Photo : Patrice ViauLa CLASSE a redémarré les hostilités pour rappeler que les étudiants ne se sont pas endormis cet été, loin de là, et que leurs revendications engagent l’avenir du Québec.
Si la cause étudiante vous fatigue, chers lecteurs, c’est que vous ne regardez que votre nombril. Les étudiants n’en peuvent plus de se retrouver endettés de 15 000 à 25 000 $, quand ce n’est pas plus. Non, mais vraiment, est-ce que ç'a de l’allure de démarrer son existence professionnelle avec une telle hypothèque sur le dos? Ce que j’admire des étudiants, c’est leur ténacité. Ils sont au-dessus des partis. Ce qui compte c’est leur avenir et celui du Québec tout entier. Ils dénoncent, à travers Charest, les banques et la mafia.
Seule Pauline Marois a entamé un dialogue avec eux et tendra l’oreille pour satisfaire aux revendications estudiantines. Mais quand Jean Charest déplore le désordre, commencez-vous à faire de l’alzheimer au point de ne plus vous souvenir, que c’est lui seul qui a plongé le Québec dans cette merdouille? Rappelez-vous sa sale tête de cochon à l’Assemblée nationale, quand la chef de l’Opposition officielle lui demandait de trouver cinq minutes avec les étudiants. Il ne l’écoutait même pas. Je n’ai jamais vu, de mémoire d’observateur, un être aussi machiavélique.
Au point de jeter une allumette sur du kérosène et ensuite prétendre que ça ne vient pas de lui. Comme un pyromane qui ne sait pas ce qu’il vient de faire. Et même si on est en campagne électorale, il n’en demeure pas moins que des cours doivent théoriquement reprendre dans les cegeps la semaine prochaine. Il est encore premier ministre jusqu’à preuve du contraire et pourrait faire une pause d’une journée dans son agenda pour s’asseoir avec les représentants des associations étudiantes. Même que du seul fait de donner des garanties satisfaisantes, la paix sociale, pourrait lui valoir des votes.
UN CHAOS SOCIAL?
Non! Dans sa tête mal faite, il instrumentalise la violence en se disant : « M’as leur faire tellement peur, aux Québécois, qu’ils vont me supplier de revenir mettre de l’ordre. » Le problème c’est qu’il n’a jamais été capable d’instaurer l’ordre pour la simple et bonne raison, et je le répète, que le désordre fait davantage son affaire. Et vous, naïfs, encore trop nombreux, continuez à croire qu’il peut être l’homme de la situation. Je l’ai déjà écrit dans cette colonne, et Mme Marois me l’a confirmé lors d’une rencontre la semaine dernière, si jamais le frisé revient au pouvoir, minoritaire ou majoritaire, peu importe, ce sera un chaos social comme jamais vous n’en aurez vu au Québec.
Pire que la Crise d’octobre. Les jeunes ne pensent pas qu’à leur avenir, ils ont la générosité de penser aux générations futures qui vont se retrouver avec des dettes astronomiques. Personne ne souhaite ça à ses enfants. Déjà que la naissance n’est pas un cadeau.







Votre billet paraît curieusement au moment où Gabriel Nadeau-Dubois donne sa démission pour laisser la place à d'autres. Comme quoi pour lui la cause l'emporte sur sa personne. Un geste honorable.
Les gens vivent dans la pensée magique. Ils se disent que les jeunes doivent rentrer en classe et que les choses vont se régler par elles-mêmes. Car répétons-le, Jean Charest n'a strictement rien.
Oui comme vous l'écrivez, Charest pourrait même délaisser un court moment sa campagne électorale pour aller discuter sincèrement avec les étudiants. Ce serait spectaculaire d'en arriver à une solution honorable pour tous.
Je n'approuve pas les étudiants perturbateurs. Qu'ils aillent voter d'abord massivement du bon bord et ensuite si c'est le PQ au pouvoir, le dossier va se régler. Dans le cas contraire, pauvre Québec.
En tout cas ce qui m'enchante c'est de voir que les étudiants secouent le Québec de sa torpeur. Et que loin de s'affaisser, le mouvement retrouve de la vigueur.
Je n'aime pas la tendance que prend l'action étudiante. A ce rythme on file droit vers l'anarchie. Je déplore la rigidité du premier ministre qui ignore la jeunesse québécoise.
Les étudiants devraient quand à moi rentrer en classe. Pour le mieux.
Je trouve que les étudiants devraient faire une trêve le temps que les élections se passent. Ensuite dépendant de qui va l'emporter, ils décideront ensuite de la marche à suivre.
Je vous suis reconnaissante de rappeler que la cause étudiante est fondamentale et loin d'être futile. Ils nous disent qu'on se fait voler à plein nez et encore avec ce dernier scandale libéral c'est effarant de voir à quel point les québécois ne prennent pas conscience qu'on se fait voler tout rond.
J'espère de tout coeur que cette élection n'aura pas été en vain. N'oublions pas qu'elle coûte 75 millions au contribuable.
Jr suis très surpris de la démission de Gabriel Nadeau-Dubois et votre billet tombe à point nommé. Lui-même Dubois reconnaît que Charest est d'une abomination sans limites, tout un adversaire. J'espère que le 4 septembre les québécois ne vont pas le décevoir en opérant le changement qui s'impose.
Mon dieu qu'au Québec qu'on aime donc faire l'autruche et ne pas voir la réalité des problèmes qui nous entourent. Cette peur de faire face à ses obligations et de toujours s'en remettre au gouvernement. On a enfin l'occasion de se prononcer aux élections. C'est un exercice démocratique précieux.
Ils ont choisi les domaines qui demandent le moins d'effort : les langues, la philosophie, la sociologie...où aucune réponse n'est mauvaise, contrairement aux maths, à la physique, la chimie, l'ingénierie qui demandent une rigueur qui fait défaut à beaucoup de ces rêveurs.
Ils savent que de toute façon, qu'ils soient en grève ou qu'ils étudient, leurs chances de trouver un emploi payant est quasi-nulle, alors aussi bien prolonger l'adolescence et les partys.
Les vieux "soixante huitards" qui appuient les manifestations actuelles pensent faire partie de nouveau d'un mouvement de masse , alors que ceux qui dirigent ce mouvement, les jeunes "branchés" ne veulent rien savoir d'eux et s'en distanceront à la première occasion.