Le sel est un tueur silencieux. Non seulement les aliments produits par l’industrie en contiennent énormément, mais nous avons la mauvaise habitude d’en rajouter.
Le sel est le plus vieil additif de l’humanité. Sa consommation remonte à 5000 ans. On s’en est servi historiquement pour préserver les aliments. Et il a aussi servi dans l’Histoire comme monnaie d’échange. Le sel est même à l’origine du mot salaire.
SA COMPOSANTE, LE SODIUM
Chez nous la loi oblige les fabricants à indiquer le taux de sodium, qui est la composante essentielle du sel. Pour savoir son équivalent en sel de cuisine il faut un multiplicateur pour en arriver à connaître la présence réelle en sel. C’est subtil. L’industrie tient mordicus au sel. En Europe, la firme Nestlé a exercé des pressions considérables sur les ministères de la Santé pour empêcher que le taux de sodium figure sur les étiquettes. Tout comme l’industrie elle estime que c’est la responsabilité du consommateur et non de celui qui fabrique le sel. Donc si tu sales trop, c’est ton problème.
L’industrie agroalimentaire également aussi le sel, parce que c’est une composante bon marché qui masque le goût amer, donne du goût aux aliments insipides et met de l’avant le goût du sucré. C’est pourquoi on en retrouve dans les sodas et les eaux gazeuses, car il aide à donner soif tout en valorisant l’aspect sucré. En charcuterie il fait augmenter le volume d’eau et comme la charcuterie est vendue au poids…
UN SALT INSTITUTE MINÉ PAR L’INDUSTRIE
Il existe bien un Salt Institute, qui publie des études rassurantes sur le sel. Mais il est soutenu par qui? L’industrie alimentaire. Où est l’objectivité? Le problème principal, avec la trop grande consommation de sel, c’est qu’il force les organes régulateurs à trop travailler, dont les reins qui ne fournissent plus côté élimination. Le sang en est gorgé et le cœur paie la facture. Et que dire des AVC, qui y trouvent leur origine? Les compagnies pharmaceutiques, tels des vampires, sont heureuses comme tout de vendre des médicaments destinés aux « soins » cardiovasculaires. Et ça coûte au final une fortune en budget gouvernemental de santé et en remboursements de médicaments.
Il faut savoir que passé 60 ans une personne sur deux fait de l’hypertension, car trop de sel absorbé. Des douze à quinze grammes consommés quotidiennement, il faudrait réduire idéalement la dose de moitié, même de l’abaisser jusqu’à trois grammes quotidiennement. Tout contient du sel, ou presque, y compris votre pain. C’est l’ennemi à traquer. 80% du sel que l’on prend se trouve déjà dans les aliments. Et le plus étonnant, la lutte au sel ne fait pas partie des priorités des organismes en santé.

Vous souvenez-vous de la dernière campagne contre le sel? Comme on le fait pour le tabac? Jamais. On se montre négligent. Et vous savez quoi? Avec tout ça, même la note finit par être salée…






