Dimanche, 16 septembre 2012

LOCK-OUT ! C'EST MAINTENANT OFFICIEL

La requête des joueurs du Canadien pour invalider le possible lock-out de la Ligue nationale a été rejetée, vendredi, par la Commission des relations du travail (CRT) du Québec.

 

La demande d'ordonnance provisoire visait à empêcher le déclenchement du lock-out au Québec. Les joueurs du Canadien souhaitaient faire valoir qu'ils ne peuvent pas être mis en lock-out puisque l'Association des joueurs n'est pas un syndicat reconnu au Québec. Pour des raisons qui seront expliquées ultérieurement, cette demande a été rejetée par la CRT. Les joueurs du Tricolore ont perdu une bataille, mais ils ont encore une chance de gagner la guerre. Les deux parties seront convoquées à nouveau pour débattre du litige sur le fond.

Les avocats des 16 joueurs du Tricolore ont plaidé pendant la séance matinale, tandis que la partie adverse a pris près de trois heures pour expliquer sa position, en après-midi. La Ligue nationale n'a pas tardé à réagir par l'entremise de l'adjoint au commissaire, Bill Daly. « Nous sommes ravis, mais pas surpris de la décision de la CRT. Nous espérons que cette décision fera en sorte que l'Association des joueurs cesse ces distractions inutiles et concentre ses efforts sur les négociations de la nouvelle convention collective. »

De son côté, le directeur juridique de l'Association des joueurs, Don Zavelo, a commenté la décision par voie de communiqué. « Nous sommes satisfaits de la décision de la Commission. Elle a à la fois rejeté le motif d'urgence invoqué par les joueurs, mais également la demande d'annulation de la cause de la LNH. La décision reconnaît que les questions soulevées par les joueurs sur la légalité d'un lock-out méritent d'être entendues (dans un litige sur le fond). »

L'audience a eu lieu à Montréal. Le Canadien y était représenté par son vice-président et chef de l'exploitation, Kevin Gilmore. Aucun joueur n'a été aperçu sur place. La Ligue nationale pourrait déclencher samedi soir, à minuit, un lock-out si aucune entente n'intervient pour une nouvelle convention collective. Leurs avocats soutenaient également que les contrats lient les joueurs au Canadien, et non pas à la Ligue nationale. Une démarche identique a été lancée en Alberta pour les joueurs des Flames et des Oilers.

UN LOCK OUT PROFITERAIT AUX CLUB JUNIORS

La Ligue américaine de hockey pourrait faire ses choux gras d'un lock-out dans la LNH. Le président de la LAH, Dave Andrews, ne prie certes pas pour le déclenchement d'un conflit de travail dans la grande ligue. Mais il sait très bien que cela signifierait un afflux de joueurs de talent, une forte augmentation des assistances et une plus grande attention des médias.

C'est ce qui est arrivé pendant le lock-out de la LNH qui a provoqué l'annulation de toute la saison 2004-05, lorsque de jeunes joueurs vedettes comme Jason Spezza, Eric Staal, Michael Cammalleri, Patrice Bergeron et Dustin Brown se sont retrouvés dans la Ligue américaine. La ligue avait alors enregistré un record d'assistance qui a dépassé sept millions de spectateurs pour la saison, incluant les séries éliminatoires. "Je ne dirais pas que nous anticipons impatiemment un arrêt de travail, a déclaré Andrews cette semaine. Les meilleurs intérêts de ce sport dépendent des activités de la LNH.

"Mais si nous en arrivons là, nous profiterons d'une plus grande couverture médiatique en Amérique du Nord et en Europe et nous aurons une plus grande présence à la télévision au Canada et aux États-Unis. Ça crée des opportunités de revenus que nous n'avons pas habituellement." L'un des rares sujets sur lequel la LNH et l'Association des joueurs se sont entendus cette semaine, c'est sur le mécanisme visant à céder des joueurs dans la Ligue américaine en cas de lock-out.

Les joueurs qui seront assignés à la Ligue américaine n'auront pas à être soumis au ballottage s'ils sont rappelés trois jours avant la reprise des activités dans la LNH. Cette mesure touche également les joueurs qui détiennent des contrats à deux paliers. Il reste à voir combien de jeunes joueurs vedettes qui en sont à leur premier contrat professionnel et qui n'ont pas besoin d'être soumis au ballottage seront assignés aux club-écoles pour poursuivre leur développement pendant la durée du lock-out.

Les Barons d'Oklahoma City en profiteraient certainement si les Oilers d'Edmonton décident de leur céder Ryan Nugent-Hopkins, le premier choix de 2011, et Taylor Hall, premier choix en 2010. Ce sera aux clubs de décider si un séjour dans la LAH en vaut la peine pour certains de ceux qui y sont admissibles comme Jordan Eberle à Edmonton, Jeff Skinner en Caroline ou Adam Henrique au New Jersey des joueurs qui semblent déjà bien établis dans la LNH. Des décisions devront aussi être prises dans le cas de joueurs comme Tyler Seguin des Bruins de Boston, Erik Gudbranson des Panthers de la Floride, Jared Cowen des Sénateurs d'Ottawa, Nazem Kadri et Jake Gardiner des Maple Leafs de Toronto, Louis Leblanc du Canadien et Zack Kassian des Canucks de Vancouver.

Les Blue Jackets ont déjà cédé l'attaquant de 20 ans Ryan Johansen, quatrième choix au repêchage 2010, à son club de la LAH. Andrews soutient que jouer dans la Ligue américaine s'est avéré une bonne chose pour certains jeunes joueurs pendant le dernier lock-out. Ils ont obtenu une année supplémentaire de développement tout en jouant au sein des premiers trios et d'évoluer en avantage et désavantage numérique, au lieu de se contenter d'un rôle limité dans la LNH. "Je dirais que ç'a beaucoup contribué à leur confiance et ça les a aidés à leur retour dans la LNH la saison suivante", a-t-il dit.

