Vendredi, 20 octobre 2017

ANECDOTES DE VOYAGE

 
Comme bien d’autres voyageurs à leur retour, j’ai beaucoup de choses à raconter. Je partage donc avec vous des anecdotes survenues lors de ma récente croisière en mer Méditerranée. Notre arrivée à Barcelone coïncidait avec la fête nationale des Catalans. Nous avons vu là-bas une multitude de gens déambulant dans les rues avec leur drapeau catalan à bout de bras. On pouvait facilement faire une comparaison avec le 24 juin au Québec durant les grandes périodes de militantisme nationaliste.
Les balcons décorés de drapeaux et de pancartes incitant à voter oui au référendum prévu pour le 1er octobre nous rappelaient aussi le Québec à la veille des référendums. La décision du gouvernement espagnol d’empêcher la tenue de ce référendum aura été moins élégante que le rassemblement monstre des forces du non à Montréal pour dire aux Québécois : « on vous aime et on veut vous garder au sein du Canada ». Reste à voir les conséquences.
Sur le bateau, nous faisions partie d’une société multinationale où il était parfois difficile de savoir quelle langue parlaient nos voisins de table. Comme David Bouchard dans « Bon cop, bad cop 2 », on m’a demandé si je parlais suédois.
C’était les Nations Unies pour un séjour agréable agrémenté de repas copieux et délicieux. À ma connaissance, seule une grosse texane blonde s’est plainte des repas. Elle s’ennuyait d’une autre compagnie maritime qui offrait des « hamburgers fabuleux », un soir où nous avions un choix entre l’agneau, le saumon, le porc, les pâtes alimentaires, un rôti de bœuf ou un plat de légumes gratinés.
Un soir où le personnel prétextant une erreur à la cuisine m’avait apporté deux entrées de pétoncles et deux queux de homards comme plat principal, mon sympathique voisin californien a commandé trois desserts. Pour ne pas le laisser manger seul après nos convives australiennes, j’ai commandé avec ma crème brûlée, un dessert aux trois chocolats. Pas que je sois gourmand, seulement par solidarité, croyez-moi.
À Marseille, des jeunes Arabes regroupés près du souk ont remarqué le drapeau canadien sur mon sac à dos et m’ont demandé des cigarettes. Je me suis comporté comme si je ne les avais pas entendus parce que je ne voulais pas avoir à leur expliquer que dorénavant, les Canadiens ne fument plus de cigarettes, mais du pot légalisé par notre « beau Justin ».
C’est d’ailleurs la caractéristique retenue par les gens rencontrés qui se sont adressés à nous. Ils ne se souvenaient pas du nom de notre premier ministre, mais ils disaient qu’il est « beau ».
À Cannes, tout tourne autour des grands de ce monde qui foulent la croisette ou amarrent leurs somptueux bateaux. Habitués de vendre aux vedettes du cinéma, les marchands offrent des produits de grande qualité hors de prix. Les seuls commerces qui offrent des souvenirs à des prix abordables n’offrent malheureusement que de la pacotille.
Mon petit-fils qui joue au pirate et rêve de se déguiser en pirate pour l’Halloween ne saura jamais que son grand-père a été détroussé par de vrais pirates pour prouver qu’il lui a acheté un souvenir de Cannes. Son t-shirt m’a coûté plus cher que je n’ai jamais payé pour en acheter un pour moi-même.
Pise valait aussi l’arrêt pour sa tour penchée qui ne mérite pas des travaux de redressement. Les touristes n’auraient alors plus aucun intérêt à visiter cette ville.
C’est toujours surprenant de ne pas voir de stations-service lorsque nous circulons dans les villes européennes. Elles ne sont pas aussi omniprésentes que cheznous. Petite consolation pour les consommateurs québécois qui ont souvent l’impression d’être arnaqués par les pétrolières, entre Livourne et Pise, j’ai vu une le prix de l’essence affiché à 1.46 euro. Ce serait plus de 2 dollars le litre pour nous.
Ma visite à Rome a commencé en triomphe puisque j’ai voulu réparer l’injustice que fait vivre Gary Bettman aux amateurs de hockey en refusant le retour des Nordiques à Québec pour développer la Ligue Nationale au sud des États-Unis. J’ai donc ramené les Nordiques au Colisée.
Comme mon séjour à Rome a été marqué par le vol de mon porte-monnaie, j’en retiens que c’est une belle ville où il y a une multitude de touristes. Pour paraphraser César, j’ai conclu ma visite en disant : « Je suis venu, j’ai vu, je ne reviendrai plus ».
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