Vendredi, 14 juillet 2017

INSTITUT DE FORMATION DES IMAMS

Depuis le temps que l’on suggère à la communauté musulmane du Québec de dire haut et fort qu’elle n’approuve pas la violence utilisée par les djihadistes pour faire valoir leurs opinions, quelques voix se sont élevées par-ci par-là.

 

Il y a bien eu un regroupement de leaders de la communauté musulmane à Québec pour faire valoir leur position pacifique à la suite des événements malheureux survenus à la mosquée de Québec. Cependant, il arrive encore que l’on entende parler d’imams moins tolérants qui dérangent et tentent de promouvoir ici au Québec des positions extrêmes distançant leur communauté du reste de la population québécoise, qu’elle soit musulmane ou non.

Ceci a amené un de mes amis à me faire remarquer que l’on peut croire que n’importe qui peut arriver ici au Québec et se déclarer imam pour ensuite chercher un local et s’annoncer guide de la prière. Nous nous sommes alors demandé pourquoi la religion musulmane pouvait ainsi être prêchée par n’importe quelle personne interprétant le Coran à sa façon.

Chez les catholiques, une longue formation universitaire est nécessaire pour devenir prêtre. Pourquoi n’y aurait-il pas un Institut de formation des imams? Pourquoi le Québec ne pourrait-il pas exiger que les imams modérés déjà établis au Québec et reconnus pour leur intégration pacifique à la société québécoise mettent sur pied une formation nécessaire pour obtenir l’accréditation permettant d’exercer comme imam au Québec?

L’Islam aurait avantage à être prêché par des imams formés par des gens expérimentés et reconnus par leurs pairs plutôt que par des gens qui se présentent comme imams parce qu’ils ont des opinions qu’ils sont prêts à défendre, même au détriment dela société québécoise qui les accueille ici.

Qu’ils soient intégristes ou non, ce serait un moyen d’éviter d’entacher l’image de la communauté musulmane. Cette communauté très importante en nombre ici et très visible par sa façon de se vêtir ou de se comporter a besoin de se faire remarquer différemment des intégristes ou des djihadistes dont les médias parlent ou montrent des images peu louangeuses lors d’événements violents ailleurs dans le monde.

Les ordres professionnels ont des règles que doivent respecter les médecins ouinfirmières pour avoir le droit de soigner nos corps. Les acupuncteurs ont aussi des règles à appliquer après avoir suivi une formation reconnue avant de nous soigner. Pourquoi les imams n’auraient-ils pas eux aussi une formation préalable obligatoire à suivre et des règles à respecter avant de prétendre soigner les âmes des fidèles qu’ils regroupent?

Une fois une telle formation en place pour les imams, notre société pourrait considérer d’instaurer les mêmes types de règles pour les différentes sectes ou religions alternatives qui prolifèrent actuellement au Québec. Il faut attribuer ici comme signification au mot alternative, autre ou complémentaire, et ne pas confondre avec fausse, comme les vérités alternatives présentées par le président américain et défendues par son entourage.

Tous les imams ayant réussi la formation dans des Collèges reconnus par le Québec seraient automatiquement accrédités. De cette façon, ils n’auraient pas de difficultés à trouver un local pour s’établir le lieu de rassemblement de leurs fidèles.

Les dirigeants des autres religions ou sectes seraient astreints aux mêmes règles pour obtenir le droit de rassemblement dans leurs locaux. Ainsi, nous serions assurés d’un certain code d’éthique appliqué dans les réunions religieuses. Pas de formation reconnue, pas de local disponible.
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