Le Parti Québécois
Le Québec est une nation.
Le Parti Québécois a toujours milité pour sa souveraineté afin qu’il devienne, enfin, un jour, indépendant.
Un mouvement qui prend ses sources dans l’histoire
L’idée de faire du Québec un pays prend ses sources au plus profond de
notre histoire. De la fondation de Québec par la France jusqu’à la
révolte républicaine et démocratique des Patriotes, en passant par la
Conquête, la volonté des francophones d’Amérique de décider pour
eux-mêmes s’est exprimée de manières diverses.
Au cours des années 1960, tout change. Les Québécois se mettent de
l’avant une identité forte. Leur État se bâtit. De nouveaux mouvements
politiques émergent. Le mouvement souverainiste, par sa pertinence et la
vaste mobilisation qu’il soulève, s’établit durablement.
Un parti attendu (1968-1976)
La genèse du Parti Québécois
Le Rassemblement pour l’Indépendance nationale (RIN), animé notamment
par Pierre Bourgault, est précurseur. Pour la première fois, les
Québécois peuvent voter pour leur liberté. Puis, en 1968, tout change.
René Lévesque quitte le Parti libéral, incapable d’envisager le Québec
autrement que comme une province, et fonde le Mouvement
souveraineté-association (MSA). Sous sa direction, le MSA et le
Ralliement national (RN) s’unissent pour former un seul et même parti :
c’est la naissance du Parti Québécois. Dans la foulée, le RIN se
saborde, invitant ses militants à joindre le nouveau parti. René
Lévesque devient son premier chef.
Les débuts sont fulgurants. Après deux ans, le jeune Parti Québécois compte 80 000 membres.
Aux élections générales de 1970, le Parti Québécois fait élire sept
députés à l’Assemblée nationale et finit deuxième au chapitre du nombre
de voix recueillies (23,6 %). Les sept premiers députés du Parti
Québécois sont:
Camille Laurin (Bourget),
Guy Joron (Gouin),
Marcel Léger (LaFontaine),
Robert Burns (Maisonneuve),
Lucien Lessard (Saguenay),
Charles-Henri Tremblay (Sainte-Marie) et
Claude Charron (Saint-Jacques).
Les moyens du Parti Québécois sont modestes et, suite aux événements
troubles de la crise d’octobre 1970, son effectif chute. Il met alors en
place un système d’organisation simple mais redoutable, basé sur la
masse de ses membres et le financement populaire.
En 1973, la puissance de l’émergence du PQ se confirme. Bien qu’il ne
fasse élire que six députés, il augmente son appui à 30,22 % des voix et
forme l’opposition officielle.
Des politiques avant-gardistes et déterminantes (1976-1988)
Le premier gouvernement du Parti Québécois et le premier référendum
En 1976, à la surprise générale, le Parti Québécois défait un
gouvernement libéral miné par le cynisme et les allégations de
corruption. Le 15 novembre 1976 passe à l’histoire comme un des moments
les plus importants de l’histoire du Québec. Ayant obtenu 41,37 % des
voix et faisant élire 71 députés, René Lévesque déclare : « Je n’ai
jamais pensé que je pourrais être aussi fier d’être Québécois que ce
soir. »
C'est à cette occasion que sont élues les premières femmes députés du Parti Québécois. Il s'agit de:
Lise Payette,
Louise Harel,
Denise Leblanc,
Jocelyne Ouellette et
Louise Cuerrier-Sauvé.
Se met alors en action l’un des gouvernements les plus innovateurs que
le Québec ait connus. On met en place la loi de financement des partis
politiques. La loi 101 fait du français la langue normale de la vie
publique du Québec. On crée l’un des premiers ministères de
l’Environnement au monde. Protection du territoire agricole, protection
du consommateur, Loi sur l’assurance automobile, Commission de la santé
et sécurité au travail, Loi des normes du travail : le gouvernement
s’attache à défendre les Québécois et à faire gagner le Québec.
Le 20 mai 1980 toutefois, une grande déception survient. Lors du
premier référendum sur la souveraineté, le Oui est défait avec 40,44 %
des voix. René Lévesque déclare : « Si je vous ai bien compris, vous
êtes en train de me dire : À la prochaine fois! »
À l’élection suivante, le 13 avril 1981, le Parti Québécois est réélu
avec un nombre record de 80 députés et un score de 49,26 %. C’est un
mandat difficile, marqué par le funeste rapatriement de la Constitution
du Canada et par une crise économique majeure, dont le Québec sera tout
de même sorti lors de la perte du pouvoir, en 1985. Le 2 décembre de
cette année, le gouvernement de Pierre-Marc Johnson est défait et ne
conserve que 25 députés.
