Vendredi, 22 juin 2012

GÉRER UNE PROSPÉRITÉ DURABLE

Quarante ans après la Conférence internationale de Stockholm sur l’environnement en 1972, vingt ans après la Conférence internationale de Rio sur l’environnement et le développement en 1992, et dix ans après le Sommet mondial du développement durable à Johannesburg en 2002, la Conférence internationale « Rio + 20 » se tient à Rio au Brésil du 20 au 22 juin 2012.

 

Malheureusement, les attentes pour une véritable mobilisation internationale sont basses.  D’ailleurs, ni le premier ministre Harper, ni le président Obama n’y participeront. Dans les faits, l’un des rares chefs d’État à être présent est le nouveau président français, le socialiste François Hollande. Pourtant, il est essentiel d'agir pour remédier à la dégradation de l’environnement et aux effets néfastes du changement climatique. Le temps presse car les manifestations extrêmes du climat que nous avons connues dans les dernières années,

et qui continuent de s’intensifier, démontrent que nous serons tous touchés par cette situation dramatique. Or, les solutions que les pays envisagent de mettre en place nous affecterons pour des générations à venir. La science prouve que l’activité humaine est l’une des principales causes de la destruction écologique. Elle estime que 25% de toutes les espèces animales pourraient disparaître d’ici 2025, que le niveau des mers va s’élever, que les rendements agricoles vont diminuer dans beaucoup de régions, et plus encore.   Tout ceci aura des répercussions importantes sur la santé des êtres humains.

Il est clair que notre vision purement économique du monde doit céder la place à une façon plus créative de générer de la prospérité collective. Nous devons développer des technologies plus propres, changer profondément nos pratiques d’entreprise et nos habitudes de consommateurs. Pour ce faire, les leaders d’aujourd’hui auraient avantage à connaître les deux formes de gestion que le Harvard Business School appelle la Théorie E et la Théorie O

  • Économique, la théorie E repose sur l’extraction maximale de la valeur d’une opération au bénéfice des actionnaires et pousse à une course insensée pour la dernière ressource. Le style de leadership est directif et vertical; le contrôle est sévère et l’optique purement financière incite à la réduction des coûts, recherchant la plus grande valeur possible de ses actions. Ce modèle économique a des objectifs purement quantitatifs et ses stratégies « gagnant /perdant » négligent le processus au bénéfice des résultats, nonobstant leurs impacts négatifs.  Pourtant, que dire des sommes mirobolantes que les compagnies d'assurance adeptes de cette théorie paieront en réclamations dûes à des désastres dits naturels cette année...
  • Organique, la théorie O  favorise la croissance des habiletés de l’entreprise pour performer dans le marché en ajoutant une valeur à l’organisation tout en tenant compte des volets environnementaux, économiques et humains.  Par exemple, les modes de gestion dérivant de cette théorie encouragent une vision créative, des structures adaptables, des équipes puissantes et une grande flexibilité. Éducative, innovatrice et financière, cette perspective organique se traduit par un investissement dans le capital créatif des ressources humaines.

Or, sachant que notre survie collective passe par une écologie en santé et un environnement de qualité, la sagesse de la théorie O est évidente : Protéger la matrice qui nous nourrit.

Le seul chercheur au monde qui parcourt les jungles en fauteuil roulant, Lawrence prononce des conférences multimédias, anime des ateliers et événements de formation et agit comme accompagnateur stratégique auprès des leaders.  Il guide des aventures éducatives dans les jungles du Costa Rica.

Source : LaMetropole.com

LAWRENCE POOLE

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