Jeudi, 9 août 2012

ATTENDEZ! LES ÉTUDIANTS C'EST DU SÉRIEUX

Photo : Patrice Viau

La CLASSE a redémarré les hostilités pour rappeler que les étudiants ne se sont pas endormis cet été, loin de là, et que leurs revendications engagent l’avenir du Québec.

 

Si la cause étudiante vous fatigue, chers lecteurs, c’est que vous ne regardez que votre nombril. Les étudiants n’en peuvent plus de se retrouver endettés de 15 000 à 25 000 $, quand ce n’est pas plus. Non, mais vraiment, est-ce que ç'a de l’allure de démarrer son existence professionnelle avec une telle hypothèque sur le dos? Ce que j’admire des étudiants, c’est leur ténacité. Ils sont au-dessus des partis. Ce qui compte c’est leur avenir et celui du Québec tout entier. Ils dénoncent, à travers Charest, les banques et la mafia.

Seule Pauline Marois a entamé un dialogue avec eux et tendra l’oreille pour satisfaire aux revendications estudiantines. Mais quand Jean Charest déplore le désordre, commencez-vous à faire de l’alzheimer au point de ne plus vous souvenir, que c’est lui seul qui a plongé le Québec dans cette merdouille? Rappelez-vous sa sale tête de cochon à l’Assemblée nationale, quand la chef de l’Opposition officielle lui demandait de trouver cinq minutes avec les étudiants. Il ne l’écoutait même pas. Je n’ai jamais vu, de mémoire d’observateur, un être aussi machiavélique.

Au point de jeter une allumette sur du kérosène et ensuite prétendre que ça ne vient pas de lui. Comme un pyromane qui ne sait pas ce qu’il vient de faire. Et même si on est en campagne électorale, il n’en demeure pas moins que des cours doivent théoriquement reprendre dans les cegeps la semaine prochaine. Il est encore premier ministre jusqu’à preuve du contraire et pourrait faire une pause d’une journée dans son agenda pour s’asseoir avec les représentants des associations étudiantes. Même que du seul fait de donner des garanties satisfaisantes, la paix sociale, pourrait lui valoir des votes.

UN CHAOS SOCIAL?

Non! Dans sa tête mal faite, il instrumentalise la violence en se disant : « M’as leur faire tellement peur, aux Québécois, qu’ils vont me supplier de revenir mettre de l’ordre. » Le problème c’est qu’il n’a jamais été capable d’instaurer l’ordre pour la simple et bonne raison, et je le répète, que le désordre fait davantage son affaire. Et vous, naïfs, encore trop nombreux, continuez à croire qu’il peut être l’homme de la situation. Je l’ai déjà écrit dans cette colonne, et Mme Marois me l’a confirmé lors d’une rencontre la semaine dernière, si jamais le frisé revient au pouvoir, minoritaire ou majoritaire, peu importe, ce sera un chaos social comme jamais vous n’en aurez vu au Québec.

Pire que la Crise d’octobre. Les jeunes ne pensent pas qu’à leur avenir, ils ont la générosité de penser aux générations futures qui vont se retrouver avec des dettes astronomiques. Personne ne souhaite ça à ses enfants. Déjà que la naissance n’est pas un cadeau.

LES OPINIONS EXPRIMÉES SONT CELLES DE L'AUTEUR ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CELLES DE  LaMetropole.com

Monsieur Rolland
Votre billet paraît curieusement au moment où Gabriel Nadeau-Dubois donne sa démission pour laisser la place à d'autres. Comme quoi pour lui la cause l'emporte sur sa personne. Un geste honorable.

Claude Guénette - 9 août 2012
Monsieur Rolland
Les gens vivent dans la pensée magique. Ils se disent que les jeunes doivent rentrer en classe et que les choses vont se régler par elles-mêmes. Car répétons-le, Jean Charest n'a strictement rien.

Benoît Gravel - 9 août 2012
Cher Monsieur Rolland
Oui comme vous l'écrivez, Charest pourrait même délaisser un court moment sa campagne électorale pour aller discuter sincèrement avec les étudiants. Ce serait spectaculaire d'en arriver à une solution honorable pour tous.

Roger Méthivier - 9 août 2012
Les étudiants militent pour la cause de leur vie. Et c'est pourquoi ils ne lâchent pas le morceau comme tant de gens souhaiteraient. Ils sont visionnaires et ne pensent pas qu'au temps présent.

Johanne Deschamps - 9 août 2012
J'aimerais entendre Duchesneau s'exprimer lui l'ancien policier, comment il estime ses anciens confrères qui "vargeaient" sur les étudiants.

Marcelle Lemieux - 9 août 2012
Monsieur Rolland
Je n'approuve pas les étudiants perturbateurs. Qu'ils aillent voter d'abord massivement du bon bord et ensuite si c'est le PQ au pouvoir, le dossier va se régler. Dans le cas contraire, pauvre Québec.

Fernande Grenier - 9 août 2012
Je suis heureuse que les étudiants persistent. Car c'est un engagement non seulement pour eux mais pour la collectivité toute entière.

Renée Monette - 9 août 2012
C'est un drôle d'été. On se croirait, élections oblige, en plein mois actif de l'année. J'ai bien hâte de savoir qui va remplacer Gabriel Nadeau-Dubois.

Noémie Chagnon - 9 août 2012
Monsieur Rolland
En tout cas ce qui m'enchante c'est de voir que les étudiants secouent le Québec de sa torpeur. Et que loin de s'affaisser, le mouvement retrouve de la vigueur.

