Vendredi, 4 mai 2012

À CHACUN SA RÉALITÉ

par

Un jeune issu d'une famille bien nantie, venu étudier ici, dans l'une de nos universités, louant un appartement dans le centre-ville de Montréal, payant un loyer, au bas mot, de 1000$ par mois.

 
Un autre tableau, celui de la jeune famille quittant parents et amis afin d'offrir un accès à l'éducation à ses enfants. Aux quatre points cardinaux, des réalités bien différentes, une vie toute autre. Un prix à payer pour l'ambition, propre à chacun. L'un analphabète, l'autre détenteur d'un doctorat. Des conditions de vie et des aspirations aussi nombreuses qu'opposées. Du dévouement, du renoncement, des sacrifices, une échelle de comparaison bien à soi. Question de culture, de religion, de croyances, d'héritage et quoi d'autres?

L'ÉCOLE POUR TOUS, PAS VRAIMENT

En France, c'est Jules Ferry, ministre de l'Instruction publique, qui fait voter une loi le 16 juin 1881, établissant la gratuité de l'école. Il promouvoit également l'école publique, au profit de l'église. En mars 1882, une autre loi rendra obligatoire l'enseignement aux enfants de 3 à 6 ans.

« Au Québec, le Congrès du travail réclament une école « gratuite et obligatoire ». Même Le Devoir mettra son grain de sel dans le débat en publiant une série d'articles sur l'importance de « l'école pour tous ». Ce projet de société verra finalement le jour en 1943, alors que le Québec est la dernière province canadienne à adopter une loi sur l'instruction obligatoire pour les enfants âgés de 6 à 14 ans, qui devra être gratuite. » Toutefois, un premier collège classique pour filles est créé en 1907. (Source : Le Devoir)

En 2012, une réalité tout autre ailleurs dans le monde, en Asie par exemple : « Le nombre total d’enfants non scolarisés est passé de 106 millions à 67 millions entre 1999 et 2009. Près de la moitié d’entre eux (soit 32 millions) vit en Afrique subsaharienne, malgré de sérieux efforts pour accroître la scolarisation dans la région. Un quart des enfants non scolarisés (soit 16 millions) se trouve en Asie du Sud. Le fait d’être une fille, pauvre, ou de vivre dans un pays où un conflit fait rage représente l’un des trois facteurs les plus courants expliquant la non scolarisation des enfants. Si on prend le nombre total d’enfants qui sont en âge d’école primaire et ne sont pas scolarisés dans le monde, 42 % d’entre eux (soit 28 millions) vivent dans des pays pauvres affectés par des conflits. Au cours des dix dernières années, la part des filles dans la population totale non scolarisée est passée de 58 % à 53 %. » (Source : Objectifs du Millénaire pour le développement : Rapport de 2011). En Afrique, les jeunes filles n'ont pas un droit acquis à l'éducation.

POURQUOI EUX ET PAS NOUS?

Le système d'éducation en Finlande qualifié de meilleur au monde, pourquoi?

Et notre système, entre politique, gestion et enseignement, un système d'éducation à multiples palliers. Au pallier supérieur le gouvernement, l'Assemblée nationale, le ministère de l'Éducation et les organismes du gouvernement, soit les conseils supérieurs. Au pallier intemédiare la direction des commissions scolaires, et au dernier pallier la direction et le personnel de soutien des écoles, et il va de soi, le personnel enseignement. Et c'est tout.

TROP, PAS ASSEZ ET EXTRÊME

Alors que des enfants n'ont pas accès à l'école, d'autres étudient et travaillent plus de quinze heures par jour. En Corée du Sud, les forcats de l'école, des enfants épuisés, des adolescents qui font des dépressions, ils dorment cinq heures par nuit et ont l'impression d'ëtre comme des poupées poussées au succès scolaire. Des parents vont jusqu'à payer 3500 Euros chaque mois pour une éducation privée parallèle. Certains adolescents se suicident sous cette pression.

DES ÉTATS-UNIS, VENU ÉTUDIER ET ENSEIGNER AU QUÉBEC


Des Américains aussi ne trouvent pas tout chez-eux et vont le chercher ailleurs. L'amour, de meilleures conditions de vie et de bonnes possibilités d'études et de recherches, une entrevue avec un professeur immigrant : l'autre face du Québec.

ÉDUCATION MULTIETHNIQUE


Des témoignages illustrant des réalités bien différentes. Des condtions de vie, pourtant identiques, convenables aux yeux des uns, mais pas des autres. Faire des choix, aller plus loin, accepter son sort. Repartir à zéro.
 
AU-DELÀ DE CES RÉALITÉS

Imposer un règlement, partager ses vues, ou établir une loi? Honnêteté ou corruption?

Un avancé personnel, d'équipe, de groupe, de région ou de nation?

Tant d'avenues, si peu de marges de manoeuvre et surtout beaucoup d'espoir.
Cassandra Butts de la Société du compte du millénaire sur l'éducation des fillettes en Afrique
L'éducation en Finlande
Corée du Sud, les forcats de l'école
Entrevue avec un professeur immigrant : l'autre face du Québec
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