Il vieillit mal le petit roi. Non seulement son ego cherche à tout prix les projecteurs, mais voilà qu’il se fend d’une déclaration méprisante au sujet de la lutte que mènent les associations étudiantes.
Il m’arrive des fois de délaisser un jour ou deux la version papier des quotidiens. Erreur. Car si les sites Web de ces journaux reprennent les grands titres, il y a des brèves que l’on ignore et parmi celles-là, il y a des perles. Comme cette déclaration faite lundi au moment où on annonçait la participation de Jean-Pierre Ferland au grand spectacle de la Fête nationale à Montréal. Monsieur est écoeuré des démarches des leaders étudiants et s’en prend particulièrement à Gabriel Nadeau-Dubois.
Voici sa déclaration : « Je suis triste pour la ministre Beauchamp. Ç'a l’air d’un échec. Je l’aimais bien cette femme. Je suis tanné des powers trip de la CLASSE. Notre réputation vient d’en prendre un coup. Les gens de Toronto doivent rire de nous en disant : "Regardez les épais de Québécois. Puis ils veulent être libres". » J’ai failli avaler de travers une nouille de ma soupe. Non, mais depuis quand Ferland se soucie-t-il de ce que les gens de Toronto pensent de nous? Mais qu’est-ce qu’on s’en sacre.
Et lâche, il se sert d’eux pour passer son appréciation nauséabonde du travail de Martine, Léo et Gabriel, nos trois leaders étudiants, en leur prêtant des commentaires qu’il endosse lui-même. Honni soit qui mal y pense, disait Henry VIII.
CRÉDIBILIÉ MINÉE
J’ai toujours aimé les chansons de Ferland comme celles d’Aznavour. Mais ces deux-là ont en commun de ne pas être capables de décrocher. D’ailleurs, le premier avait déclaré qu’il ne ferait jamais comme le second et qu’il prendrait, lui, sa retraite. Il nous a fait le grand coup de ses adieux, faisant débourser des milliers de gens pour son dernier spectacle À VIE au Centre Bell. Et voilà qu’il se mourrait à sentir le crottin de sa ferme de Saint-Norbert. Il se mourait qu’on lui dise « Jean-Pierre on t’aime ». Et il a annoncé sans gêne son retour, en admettant un peu penaud s’être ouvert la trappe trop vite à propos de l’abandon de sa carrière.
Comme il aurait eu tout intérêt à se la fermer aussi lundi. Et pire que ça, il devrait applaudir à deux mains le fait que le Québec se soit donné trois nouveaux leaders, puissants par le verbe et démocrates. On attendait un Messie pour nous sortir de notre torpeur. Voici que le destin nous en livre trois, et de très beaux. Ils sont prêts à tout pour leur cause. Lui, le soi-disant sentimental, devrait être sensible à cette démarche unique dans l’Histoire du Québec. Je la retiens, cette phrase : « Regarde les épais de Québécois. » Il fait mettre ces mots dans la bouche des ontariens, mais c’est ce qu’il pense de nous et en plus, il n’aura aucune honte à monter sur scène au soir de la Saint-Jean.
C’est du propre. Voici mon bras d’honneur, Jean-Pierre. Et si tu veux te racheter, JEEPEE, compose donc une jolie toune intitulée : « Martine, Gabriel et Léo. »

LA LOI SPÉCIALE
Avec la détermination de nos trois leaders, cette loi spéciale n’aura pas plus de valeur que le papier sur lequel elle sera imprimée. Jean Charest jette de l’huile sur le feu. Je l’ai écouté, hier, à l’Assemblée nationale du Québec. Quel être buté. Il a agit comme un malpropre. Pauline Marois a ouvert le bal en lui posant une question toute simple, à savoir pourquoi il n’a pas pris le temps d’aller à la rencontre des étudiants. Et à qui Charest a-t-il laissé le soin de répondre? À la très énervée et énervante Michelle Courchesne. Trop lâche pour répondre. La Marois ne s’en est pas laissée imposer et a redemandé comment se faisait-il qu’il n’avait pas trouvé cinq minutes de son précieux temps en 93 jours pour s’asseoir avec Martine, Gabriel et Léo.

AU SERVICE DU DIABLE
Là il s’est levé et n’a même pas répondu à la question. Et pas même à la troisième reformulation de la même question par la chef de l’Opposition. Quelqu’un a dit que l’indifférence était la forme suprême du mépris. Eh bien Charest s’est montré sous son grand jour. L’adoption d’une loi spéciale va nous faire entrer dans une phase révolutionnaire où la rue risque d’être à feu et à sang. Il faut être inconscient et au service du diable comme il l’est, pour ne pas voir à quel niveau de dangerosité il expose la société. S’il est si véreux, c’est qu’il n’est plus le maître de la situation. Ses patrons s’appellent les banques.
QUI MÈNE AU QUÉBEC ?
D’une part vous avez la mafia de la construction. Et la Commission d’enquête sur la construction nous en apprendra de bien bonnes. Puis vous avez les banques qui elles, ne tiennent, mais absolument pas à ce qu’il y ait gel ou gratuité des frais de scolarité. Voyons donc. Où vont-elles faire leur fric, maintenant? Elles qui se frottent les mains devant les niveaux d’endettement chez les étudiants comme ce n’est pas permis. Les jeunes ont-ils le malheur de régler leurs mensualités en retard et voilà que ce sont de merveilleux frais d’intérêt qui viennent garnir les coffres de ces vampires du dollar qui ne veulent pas lâcher le cou des étudiants.
Les maîtres du Québec se nomment entre autres Desjardins, Scotia, RBC, Laurentienne, Banque Nationale, CIBC et tutti quanti. Charest est fidèle aux ordres reçus. Et c’est justement pourquoi la lutte étudiante n’en est pas qu’une, tournant autour des frais de scolarité. C’est une crise sociale pour dénoncer les liens incestueux entre la mafia, le gouvernement et les banques. Et dites donc, Jean Charest, comment allez-vous faire pour incarcérer 180 000 jeunes qui vont défier la loi spéciale? Allez-vous donner maintenant des contrats de construction de prisons à Tony Accurso et autres barons du béton?
Moi qui vais régulièrement au restaurant comme chroniqueur du domaine, j’entends régulièrement des chefs me dire à quel point les niveaux d’intolérance et d’allergies à toutes sortes de substances sont en hausse. Et vous savez quoi? Moi je pense que ce sont les OGM qui en sont la cause. On a tellement dénaturé génétiquement les fruits et légumes et quoi encore, que la nature se venge sur nos métabolismes.







