Vendredi, 29 octobre 2010

TORONTO ET SON MAIRE

L’arrivée de Rob Ford à la mairie de la ville reine en inquiète plusieurs. L’élection de cet homme de la droite plutôt droite, plus bitume que vert et moins chic que son prédécesseur, mettrait-elle Toronto, leader du peloton urbain canadien, en danger de recul?

 

Les électeurs auraient-ils voté pour protéger leur tirelire plutôt que leur environnement, leur culture et leur vision d’avenir? Les absents auraient-ils mis leur pied à terre pour que cesse la dépense des deniers publics dans la verdure urbaine, les événements et les grands projets porteurs? L’électorat se serait-il mis d’accord pour dire « Suffit les idéaux, soyons pratico-pratiques. Rapprochons-nous de nos sous avant qu’on ne les perde à bâtir notre avenir»? Pour ma part, la question éminente viserait plutôt à savoir si les torontois ne se sont pas tiré une balle dans le pied communautaire.

D’abord, il y a le personnage… Un brin délinquant au passé truffé d'accusations criminelles [dont] refus de se soumettre à un alcootest (coupable), possession de marijuana (retirée), violence conjugale (retirée), à la langue trop déliée (… saoul dans un match des Maple Leafs …  [expulsé] après qu'il ait dit des grossièretés à une partisane de l'autre équipe : «Va donc en Iran te faire violer et te faire tirer») et à l’allure d’un ex-footballer pas très « media-friendly ».

Ensuite, le propos… Outre ses écarts de verbe enivré, il n’hésite pas à clamer que les routes appartiennent aux voitures et tant pis pour les cyclistes qui s’y aventurent. Ou encore, à rejeter du revers de la main l’idée d’investissements culturels ou verts comme les toits envisagés par David Miller, maire sortant.  Les positions conservatrices de Ford limiteraient-elle les visées d’avenir de Toronto? Si la ville reine pouvait se targuer d’être couronnée métropole canadienne argentée et visionnaire, il semble qu’elle puisse craindre une sévère correction. La vision du nouveau maire est visiblement plus étroite que celle du maire sortant. En resserrant sévèrement les cordons de la bourse tel qu’il le propose, Toronto risque fort d’endommager sa position de métropole d’avant-garde et pire, de voir son évolution urbaine freinée au point de reculer.

LA MERCATICIENNE

TORONTO

ROB FORD

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Si Toronto recule, il y a peut-être une opportunité pour Montréal de (re)prendre sa place? Il faudrait réfléchir à une stratégie pour les prochains mois.

Elisabeth - 29 octobre 2010
L'élection de Rob Ford est la meilleure chose qui pouvait arriver à Montréal. Toronto en effet se considérait déjà comme la capitale culturelle du Canada. Elle nous dépassait déjà dans divers secteurs et préparait bientôt une série d'initiatives qui allait tout à fait nous faire basculer en 2e place. Son arrivée nous permettra, j'espère, de regagner un peu de terrain perdu.

serge ram - 29 octobre 2010
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