Le scénario de fin de saison de nos Glorieux ne vous rappelle pas celui qui les avait éliminés des séries d’après-saison il y a à peine trois ans ? En 2007, le Canadien n’avait besoin que d’un seul petit point pour accéder aux séries et affrontait les Maple Leafs lors du 82e et dernier match de la saison régulière.
Résultat : une victoire des rivaux de l’Ontario. Le CH devait alors prier pour une défaite des Islanders le lendemain, si ma mémoire ne me fait pas défaut. On connaît la suite. Avec la défaite contre les Hurricanes, le Canadien a démontré pour un deuxième match consécutif qu’il n’a pas l’instinct du tueur. L’équipe aurait pu dès mardi fermer les livres pour les Rangers. En lieu et place, on se complique la vie. Les analystes sportifs ont beau émettre toutes les hypothèses au monde, la seule et unique raison qui explique le piètre rendement de l’équipe est le manque d’effort, la synergie.
On favorise le jeu individuel au détriment du collectif. L’union fait la force, dit-on ? Mais la problématique est sans doute plus complexe. Entrons donc dans la valse des suppositions.
Et si le système de jeu implanté par l’équipe d’entraîneurs se basait sur l’attaque et non la défensive ? Et si l’empreinte de Bob Gainey ne flottait pas encore sur toute l’équipe ? Et si Kovalev était demeuré avec l’équipe ? Bon, le Russe a été blessé lors de l’affrontement de jeudi et on connaît son implication sporadique. Certains diront même qu’il aura connu une saison mitigée avec les Sénateurs. Kovi était heureux à Montréal, mais s’appitoyait sur son sort en début de saison à Ottawa. Cette attitude lui a sans doute coûté quelques points.
Et si on ne s’était pas entêté à voir Carey Price comme le gardien numéro un de l’équipe, sans doute Halak aura officié lors de quelques rencontres supplémentaires avant les Fêtes et le petit point qui nous manque serait déjà dans la poche. Et si Spacek avait produit ne serait-ce que la moitié des buts qu’il a manqué lors de sa dernière saison à Buffalo ? Plusieurs éléments qui ne se sont pas mis en place et qui font aujourd’hui que les partisans retiennent leur souffle…encore une fois ! Nous sommes loin de l’époque où la grande question était de savoir si notre Flanelle allait terminer au premier rang ou au second.
Oui l’équipe détient encore le plus grand nombre de victoires de la Coupe Stanley avec 24. Mais qu’on ne me parle plus de dynastie. L’équipe a, pour moi, perdu son âme, son cœur, sa fierté !






