Lundi, 12 janvier 2015

ALERTE NOS TESTICULES SONT MENACÉS

Une pétition circule en ce moment à Toronto où des hommes réclament que dans les transports publics on puisse écarter les jambes à loisir. Question de protéger nos couilles, trop sensibles selon eux.

 
J’avoue que c’est un dossier brûlant dont je n’avais pas mesuré l’importance. Maintenant qu’il est porté à ma connaissance et à la vôtre, j’estime qu’il faut le prendre très au sérieux et en priorité, même. D’abord, j’ai failli commettre une erreur impardonnable en croyant que le mot testicule était au féminin, une testicule. Ouf, c’est bien masculin. Le contraire eut été d’ailleurs un comble. Le lexicographe a eu au moins l’intelligence de laisser au genre masculin ces réservoirs si précieux et si délicats au toucher.



Si à Toronto on s’inquiète, c’est qu’à New York on a entrepris une campagne de sensibilisation, pour le moment non réglementée, qui invite les usagers mâles à refermer les jambes par respect de l’espace d’autrui. C’est certain que j’ai toujours trouvé choquant de voir un homme les jambes toutes grandes ouvertes, comme si le voisin n’existait pas.

REFROIDIR LES GONADES

Mais maintenant, je vois les choses autrement, puisque des hommes se soucient de nous démontrer que des cuisses continuellement fermées peuvent faire augmenter la chaleur des gonades et contribuer à diminuer le taux de fertilité. Je sais qu’il y a des taux d’infertilité inquiétants à ce propos chez les hommes. J’en suis le premier concerné, car il y a des années de cela j’avais tenté de me constituer tout un pécule en tentant de vendre mon sperme au département de fertilité de l’hôpital Saint-Luc. Je me suis dit que cette matière précieuse allait enfin assurer ma fortune. On m’avait invité à me rendre dans une petite pièce où se trouvait une chaise et de vieux Playboy des années 70 pour stimuler l’animal en moi. Ma carrière de « Starbuck », surnom d’un célèbre bœuf reproducteur, s’est arrêtée là, car ma semence séminale plongée dans l’azote n’avait pas résisté à l’examen. Est-ce parce que je garde les cuisses perpétuellement fermées?



ON S’AMUSE ENTRE HOMMES TOUT EN N’ÉTANT PAS GAIS

Je suis ravi de voir que des hommes se soucient à ce point de leur organe. C’est vraiment du nouveau. C’est vrai qu’il n’y a pas seulement les gais qui les portent aux nues, mais bien des hétéros qui prennent plaisir à s’amuser entre eux tout en ne se considérant pas gais, comme dans le film qui sort sur les écrans, « My husband is not gay » dans lequel des hommes mariés avouent avoir de petits écarts avec des hommes, tout en réussissant à ne pas se considérer comme homosexuels. Il faut le faire. Faut vraiment être Américain et fêlé du coco pour en arriver à de tels raisonnements. On a beaucoup de misère là-bas avec l’usage des couilles.

DES COCHONS D’INDE AU LIEU DES COUILLES


Et  demeurons dans le registre des couilles, avec cette publicité que vous voyez en ce moment au petit écran et qui vise à la protection du cancer des testicules. Narrée par Charles Tisseyre sur le ton qu’il prend à Découvertes, on a tellement la frousse de montrer une belle paire de testicules charnues qu’on utilise en lieu et place des cochons d’Inde! C’est pissant de rire mais en même tempsm tellement débile. Quand il est question de la prévention du cancer du seinm on a souvent vu des démonstrations de la méthode pour s’auto-ausculter les protubérances mammaires. Et ça n’a rien de sexuel. Mais montrer des couilles, absolument pas. On préfère les cochons d’Inde. Mais moi je sais pourquoi. C’est qu’à la différence, nos testicules sont surmontés d’un « engin » très subversif qui s’appelle la quéquette. Et ça, aux grands dieux, on ne montrera pas à la télévision, de peur que l’auditoire ne s’évanouisse.



À la STM, je pense que nous n’en arriverons pas à une campagne de promotion des jambes serrées, car le président de la société de transport, Philippe Schnob, ouvertement gai, doit certainement être pro jambes ouvertes. Et c’est pourquoi je lui témoigne à l’avance de ma reconnaissance. Et si par contre vous trouvez inconfortable qu’un homme empiète votre espace vital, je vous livre un truc personnel, Messieurs. Il s’agit alors de frotter intentionnellement votre cuisse sur celle qui vous frôle. Vous allez voir qu’il va la ramener bien vite dans le bon angle.  

LES OPINIONS EXPRIMÉES SONT CELLES DE L’AUTEUR ET NE REFLÈTENT PAS NÉCESSAIREMENT CELLES DU PORTAIL DU GRAND MONTRÉAL LAMETROPOLE.COM

VITE L’ÉGLISE AUX FEMMES
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