendre sur leur dos en échange d'un avenir assuré ? Comme dit l'autre: ''On verra''.

La conséquence pour les syndicats affectés, qui, en passant, sont ceux qui ont le plus fait avancer les conditions de travail de l'Industrie, est la perte de contact direct et ponctuelle avec leurs travailleurs. Lorsque l'employeur véreux appelait (rarement) au Local pour de la main d'oeuvre spécialisée, nous faisions certain qu'au moins un travailleur référé connaissait sa convention collective et les différentes lois régissant l'industrie de la construction et nous informait de l'attitude adoptée par l'employeur. Également, tous les autres entrepreneurs, honnêtes, ceux-ci, qui faisaient appel au service de référence savaient qu'ils auraient de la main d'oeuvre spécialisée et qu'on leur enverrait quelques chiens de garde. C'était de bonne guerre. Ensuite, l'exemple et le bouche à oreille faisant leur oeuvre. Les abus se limitaient aux petits employeurs véreux et aux gros entrepreneurs carrément anti-syndicaux.

Maintenant, qui informera les travailleurs de leurs droits? Le promoteur? L'entrepreneur général? L'employeur? La CCQ? Le gouvernement de droite Libéral ? Le passé étant garant de l'avenir, je vous prédis le chaos dans la construction et l'apparition du ''JE, ME, MOI''ne fera rien pour amoindrir le choc.

BRAVO, LISE THÉRIQUE !!! Qui donc vous a garanti un emploi après cette job de bras ?
claudelec - 3 février 2012
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