Lundi, 8 février 2010

LE QUÉBEC CHAMPION DE LA PEUR

Alors que la communauté européenne a instauré une commission d’enquête sur une possible collusion entre les compagnies pharmaceutiques et l’OMS, ici au Québec on se questionne sur la validité de la vaccination de masse. Métropole a rencontré Lina B. Moreco, cinéaste et auteur du documentaire « Silence on vaccine ».

Gérard Samet
 

Vous avez pris connaissance des déclarations du docteur Alain Poirier, Directeur national de la santé publique du Québec.  Selon vous,  estimez-vous, comme le docteur Alain Poirier, que nous avons connu un risque de pandémie de grippe H1N1 ?

La véritable question est celle-ci : pourquoi l'OMS a-t-elle changé, en mai 2009, les critères de définition de la pandémie?  Elle a diminué le degré de gravité, le risque de contagion ou de décès, nécessaires pour déclencher une pandémie.

Le danger de mourir. Sans le récent changement des critères, il n'y aurait pas eu de constat de pandémie. C’est sur cette notion même que tous les pays ont incité leur population à se faire vacciner. Il n’y aurait pas eu d’affolement mondial inutile et non plus d’achat de milliards de dollars de doses vaccinales et de Tamiflu de par le monde. À qui ça profite, exactement, de faire peur à la terre entière avec ces nouveaux barèmes de surveillance? Nous le savons, ce n’est un secret pour personne, qu’il y a des représentants des laboratoires pharmaceutiques présents à chaque réunion importante de l’OMS. Officiellement, ils sont là en tant qu'observateurs.  On dit qu'ils n'ont pas de rôle sur les décisions. Pourtant, la phase 6,  déclenchée par l’OMS, représente des milliards  de dollars en vaccination et en médicaments pour l’industrie. D’ailleurs à ce sujet, le Dr Wolfgang Wodarg, épidémiologiste de renommée internationale, dénonce « une absence totale de transparence » qui place, de fait, la « filiale santé » des Nations unies « sous la coupe de l’industrie pharmaceutique ». Responsables? : Les États et en particulier les grandes puissances qui, sous couvert d’installer les meilleurs experts, délèguent quasi systématiquement leurs pouvoirs à des spécialistes issus des grands labos.

Des vaccins ont été produits en urgence  pour faire face à  la grippe H1N1. Les considérez-vous comme sécuritaires?

Aucun vaccin n’avait été testé avant utilisation. Tous les vaccins pour la H1N1 sont expérimentaux. Alors comment est-il possible, dans ces conditions, de connaître les effets secondaires à long terme de la vaccination ou les maladies auto-immunitaires qui en découlent? Les autorités de la santé préfèrent mépriser les enfants et les adultes  avec cette petite phrase toute faite et si souvent répété dans les médias : «  Les effets secondaires ça n’existe pas, il y a pas de preuve scientifique ».  Ce qui est faux.  Il  y a plusieurs études qui démontrent, par exemple, que le Thimérosal est un produit nocif qui doit être retiré de tous les vaccins. Ce que le Thimérosal permet en réalité, c'est de produire une grande quantité de vaccin, à grande vitesse et  à moindre coût, tout cela sur le dos de notre santé.  

Vous ne pensiez pas qu’il y avait cependant une certaine urgence?

Non. Des chiffres à la baisse ont continué à s’afficher, alors que l’on nous avait annoncé des centaines de morts. Il y a eu seulement 26 morts en juillet, au Mexique. C’est le plus gros chiffre de mortalité en juillet. Dès octobre, on savait aussi que la majorité des personnes atteintes du virus H1N1 ne vivaient aucun effet secondaire grave. Le même mois, l'hôpital pour enfants Sainte-Justine de Montréal a publié un communiqué pour confirmer que le virus était bénin. Près de 90 000 personnes décèdent chaque année au Québec. Il y a eu 112 décès causés officiellement au Québec par la H1N1. Mais comment étaient les conditions de santé préexistantes de ces personnes? Combien de personnes sont décédées au Québec après vaccination?

Le docteur Poirier a pourtant déclaré qu’il y avait urgence à agir au Québec et qu’il a décidé seul et sans être influencé de la campagne de vaccination.

