Un embarrassant scandale impliquant des prostituées et des agents des services secrets américains a pris de l'ampleur, samedi.
Le Service secret dit avoir placé 11 employés en congé pour des raisons administratives en lien avec des actes répréhensibles survenus à leur hôtel avant l'arrivée du président en Colombie, vendredi. Le directeur adjoint de l'agence a indiqué que les employés visés étaient des agents spéciaux et des agents de la division en uniforme. Aucun d'entre eux n'était directement responsable de la sécurité de M. Obama. L'agence n'a pas divulgué la nature des allégations. L'Associated Press a confirmé que les comportements en question avaient impliqué des prostituées. Le Service secret a d'ailleurs dit regretter toute distraction causée par la situation pendant le Sommet des Amériques.

Un autre coup dur est survenu samedi lorsque le U.S. Southern Command a fait savoir que cinq militaires assignés au soutien du Service secret avaient violé leur couvre-feu et auraient pu adopter des comportements inappropriés. Les militaires sont demeurés en Colombie, confinés à leurs chambres, et ont reçu l'ordre de ne pas contacter leurs collègues. Selon le porte-parole de la Maison-Blanche, Jay Carney, le tout fait partie du même incident impliquant le Service secret. Mises ensemble, les allégations sont embarrassantes pour un président américain en visite diplomatique, et menacent de faire capoter les efforts de la Maison-Blanche visant à lier le voyage présidentiel au désir d'accroître les relations économiques avec une Amérique Latine en forte croissance.
Le Service secret et l'armée font enquête pour tirer les choses au clair. Un employé de l'hôtel, s'exprimant sous le couvert de l'anonymat, a expliqué que les agents étaient arrivés sur place il y a une semaine et qu'ils étaient repartis jeudi, la veille de l'arrivée de M. Obama et d'autres leaders régionaux en prévision du sommet de la fin de semaine. Trois serveurs interviewés par l'Associated Press à l'hôtel ont raconté que les agents avaient beacoup bu lors de leur séjour. La directrice des relations publiques de l'hôtel, Ana Beatriz Angel, a refusé de commenter l'incident, puisqu'il "concerne seulement et exclusivement le gouvernement américain", a-t-elle dit.






