Vendredi, 23 décembre 2016

CONTE DE NOËL 2016

Joseph avait quitté avec sa femme Marie son village natal depuis quelques jours sur ordre du dirigeant de leur pays, Dassa. Ils devaient se rendre à la grande ville la plus proche, Pela pour s’y enregistrer.

 

Alors qu’ils marchaient depuis quatre jours, ils virent au-dessus de leurs têtes des avions volant sens contraire à leur direction, arborant en rouge le marteau et la faucille. Plus tard, ils entendirent un bruit sourd et en retournant, virent de gros nuages leur indiquant que leur village s’était envolé en fumée. L’allié de Dassa, Fritz Sauce avait envoyé ses troupes détruire le village de la tribu dont faisaient partie Marie et Joseph.

Ils étaient dorénavant des migrants à la recherche de la sécurité et d’un nouveau toit. Leur marche était cependant retardée par l’état de Marie dont la grossesse était devenue évidente tout récemment. À cause de la fatigue, ils durent s’arrêter dans un camp de réfugiés avant de poursuivre leur route vers l’inconnu.

Pendant ce temps-là, à l’autre bout du monde, le bon Thomas Mulcair qui prend graduellement ses distances de la vie publique vous invite à lire avec lui à voix haute ce résumé de la petite histoire locale de la vie de tous les jours.

Vous entendez cet homme élégant à la voix perçante. Laurent vous raconte comment il Les-sard du trouble, ses amis. Et l’autre (Jean-Marc), près du Four-nier toute évidence et accuser ses voisins d’en face de toutes les calamités. Vous qui Li-sée assis près d’un Tru-d’eau, avez-vous vu, le Cou-illard viré tout d’un coup quand il a entendu Le-gault donné aux mages identifiés comme « Forever Gentlemen », des rois de la scène, partant en tournée pour chanter les louanges de l’Enfant-Dieu.

Il y avait Melchior, un Ga-Rou, Balthazar, noir comme Corneille et Gaspard originaire d’un coin de pays où le Roch Voisine la mer, son inspiration pour fredonner la mélancolie à sa belle, Hélène.

Leur tournée mondiale les amène dans plusieurs grandes villes et sur des scènes mondialement reconnues. Cependant, par solidarité, ils acceptent d’aller chanter bénévolement dans un camp de migrants réfugiés dans l’attente de l’ouverture d’esprit des populations de pays libres et dotés de ressources pour les accueillir.

Ils ont apporté leurs présents pour l’Enfant-Dieu. Du lard qu’ils partagent avec leurs hôtes qui, à leur tour, doivent faire preuve d’ouverture d’esprit en mettant de côté leurs croyances pour satisfaire leur appétit. Ils font aussi brûler un peu d’encens pour modifier les odeurs dégagées par cette foule privée d’hygiène depuis trop longtemps. Et ils acceptent d’être eux-mêmes le point de mire pendant un moment pour donner un peu de répit aux migrants depuis trop longtemps dans la mire de leurs détracteurs.

Quel Enfant-Dieu naîtra le jour venu en 2016? Nous ne le savons pas, mais il est à souhaiter qu’il soit accueilli dans une terre d’adoption le temps que les autorités mondiales règlent le problème dans le pays d’origine de Marie et Joseph qui auront alors le choix de rester dans leur nouveau lieu de résidence ou bien de retourner chez eux pour bâtir un monde meilleur.

Que la paix soit avec nous!
ok