C'est un pur feeling puisque fondé sur des impressions. Mais j'ai aussi le sentiment que le chanteur vieillit mal. Ça donne des propos amers comme sa déclaration.
Je n'ai pas du tout comme vous, apprécié la déclaration de Ferland. C'est un mépris total de ce que nous sommes.
Ferland n'en est plus à une niaiserie près.
Un que j'aimerais entendre parler par contre sur ce qui se passe socialement c'est le sage Gilles Vigneault.
Jean-Pierre Ferland que j'admire comme artiste m'a grandement déçue avec sa déclaration.
Pour une fois il a dit la phrase de trop. Il aurait intérêt à se la rouler dix fois avant de s'exprimer.
Je suis stupétaite d'entendre une telle déclaration de la part de Ferland. Mais il nous fait dessus carrément. Quel mépris, nous qui comme peuple l'avons adulé.
Jean-Pierre Ferland a dit une phrase malheureuse qui me peine beaucoup. Je crois que comme vous il vieillit mal. Il faudrait tout de même qu'il pense que lorsqu'il aura 80 ans le flirt ne sera plus son sport. Il faudra passer à autre chose.
Je trouve que les propos de Ferland sont très déplacés. Ce n'est pas à lui de commenter ce qui se passe et comme vous je me demande en quoi la réacton possible des torontois le dérange à ce point.
Je suis vexé d'un tel commentaire de mon chanteur favori. C'est assez triste. Ça vous a des airs de fins de carrière.
On peut bien critiquer M. Ferland, il a encore au moins une chose en lui, le courage de dire la vérité. On a vraiment l'air d'une bande de cons. Et de ne pas savoir les répercussions de ces agissements sur notre économie...vous me faites bien plaisir la M. Rolland!!!
J.P. Ferland a tout faux. Il ne sait même pas apprécier la valeur de l'engagement de ces jeunes.
Au contraire de M. Ferland je soutiens à plein la cause de la jeunesse qui s'en prennent aux banques qui contrôlent le gouvernement en place.
Je trouve personellement que pour un dollar par jour considérant tout ce que le gouvenement du Québec propose pour faciliter l'accès aux études, la démarche est allée trop loin et lorsque j'entends les syndicats et certains profs blâmer le gouvernement je me dis, j'ai bien hâte de voir les prochaines négociations avec le gouvernement et voir si tous ces gens là vont se soucier de la poche du ptit contribuable?
Quant à demander à Jean Charest d'agir comme un bon père de famille et dire qu'un père n'utilise pas la police lorsqu'il y a un conflit avec ses enfants, je dois répondre si l'enfant n'accepte pas son autorité, si l'enfant lui lance des roches et nuit à la paix des voisins il y a fort à parier que la police va s'en mêler.
Penelope
Et en passant se ne sont pas des «leaders étudiants», ils ne lead absolument rien! Ils ne font que rapporter les propos autorisés par leurs associations, avec certes une certaine verve et bon niveau de langage… La preuve en est que quand ils acceptent une entente… leurs associations la rejettent… À la limite ils sont bons pour jeter de l’huile sur le feu et encourager les étudiants à contester… Du moins pour la plus part
L'artiste est un citoyen, Il a une opinion et, souvent, on lui met un micro sous le nez pour qu'il la donne, cette opinion. Pourtant, la fonction de l'artiste est d'être compétent dans SON ART. Point! Il n'a pas à s'improviser sociologue ou biologiste. Malgré cela, il y aura toujours un quidam pour les utiliser quand ça fera son affaire. Ça ne vaut pas la peine d'en vouloir à Ferland pour ces propos qui n'ont pas plus de valeur que ceux de tout citoyen. et ce serait trop bête de bouder une COMPÉTENCE ARTISTIQUE IMPORTANTE pour la simple raison qu'on ne partage pas le même avis...
Lorsque le Québec fera son indépendance, est-ce qu'on va devoir enfouir la moitié de notre patrimoine culturel parce qu'on aura cloué au pilori les auteurs et artistes du clan perdant?
Les étudiants ont le mérite d'avoir égratigné le vernis qui enrobe le gouvernement Charest et a montré le mépris des petites gens qui se cache dessous son vernis démocratique.
Un jour, nous nous réveillerons de ce cauchemar et les personnes qui ont fait des commentaires négatifs à l'endroit des étudiants et des personnes qui les appuient vont se rendre compte de ce qu'ils ont fait et le regretteront.