Mardi, 16 février 2010

A(H1N1) : ON A PRIS TROP DE RISQUES!

Alors qu'on se questionne sur la validité de la vaccination massive, La Métropole a rencontré le médecin chercheur Marc Zaffran.

 

Votre avis, après la campagne de vaccination massive contre la grippe H1N1?

Fallait-il faire un vaccin sans en connaître les effets secondaires? Était-il indispensable de vacciner les 12 personnes qui sont mortes de ce vaccin? Ces personnes étaient-elles susceptibles de faire une grippe grave?  Pourquoi a-t-on couru ces risques? Même si les 12 décès potentiellement liés au vaccin contre la H1N1 ne représentent pas  une  mortalité proportionnellement plus importante que dans le cas du vaccin de la grippe saisonnière.

 

Mais si le vaccin contre la grippe H1N1 n’est pas plus dangereux que d’autres vaccins, il n’y a pas de preuve qu’il soit efficace non plus. Il est important de constater que le taux d’infection est le même partout où la maladie s’est développée. Avec ou sans vaccin contre la grippe H1N1. Mais on ne sait pas si ce vaccin ne sera pas plus dangereux que les autres à long terme. Le problème est que personne ne le sait!

Les autorités se sont fondées sur l’OMS pour considérer qu’il y avait un risque pandémique. Que pensez-vous des décisions qui ont été prises?

La gradation 6 de l’OMS ne posait pas de problème en tant que tel, puisque il faisait seulement état de la forte contagion de la maladie, pas de sa gravité. Mais ce qui a été problématique, c'est ce qu’on lui a fait dire. La question posée publiquement a été comme si la peste était de retour. Personne ne s’est interrogé sérieusement si cette interprétation était raisonnable.

Alors que l’on pouvait le savoir. Dans l’hémisphère Sud, l’épidémie est restée bénigne, n’a pas provoqué de dégâts similaires à ce qui a été annoncé ici. Dans l’hémisphère Nord, l’épidémie s’éteint  maintenant d’elle-même. Même là où il n’ y a pas eu beaucoup de vaccinations. Elle a occasionné moins de décès qu’une grippe saisonnière. Certes, ce sont des gens plus jeunes qui ont été atteints. Mais ils guérissent mieux, justement parce qu’ils sont plus jeunes. Les personnes plus âgées n’ont été que peu touchées. Peu de décès ont été constatés. Cela montre bien que la panique était injustifiée.

Que fallait-il faire?

La volonté de vacciner 60 % de la population était une idée extravagante, sans légitimité. Les proportions des investissements, considérables en  nombre de doses de vaccins, n’étaient pas justifiées. On aurait pu s’attendre à des commandes progressives. D’abord pour soigner les populations fragiles, pas pour tout le monde en même temps. Je suis étonné que les gouvernements aient passé des commandes fermes immédiates, alors qu’ils devaient savoir qu’il était impossible de fabriquer autant de doses en un temps aussi court. Ils auraient pu rester en situation d’arbitrer l’évolution de la situation et de ne confirmer les commandes que progressivement. Comme lorsque l‘on commande des voitures. Personne ne peut fabriquer 100 000 voitures en même temps. Les gouvernements ont surréagi et cédé à la panique. En prenant trop de risques, puisque le vaccin contre la grippe H1N1 n’a pas été correctement testé.

Autres liens :

Entrevue Lina B. Moreco


Entrevue Alain Poirier
Cet article est classé sous :Dr Marc Zaffran Grippe Vaccination
Tout à fait d'accord avec l'esprit de cet article. Les milieux gouvernemental et médical ont erré en semant la panique en dehors du bon sens le plus élémentaire. La population a toutefois pu lire dans les journaux et sur internet des articles qui faisaient état de la main mise des compagnies pharmaceutiques sur nos gouvernants et de leur analyse exagérément alarmante . Encore une fois, l'aveuglement d'une grande partie de la population a participé à cette farce coûteuse et prouvé le manque de réflexion personnelle.
MIMI - 20 février 2010
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