Louise Letendre - 9 août 2012
Monsieur Rolland
Je n'aime pas la tendance que prend l'action étudiante. A ce rythme on file droit vers l'anarchie. Je déplore la rigidité du premier ministre qui ignore la jeunesse québécoise.

Rita Boulanger - 9 août 2012
Les étudiants tentent de conscientiser la population sur le fait que ce sont les banques qui dirigent le Québec et qu'elles veulent continuer à endetter la jeunesse. C'est inacceptable.

Andréanne Forest - 9 août 2012
Je suis estomaquée d'apprendre la démission de Gabriel Nadeau-Dubois. J'ai bien ha^te de voir si ça va imprimer un autre ton à la contestation étudiante.

Pierrette Beausoleil - 9 août 2012
Vous apportez un point de vue intéressant en suggérant que Charest aille rencontrer les associations étudiantes en pleine campagne électorale. Il devrait même passer le prochain week-end avec eux. Mais que voulez-vous ça semble être du monde du fantasme.

Béatrice Vandelac - 9 août 2012
Monsieur Rolland
Les étudiants devraient quand à moi rentrer en classe. Pour le mieux.

Annie Morin - 9 août 2012
Les étudiants méritent qu'on leur apportent tout notre soutien. En même temps ils nous forcent à réfléchir sur la société que l'on veut.

Rodrigue Lussier - 9 août 2012
Monsieur Rolland
Je trouve que les étudiants devraient faire une trêve le temps que les élections se passent. Ensuite dépendant de qui va l'emporter, ils décideront ensuite de la marche à suivre.

Jacques Genest - 9 août 2012
Je suis tràs heureuse de la démission de Gabriel Nadeau-Dubois. Il était trop radical.

Valérie Bourassa - 9 août 2012
Comme vous et certains correspondants je serais ravie que Charest prenne le temps de discuter avec eux. C'est le sujet de l'heure. Vous avez vu dans les reportages, les gens reviennent toujours sur ce sujet non réglé.

Chantale Bélair - 9 août 2012
Je pense que Gabriel Nadeau-Dubois a réalisé que les québécois étaient viscéralement trop peureux et qu'il n'arrivait plus à se faire entendre.

Jonathan Lavergne - 9 août 2012
Vous avez raison cher Monsieur, Charest (comme tous les politicailleux) utilise la vieille méthode des dirigeants menteurs: action, réaction, solution. Action: mettre le feu, Réaction: les gens veulent un bon pompier qui maintient l'ordre. Solution: l'incendiaire se présente comme le garant de l'ordre et de la paix. En ce début de grosse farce électorale, bonne nuit au Québec endormi.

Robert - 9 août 2012
Monsieur Rolland
Je vous suis reconnaissante de rappeler que la cause étudiante est fondamentale et loin d'être futile. Ils nous disent qu'on se fait voler à plein nez et encore avec ce dernier scandale libéral c'est effarant de voir à quel point les québécois ne prennent pas conscience qu'on se fait voler tout rond.

Ginette Beaudry - 9 août 2012
Monsieur Rolland
J'espère de tout coeur que cette élection n'aura pas été en vain. N'oublions pas qu'elle coûte 75 millions au contribuable.

Odile Comeau - 9 août 2012
Monsieur Rolland
Jr suis très surpris de la démission de Gabriel Nadeau-Dubois et votre billet tombe à point nommé. Lui-même Dubois reconnaît que Charest est d'une abomination sans limites, tout un adversaire. J'espère que le 4 septembre les québécois ne vont pas le décevoir en opérant le changement qui s'impose.

Léandre Cloutier - 9 août 2012
Les étudiants se sont rappelés à notre bon souvenir car on a tendance à balayer la poussière sous le tapis.

Henri Prunier - 9 août 2012
Monsieur Rolland
Mon dieu qu'au Québec qu'on aime donc faire l'autruche et ne pas voir la réalité des problèmes qui nous entourent. Cette peur de faire face à ses obligations et de toujours s'en remettre au gouvernement. On a enfin l'occasion de se prononcer aux élections. C'est un exercice démocratique précieux.

Mario Deraspe - 9 août 2012
Peu importe le gouvernement en place, avec le ptit Dubois, ça ne se saurait jamais réglé. Même Léo Blouin l'a approché pour une trève durant la campagne afin d'éviter de donner des munitions à Charest et il a refusé. C'est donc une bonne chose qu'il parte et je ne suis pas certain qu'il parte de son gré avec tout le mal qu'il a fait!

monique - 9 août 2012
Les étudiants ne sont pas à plaindre tant que cà. Ceux qui protestent le plus étudient en "humanités".

Ils ont choisi les domaines qui demandent le moins d'effort : les langues, la philosophie, la sociologie...où aucune réponse n'est mauvaise, contrairement aux maths, à la physique, la chimie, l'ingénierie qui demandent une rigueur qui fait défaut à beaucoup de ces rêveurs.

Ils savent que de toute façon, qu'ils soient en grève ou qu'ils étudient, leurs chances de trouver un emploi payant est quasi-nulle, alors aussi bien prolonger l'adolescence et les partys.

Les vieux "soixante huitards" qui appuient les manifestations actuelles pensent faire partie de nouveau d'un mouvement de masse , alors que ceux qui dirigent ce mouvement, les jeunes "branchés" ne veulent rien savoir d'eux et s'en distanceront à la première occasion.

Sylvain - 11 août 2012
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