Les équipes juniors pourraient également en bénéficier. Ces quelques joueurs qui font le saut directement du junior à la LNH chaque année resteront probablement avec leurs clubs juniors. Cela avait été le cas la dernière fois, quand des joueurs talentueux comme Ryan Getzlaf, Shea Weber et Mike Richards ont passé une saison supplémentaire dans le junior. Cette fois, ce pourrait être le cas d'espoirs comme Jonathan Huberdeau, des Panthers de la Floride, et de Mark Scheifele, des Jets de Winnipeg. Les deux ont 19 ans.

Parmi les joueurs repêchés en juin dernier qui auraient pu faire le saut directement, on note le défenseur Ryan Murray, des Silvertips d'Everett, deuxième choix des Blue Jackets, l'attaquant Alex Galchenyuk, du Sting de Sarnia, réclamé au troisième rang par le Canadien, ou Dougie Hamilton, des IceDogs de Niagara, un espoir des Bruins. Nail Yakupov, le premier choix des Oilers en juin, n'a pas fait connaître ses intentions s'il demeurera avec Galchenyuk à Sarnia ou s'il tentera de se trouver du travail dans la KHL advernant un lock-out.


LOCK-OUT ! C'EST MAINTENANT OFFICIEL

Mise à jour le Dimanche 16 Septembre 2012 4h00

La Ligue nationale de hockey a décrété un lock-out pour les joueurs des 30 équipes qui la composent. Tel qu'il le répète depuis plusieurs semaines, le commissaire de la LNH, Gary Bettman, a imposé un arrêt de travail à minuit, samedi, puisqu'aucune entente n'a été conclue entre les joueurs et la ligue. La convention collective prenait fin samedi soir. La LNH est donc frappée par un troisième arrêt de travail sous le règne de Bettman. Celui de 1994-1995 avait écourté la saison à 48 matchs, tandis que celui d'il y a huit ans avait forcé l'annulation de la saison et des séries éliminatoires 2004-2005.

Le lock-out de 2004-2005 avait pour principal enjeu l'imposition d'un plafond salarial, une condition que les propriétaires avaient finalement réussi à faire accepter aux joueurs. Cette fois, l'enjeu principal tourne autour des « questions économiques centrales », un euphémisme souvent utilisé par Bettman pour parler du partage des revenus totaux de la ligue entre joueurs et propriétaires. Les joueurs en obtiennent actuellement 57 %, une part jugée démesurée par le commissaire.

La LNH propose donc que cette part passe à 49 % l'an prochain, à 48 % en 2013-2014, et à 47 % lors des trois saisons suivantes. Si l'augmentation de revenus projetée par la ligue est respectée, les revenus des joueurs en dollars continueront à augmenter, sauf entre la saison dernière et la campagne 2012-2013. Les joueurs proposent quant à eux une diminution à 54,3 % l'an prochain. Cette portion passerait dans les 52 % lors des quatre saisons suivantes. Or, la LNH a bénéficié, depuis l'arrêt de travail de 2004-2005, d'une période de croissance phénoménale, le tout malgré la morosité économique aux États-Unis. Les revenus de la ligue se chiffrent désormais à 3,3 milliards de dollars, une hausse d'environ 50 % depuis le lock-out.

Dans ce contexte, plusieurs se demandent comment la ligue peut affirmer qu'elle ne peut pas continuer à opérer dans un système qui lui a valu de tels revenus.

FINI LE LONG TERME

Les autres enjeux sont plus diffus, mais l'existence du plafond salarial représente un des rares points d'entente entre les deux camps. Le reste des négociations ressemble toutefois à un dialogue de sourds, si on se fie aux propos tenus par Bettman et son vis-à-vis, Donald Fehr. D'un côté, les joueurs insistent sur leur vision d'un système de partage des revenus afin d'aider davantage les marchés plus faibles de la LNH. De l'autre côté, les propriétaires souhaiteraient, selon les échos, une réduction draconienne de la durée des contrats (maximum de cinq ans) et un accès plus restreint à l'autonomie complète.

LA BATAILLE DE L'UNITÉ

Le noeud du problème est que la manne financière ne profite pas à parts égales à toutes les équipes. Les sept formations canadiennes, de même que les grands marchés américains font généralement de bonnes affaires. Mais les marchés de hockey moins traditionnels peinent à joindre les deux bouts. Les joueurs souhaitent visiblement exploiter ce filon en proposant leur propre système de partage des revenus. Cet aspect et celui de la durée maximale des contrats pourraient théoriquement représenter des éléments de discorde entre propriétaires. Nombreux sont ceux qui soulignent l'incongruité des contrats à long terme accordés par certaines équipes, qui vont bien au-delà de cinq ans.

Mais les deux parties y ont chacune été de démonstrations d'unité. Les joueurs l'ont fait à New York cette semaine, avec la participation de 283 des leurs aux diverses réunions. Leur présence aux côtés de Fehr à pratiquement chaque point de presse est un autre symbole. Du côté de la ligue, Bettman a indiqué jeudi que les 30 propriétaires avaient voté à l'unanimité pour un lock-out. Reste à voir combien de temps cette unité durera de part et d'autre. Bettman et Fehr seront-ils assez convaincants pour que leurs mandants renoncent à des millions de dollars pendant que les arénas demeurent vides?

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