La longue marche vers la liberté (1988-1995)
De Meech au deuxième référendum, en passant par Charlottetown
Le 19 mars 1988, Jacques Parizeau devient chef du Parti Québécois et
amorce une patiente et studieuse préparation vers la souveraineté. C’est
l’époque de l’Accord du Lac Meech. À l’élection de 1989, il est proposé
de tenir une série de référendums sectoriels. Malheureusement, le Parti
Québécois ne remporte que 29 sièges, face aux Libéraux de Robert
Bourassa.
Jacques Parizeau ne renonce pas. Organisation dans les
circonscriptions, documentation sur la souveraineté, présence
internationale des souverainistes : rien n’est laissé au hasard pour
paver la voie à l’avènement du pays du Québec. Après l’échec de Meech,
le 22 juin 1990, la souveraineté est au plus haut. Mais il faut faire
durer l’enthousiasme. Le 26 octobre 1992, les Québécois rejettent dans
une forte majorité la nouvelle entente constitutionnelle de
Charlottetown. Jacques Parizeau présidait le Comité du Non. Le 12
septembre 1994, le Parti Québécois est porté au pouvoir par des
Québécois fatigués par neuf autres années de mauvaise gestion libérale.
Un nouveau cycle commence. Les préparatifs s’intensifient, la présence
diplomatique du Québec aussi. Le 12 juin 1995, une entente est conclue
entre le Parti Québécois, le Bloc Québécois, récemment formé sur la
scène fédérale par Lucien Bouchard et opposition officielle à la Chambre
des Communes, ainsi que l’ADQ de Mario Dumont. Se mettra alors en
branle un des exercices démocratiques les plus poignants que les
Québécois aient connus.
Le 30 octobre 1995, 91,55 % des électeurs exercent leur droit de vote.
Le Oui est toutefois défait, avec un résultat plus que serré, de
49,42 %. Jacques Parizeau annonce son départ de la vie politique.
Un gouvernement qui développe le Québec (1995-2003)
Réformes et grande corvée
Réclamé par les Québécois, plébiscité par les souverainistes, Lucien
Bouchard quitte la direction du Bloc Québécois et devient président du
Parti Québécois et, ainsi, premier ministre du Québec. S’amorce une
nouvelle phase de réformes importantes pour l’avenir du Québec.
Fort d’un consensus regroupant les milieux patronaux et syndicaux,
Lucien Bouchard convie les Québécois à une grande corvée. Il faut
restaurer l’équilibre budgétaire pour maintenir les programmes sociaux
et combler le trou laissé par les libéraux.
C’est une époque difficile pour le gouvernement du Parti Québécois,
élu en 1998. Nous réussissons néanmoins à dégager la marge de manœuvre
nécessaire pour créer Emploi-Québec, adopter la loi sur l’équité
salariale, créer le réseau de services de garde éducatifs, le système de
congés parentaux du Québec et l’assurance-médicaments.
En trois ans, le budget est équilibré pour la première fois depuis
quarante ans, notamment grâce au brio de Bernard Landry, qui devient
premier ministre du Québec en 2001, lors du départ de Lucien Bouchard.
Une transition, vers de nouveaux sommets (depuis 2003)
Il nous reste un pays à faire
Le Parti Québécois entre dans l’opposition après une défaite aux
élections générales du 14 avril 2003. Depuis lors, il talonne le
gouvernement libéral sur ses promesses brisées et son inaptitude à
gouverner. En parallèle, c’est le début d’une réflexion sur la stratégie
souverainiste et l’orientation du parti. André Boisclair succèdera à
Bernard Landry. Le 26 mars 2007, le Parti Québécois connaît une défaite
historique en devenant le troisième parti d’un parlement divisé, face au
premier gouvernement minoritaire en plus d’un siècle.
Le 13 mai 2007, Pauline Marois annonce sa candidature à la direction
du Parti Québécois. Elle met de l’avant les orientations suivantes :
remettre notre identité à l’avant-plan, réformer la sociale démocratie,
mettre l’accent sur la création de la richesse et mettre fin aux
éternels débats sur la mécanique référendaire qui nous éloigne des
raisons fortes de faire la souveraineté.
Avec Pauline Marois, le Parti Québécois rompt avec l’attentisme en lançant le Plan pour un Québec souverain et la tournée de l’ABCD pour la souveraineté .
De nouveaux moyens sont mis de l’avant pour diffuser nos idées, sur le
web et dans les milieux de vie. Le parti est en ordre financièrement et
politiquement.
Aujourd’hui, nous sommes en route vers le VXIe congrès national
qui aura lieu en avril 2011. Nous y adopterons le programme qui nous
liera aux Québécois après les prochaines élections. Le programme d’un
gouvernement souverainiste.