Étonnant, n’est-ce pas ? La première cabane à…cerises fait beaucoup parler d’elle en Mauricie. Et le mot se passe très vite au point où des groupes d’Américains viennent maintenant à La Cerisaie pour célébrer non pas le temps des sucres, mais le temps des cerises.
Officiellement, l’ouverture de la cabane aura lieu le 25 février dans la petite municipalité de Charette pour une deuxième année consécutive. Les touristes pourront goûter la saveur de la cerise sur la neige. En fait, le concept est tellement nouveau qu’il s’agit d’une première au monde. Tout est prétexte à la cerise : sirop, tartes, gelée, confiture, cretons aux cerises, ketchup aux fruits et cerises, betteraves et cerises marinées. Le rouge est la couleur prédominante aussi bien pour les chaises que les banquettes dans un environnement où le bois conserve sa place.
Outre les spectacles traditionnels d’une cabane à sucre, La Cerisaie propose bien d’autres activités au cours de l’année : l’autocueillette, dégustations et visites guidées d’un centre d’interprétation pour découvrir la griotte et sa culture. Récipiendaire du Grand prix du tourisme en 2009, La Cerisaie dispose de plus de 8 000 cerisiers de 6 différentes variétés. « Il s’agit du premier verger de cerisiers à s’établir au Québec. Notre climat ne nous permet pas de cultiver des cerises sucrées, car la culture de celles-ci requiert une température plus chaude. Nous avons donc planté des cultivars qui ont été croisés avec des cerisiers productifs depuis des siècles en Chine et partout en Europe.
Certains cultivars poussent même en Alaska », raconte Gilles Beaulieu, propriétaire. Au rythme où se déroulent les visites, Gilles Beaulieu envisage de planter d’autres cerisiers pour être en mesure de répondre à la demande. Une décision qui doit être prise rapidement lorsqu’on apprend qu’il faut près de 8 ans avant qu’un cerisier n’atteigne sa maturité.
MAGASIN GÉNÉRAL LE BRUN
En entrant dans ce qui était autrefois le magasin général de l’endroit, mon enfance a refait surface. Les pipes noires en réglisse, les cigarettes bonbons Popeye et les bouteilles Coca-Cola à 0,10$ m’ont rappelé mes visites au dépanneur du coin quand j’étais au primaire. Les baby-boomers seront émerveillés des trouvailles qu’ils pourront faire. Pour les plus vieux, il y a davantage comme les gramophones et les premières dactylos Underwood. Situé sur le Chemin du Roy, entre Maskinongé et Saint-Barthélemy, le Magasin général Le Brun a vu le jour en 1803. Deux autres établissements sont venus s’ajouter en 1827 et 1915.
C’était un secteur très achalandé, des caravanes y passaient régulièrement et le magasin est rapidement devenu un lieu pour s’approvisionner en victuailles. C’était également le bureau de poste. Après avoir été converti en musée en 1997, le bâtiment fut acquis par Serge Martin et Gisèle Saucier il y a deux ans. Les visiteurs ont accès aux lieux sans coût d’entrée. Les propriétaires proposent diverses activités comme des visites guidées des lieux et l’histoire des Le Brun et des 7 000 artéfacts. Au deuxième étage, la salle de spectacles L’Grenier présente divers chansonniers.
Il suffit de consulter le
site Internet pour connaître l’horaire de la programmation. Fait à noter, Québec a reconnu le Magasin général Le
Brun comme site historique en 1981.






