Lundi, 10 février 2014

COMMENT SE BATTRE SOI-MÊME

 



Avez-vous déjà été complètement figé par l’émotion? La peur? L’influx d‘adrénaline provoqué par la rage ou la colère? L’angoisse ou la perte de confiance soudaine en vos moyens? Ou tout simplement… pour aucune raison en particulier?

C’est déjà si difficile de réussir sa vie, réaliser ses rêves et se réaliser soi-même, pourquoi quelqu’un choisirait donc – consciemment ou inconsciemment – de se battre soi-même? Est-ce même possible?

Oui, c’est possible. Et il ne s’agit pas ici d’auto-sabotage. La différence entre se saboter et se battre soi-même est subtile mais l’exemple qui suit vous donnera une idée de la nuance que j’invoque. Vous choisissez de vous inscrire à un concours de château de sable sur la plage  et vous ratez la période des inscriptions. C’est du sabotage. Après inscription, vous participez et tout à coup – intentionnellement ou non – vous vous écrasez dedans. Encore de l’auto-sabotage! Par contre, se présenter à la plage pour la fameuse compétition et demeurer totalement figé par la peur ou quelque autre raison (paralysé physiquement et/ou mentalement) serait de se « battre soi-même ». Ne pas avoir le courage de s’y inscrire – surtout sachant que nous en avons les talents et habiletés – serait aussi de cette catégorie. Ce que certains d’entre vous ont vu le 16 janvier dernier lors du combat de boxe entre Lucian Bute et Jean Pascal en est un exemple. Bute s’est battu lui-même.

Afin de comprendre comment « se battre soi-même », je vous propose quelques trucs pour éviter de le faire. Vous ferez ainsi d’une pierre deux coups. Alors, comment éviter de figer, tourner en rond, rencontrer les mauvaises personnes, répéter les mêmes scénarios, piétiner, jouer au ping-pong avec son ombre, fuir…



1-Se connaitre soi-même – Impossible de développer, changer ou maitriser quelque chose que l’on ne connait pas. Apprendre à se connaître se veut aussi une forme de blindage contre les foudres et élans de notre ego - très mauvais conseiller. Quand on sait où sont nos (nouvelles) limites, il existe certains combats que l’on ne prend pas.

2-Aimer ce que l’on est – On ne détruit pas quelque chose que l’on aime.

3-Admettre sa situation – Vivre dans le déni c’est comme courir les yeux bandés. C’est un geste d’amour envers soi que de s’avouer en état d’incapacité ou diminué.

4-Investiguer s’il s’agit d’une maladie – Qu’il s’agisse d’une maladie mentale ou d’une autre condition médicale, seuls les experts peuvent déterminer si notre condition est pathologique.

5-Se projeter dans le rôle de « l’observateur » - Les plus grands maîtres spirituels font souvent mention de ce fameux « observateur », c’est-à-dire une dimension de soi qui garde l’œil sur nos comportements, nos états d’être. Et ce dernier devient notre meilleur maître et guide.

6-Revisiter son subconscient et ses liens transgénérationnels – Le grand psychanalyste Carl Jung l’a soulevé, mais c’est Anne Ancelin Schützenberger qui en fut la véritable missionnaire : « nous sommes un maillon dans la chaîne des générations et nous avons parfois, curieusement, à « payer les dettes » du passé de nos aïeux ». Eh oui, nous peut-être à répéter des événements douloureux de nos ancêtres, par simple « loyauté invisible »!

"Les morts sont des invisibles, ils ne sont pas des absents." -SAINT AUGUSTIN



7-Renaître de soi-même – À un moment donné, on ne peut plus réparer la maison ou chercher qui l’a construite et pourquoi. Tout ce qu’il reste à faire c’est de « toucher le fond », démolir et reconstruire. C’est le chercheur et essayiste français Albert Jacquard qui disait à son tour que nous n’avons pas à être absolument nés de nos parents – « Nous pouvons naître de soi-même ». Tout l’espoir du monde gît ici.

8-Faire appel à son « super conscient » - Oui la volonté (conscience) est importante dans toute démarche de transformation. Mais c’est à peine 5% de notre force. Reconditionner notre subconscient (ombre) est aussi très puissant, bien entendu. Mais Jung, dont ici réside la marque de commerce, au grand dam de Freud son maître, a fait naître le concept de « super conscience » (ou puissance supérieure). Puisque selon ce scientifique, à un certain point, notre transformation n’est possible qu’en soulevant notre problème à un niveau super-ieur.

MARC ANDRÉ MOREL


POUR TERMINER L’ANNÉE 2014 EN BEAUTÉ !


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