Si l'OMS n’avait pas déclaré une pandémie de niveau 6, il est évident que le Québec ne l’aurait pas déclarée non plus. Nous sommes à la solde de ce qui se passe à l’OMS, nous ne sommes pas maître de nos décisions. Nous aurions pu, comme nos voisins américains, remettre en question les décisions de l’OMS et dire NON. Le Québec n’a pris aucune décision autonome.  Il a fait comme les autres pays. Certainement trop. La  direction de la santé publique n'est pas obligée de rencontrer les dirigeants de l'OMS. Tout ce passe par communiqué.   Malgré les informations qui arrivaient de toutes parts et remettaient en question le principe de la pandémie et le caractère dangereux du virus. Le Ministère de la santé du Québec a fermé les portes à toute critique dans sa manière de gérer la situation.  Il a agit seul en enclenchant assez rapidement une campagne de peur, une sorte de psychose sociale, pour que le citoyen se fasse vacciner. Le gouvernement nous  a annoncé une pandémie, que des milliers de morts étaient prévisibles.  On nous a fait peur avec la première vague,  puis vint la seconde vague, enfin la troisième vague comme cadeau de Noël. Et comme ce n’était pas assez, une mutation du virus dévastatrice a été prévue! Pendant ce temps, dans l’hémisphère sud, l’Australie et la Nouvelle-Zélande n’ont pas fait vacciner leurs populations durant leur période hivernale,  

[L’été chez nous], puisque les vaccins n’étaient pas disponibles. Il n'y a  pourtant pas eu de pandémie en Australie ou en Nouvelle-Zélande. Voilà un indicateur important de la faible importance de la maladie.

En France, à peine 5 % de la population était vaccinée en décembre pour atteindre, en janvier 2010, un taux de  8 %, ce qui représente environ 60 millions de personnes non vaccinées.   

Et puis, aux États Unis,  seulement 12 % de la population était vaccinée en décembre, pour atteindre environ 20 % en janvier. Ce qui veut dire que tout près de nous, plus de 240 millions de personnes ne sont pas vaccinées.

Et pourtant, dans les deux cas, l’épidémie a diminué d’intensité.

Contestez-vous toutes les décisions prises?

Oui. Le gouvernement  a continué,  malgré tout, à dépenser de l’argent dans les médias, pour inciter la population à se faire vacciner. Il n'y a pas de vérité en ce qui a trait au coût.  Le vaccin n’a pas seulement couté 8 $ la dose. Dans le calcul, il faut intégrer la campagne de publicité considérable que le gouvernement a utilisée pour inciter la population à se faire vacciner.  Des pages entières dans les journaux, des publicités à la télévision, à la radio, sans oublier les envois dans les boîtes aux lettres et les dossiers spéciaux envoyés aux médecins du Québec. Ce genre de communication publicitaire représente d'énormes sommes d'argent qui n’ont pas profité à l’organisation des soins donnés au public.  

Marc Gentilini, ancien directeur de la Croix rouge, a le mieux  défini cette pandémie annoncée : « C'est une pandémie de l'indécence »,  a t-il déclaré lors d’une récente entrevue. 

Il a raison. Nous sommes les victimes d’un manque total de rigueur  de la part de l’industrie et des gouvernements. D’une  véritable campagne de désinformation. La manière avec laquelle la direction de la santé publique prend ses décisions, sans  véritable consultation publique, sans laisser les médecins, les chercheurs ou les éthiciens exprimer ouvertement leur point de vue sur les décisions, confine à une sorte de dictature, ce qui m’apparaît comme socialement extrêmement dangereux.  

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Cet article est classé sous :Lina B. Moreco OMS Grippe Vaccination
C'est de loin la meilleure entrevue que j'ai eu l'occasion de voir sur le sujet de la vaccination (et j'ai lu à peu près tout ce qui existe sur le sujet autant au Canada, aux USA qu'en Europe.

La grande intégrité de Mme. Moreco fait contraste avec beaucoup de personnes interviewées qui tente d'être "politiquement correct" dans leur commentaires (les gens cherchent à se protéger et ont peur de représailles). Pour avoir passer des centaines d'heures à analyser ce dossier sur la scène mondiale dans toutes ces ramifications, je sais que Mme. Moreco dit la vérité et seulement la vérité sur ce dossier.
À mon avis, il y a bien peu de monde qui ont un tel engagement et courage.
Je remercie Mme Moreco et souhaite ardemment qu'elle sera un modèle suivi par un plus grand nombre de personnes dans le futur...sans quoi, je suis plutôt inquiet pour la suite et la liberté des individus.
Le dossier récent dossier de la vaccination massive a démontré sans l'ombre d'un doute que les acteurs derrière toute cette machination et leurs alliés étaient très bien rodée et qu'ils ont une assurance complète en leurs moyens et qu'ils ne ne sont même plus préoccupées par les incohérences manifestes et apparentes dans l'exécution de leur plan.
Merci!
Jean D. - 24 février 2010
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