Dimanche, 14 septembre 2014

TECHNOLOGIQUEMENT OU STRATÉGIQUEMENT?

Apple, une entreprise qui définit le futur en inventant de nouveaux outils technologiques, a annoncé cette semaine la mise en marché d’un téléphone encore plus performant et d’une montre intelligente.

 
Deux questions se posent : qui a besoin de cela? Est-ce que ce sont des jouets ou bien des outils pour être plus efficace dans la vie professionnelle et en accomplir plus dans sa vie personnelle? Les adeptes d’Apple qui se comportent comme les membres d’une secte verront toutes sortes de raison pour se procurer et utiliser ces produits. D’autres voudront montrer à leur entourage qu’ils sont à la page en utilisant les derniers outils mis à leur disposition. Cependant, il y a un risque que ces utilisateurs soient accaparés par leurs nouvelles bebelles pendant les heures de travail et n’accomplissent pas tout ce qui est attendu d’eux par leurs employeurs.

S’il est vrai que nous sommes à l’ère de l’information que les connaissances sont le pouvoir, il faut être capable d’identifier quelles connaissances sont nécessaires et lesquelles ne sont qu’accessoires. Or, la technologie rend accessibles tellement d’informations qu’il peut être compliqué de distinguer ce qui est important ou utile de ce qu’il est agréable de connaître. D’où le risque de perdre beaucoup de temps en utilisant continuellement la technologie.



Bob Dylan disait qu’une personne a du succès si elle a fait ce qu’elle voulait faire entre le lever le matin et le coucher le soir. Or, en voulant gagner du temps, il arrive que des gens perdent leur temps parce que les outils technologiques ouvrent tellement de portes ou de fenêtres sur des informations complémentaires, qu’ils perdent de vue leur objectif principal.

L’employeur a beau avoir pris toutes les précautions imaginables au moment de l’embauche, le travail ne sera pas accompli ou bien pas au moment voulu ou comme demandé si l’employé oublie son rôle, ce que l’on attend de lui ou s’il ne tient pas ses engagements en ne se comportant pas de façon exemplaire comme il avait laissé entendre lors de son recrutement.

C’est pourquoi on entend parfois dire : « Si vous voulez que quelque chose soit fait et bien fait, demandez-le à des gens très occupés. Les autres n’ont pas le temps ». Combien de fois avez-vous entendu des gens répondre à une demande d’aide en répondant simplement : « Je n’ai pas le temps »? Est-ce qu’ils voulaient simplement exprimer qu’ils ne prendront pas le temps ou bien qu’ils n’effectueront pas le travail demandé par manque d’intérêt ou à cause de leur choix de priorités?



Ceci explique que l’on dit souvent que le temps file, malgré le fait que beaucoup des gens prennent leur temps ou fonctionnent au ralenti. À ce sujet, George Washington Carver, un inventeur disait que 99 % des échecs découlent de l’attitude d’individus qui se trouvent des excuses. Or, Mark Twain ajoutait que l’on peut avoir mille excuses sans avoir une bonne raison de ne pas avoir exécuté correctement ce qui était attendu de nous.

Les employeurs recherchent normalement avant tout quelqu’un qui est bien organisé, ponctuel, dédié à son travail, respectueux des règles établies et des échéanciers fixés, en bref, un employé qui se concentrera sur le travail à accomplir. Mais les employeurs vont confirmer que la majorité des employés remerciés le sont pour des questions d’attitudes et non d’aptitudes. Lors du recrutement, on s’est assuré que la personne avait les connaissances techniques requises et qu’elle pouvait utiliser efficacement les outils technologiques, mais on a parfois oublié ou l’on n’a pas réussi à vérifier le comportement de la personne au travail. Comment savoir s’il sera constamment occupé avec ses outils technologiques sans savoir s’il travaille ou s’amuse?



Or le constat final peut s’avérer catastrophique, un paquet de promesses non tenues, il connaît bien son travail, mais il est constamment bourru et agressif avec son entourage, sans raison apparente. Bref, il n’est pas parlable, c’est un ours en cage qui ne veut pas être dérangé par ses collègues. L’entreprise ne peut donc pas le garder en poste.

Force est de constater que nous vivons à une époque de changements. Mon grand-père avait une ferme, mon père, un jardin, moi, j’ai un ouvre-boîte et ma fille passe ses commandes sur Internet. Les outils technologiques ont leur raison d’être et leur utilité, mais l’usage abusif peut nous faire dévier de l’atteinte de nos objectifs. D’où la nécessité de bien réfléchir avant d’agir, en choisissant stratégiquement les moyens à utiliser pour arriver à nos fins.

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